Réflexions de correspondances

Stop aux clopes vous offre une nouvelle rubrique.

Vous qui cherchez l'âme sœur, voici une aide précieuse avant de rédiger une réponse aux nombreux courriers que vous allez recevoir. La plupart des individus passent par les journaux locaux pour rechercher un (e) futur (e) compagne (ont). À travers (ces lettres et réponses) diffusées gratuitement sur le site de stop aux clopes.com, vous allez pouvoir prendre en compte les différentes appréciations faites par l'auteur (e) ET PEUT-ÊTRE VOUS EN INSPIRER.

Toutes les lettres et leurs commentaires numérotés de 01 à 66 sont à retrouver sur le blog partie (L'annexe de stop aux clopes. com)

À vos plumes et bonne chance pour l'Avenir ! 

  • En souvenir d' Armelle

     

    Divers chemins, propre à chacun, nous mènent un jour à poser

    innocemment les yeux sur une petite annonce de rencontre,

    dans le journal gratuit du coin, ou autre.

     

    Avant de passer à l'explication complète des auteur(e)s, il me semble indispensable de vous dévoiler un extrait du livre stop aux clopes/balade provençale dont le sous-titre est : Moi et mes foutues addictions.

    Extrait des page 83/85

    Je ne pouvais pas vous parler du « guide du loto » et faire l’impasse sur un autre livre qui me tient à cœur. Les deux maquettes en page 75 et 76 vous font découvrir une plaque publicitaire en deux parties. La première sur le guide du loto, et la deuxième sur le « cadeau » offert pour l’achat du guide !

    Ce livre en cadeau traite des petites annonces que l’on trouvait à l’époque sur les journaux de la région ou du Chasseur Français par exemple (avant la percée fulgurante des ordinateurs de salons début des années 2000)

    À cette même époque il fallait, pour trouver l’âme sœur, répondre aux petites annonces. Eh, je dois reconnaître, que je suis passé par là pour rencontrer celle qui partagera deux années de ma vie !

    La belle était pianiste, et j’avais répondu à son annonce. Son temps libre, elle le passait sur son piano. Elle utilisait donc ses mains et plus particulièrement ses doigts pour jouer de la musique. Moi je joue du « pipeau » et j’utilise aussi mes doigts, mais sur le clavier (azerty) de mon ordinateur. J’ai vécu avec ma belle, elle au piano, moi au pipo (pour le phonétique) !

     Vous allez comprendre !

    À force d’entendre jouer du George Gershwin,* et plus particulièrement un morceau de musique répété à maintes reprises, même si c’est magnifique, à un moment les nerfs commencent à se dilater, bonjour la fin de soirée…

             C’est donc naturellement que j’ai proposé à la belle de troquer ses touches nacrées contre les touches azerty de l’ordinateur de son fils. Ceci pour la bonne cause ! D’une part je pouvais terminer mon guide du loto et d’autre part je l’initiais à la création d’une bible, où elle devait mêler l’art des accords (non musicaux certes) mais amoureux.

    Avant, il lui fallait réunir tous les courriers qu’elle avait reçus en réponse à son annonce, les lire et les relire encore et encore afin de déceler les points faibles de tous ces hommes. En faire une synthèse, puis rédiger de petites critiques sympathiques.

     Vous allez me dire que vous ne connaissez-pas de critiques sympathiques ! Oui je l’avoue, mais le but de ce livre n’est pas de fâcher ces bonshommes. Mais de leur donner les bons atouts pour gagner la confiance de leurs lectrices.   

    Dès le début de l’aventure, les premières déconvenues tombaient. La belle avait jeté à la corbeille « qui se situe sous l’évier de la cuisine » et qui un peu plus tard se retrouve aux compacteurs,  tous les courriers qu’elle avait reçus de ses annonces passées !

    * « Pseudonyme de Jacob Gershowitz, est un compositeur américain, né le 26 septembre 1898 à Brooklyn et mort le 11 juillet 1937 à Los Angeles »

    Je précise sous l’évier, pourquoi à votre avis ? Parce que la corbeille de l’ordinateur est récupérable contrairement à celle des éboueurs qui ne rendent pas les poubelles même si les offrandes des calendriers de fin d’année sont sympathiques !

    Les dés étaient jetés, il fallait de nouveau créer de nouvelles annonces « bidon » pour recevoir un courrier abondant d’hommes en détresse recherchant à tout prix une compagne.

    Entre nous soit-dit, j’adorais voir courir ses doigts sur les touches nacrées de son piano, mais j’avais l’impression qu’elle s’ennuyait terriblement avec ce fameux « Gershwin » d’où l’idée subtile de l’intéresser à la création de ce bouquin.

    En un mois nous avions fait le plein de réponses à sa nouvelle annonce ! Ma belle pianiste pouvait emprunter l’ordinateur de son fils pour s’exercer à la manœuvre délicate de rassembler les meilleures offres masculines afin de les trier par ordre ou désordre de pulsion féminine ! L’affaire était lancée, il ne restait plus qu’à superviser !

    Alors oui il fallait que je libère mon esprit pour pouvoir travailler et surtout pouvoir me concentrer sur mon propre bouquin !

    Voilà, eh bien disons que j’ai inventé et crée le concept (les réponses aux petites annonces) pour ne plus entendre ce cher George Gershwin mort à Los Angeles que j’ai fait mourir une deuxième fois au Clos de l’Astrucs en Provence !

    Fin de l'extrait de stop aux clopes.

    Début de l'annexe complète avec les 66 commentaires d'Armelle.

    Sur une idée original de tony FLEUVE-JASER. 

    Introduction,

    Au fil du temps, plus ou moins long, la perspective de répondre à une annonce qui changerait le cours de la vie de chacun se dessine, puis apparaît à la conscience, pour finalement devenir impérieuse.

    Prendre un papier, un stylo. Ecrire, ne pas oublier la bonne référence, poster le tout, et le journal transmettra.

    Ça c’est la théorie, au moment même où l’on prend la décision de répondre ! La pratique, elle, en décide tout autrement, et commence ses caprices au moment où il faut choisir le bon stylo, un papier correct.

    Et puis, une fois trouvé le stylo qui ne fera pas de pâtés, qui ne coulera pas, qui aura la finesse désirée, qui aura assez d’encre pour noircir la lettre jusqu’au bout ; une fois trouvé le papier qui ne sera pas corné, taché, moisi, vient le grand blanc : QUE DIRE ?

    C’est un grand moment de solitude, comme dirait un humoriste célèbre. On repasse sa vie, on épluche son quotidien. On se trouve banal, sans éclat particulier, sans richesse exceptionnelle, voire même franchement fauché, terne, creux, seul.

    On ne va tout de même pas écrire qu’on se lève le matin pour travailler uniquement (ou presque) pour rembourser les crédits engendrés pour trois ans, qu’on est crevé le soir, que l’on regarde des âneries à la télé, le dimanche après-midi, et que pour couronner le tout on se couche tout seul, dans un grand lit qui n’est fait qu’une fois par mois.

    Alors, on peut éviter les problèmes et répondre n’importe quoi, comme on lance au hasard un appel en pleine montagne, où seul l’écho répondra. On peut choisir aussi de mettre toutes les chances de son côté, certes, le bon stylo, le bon papier, pas de fautes ni de ratures, mais écrire l’essentiel, notre profondeur, nos entrailles, notre amour ! Se poser la question : comment sera comprise ma lettre ? Qu’est ce qui fera qu’elle sera choisie plutôt qu’une autre ?

    Par cet ouvrage, j’ai souhaité indiquer aux hommes qui répondent à une petite annonce de rencontre sérieuse, la façon dont une femme peut interpréter leur lettre.

    Je n’ai nullement la prétention de leur indiquer la meilleure façon, la meilleure lettre, les meilleurs mots, les meilleures idées requises à la rédaction d’un courrier leur assurant un premier contact.

    C’est à la lecture de vos lettres, Messieurs, que je me suis aperçue que la plupart des hommes ignoraient totalement que leur précieuse missive ne serait qu’une parmi tant d’autres, que les femmes n’étaient pas à la recherche d’une adresse faute de rien.

    Les femmes ont autant de contacts qu’elles le veulent, dans la rue, au travail, aux courses ou dans n’importe quelle administration, bref dès qu’elles sortent de chez elles, elles n’ont qu’à sourire ou répondre aux multiples regards, plaisanteries ou discutions en tout genre pour trouver « un homme à tout prix », un homme à bas prix.

    La femme qui a passé une petite annonce n’est pas du tout dans l’esprit de ces rencontres de hasard, au contraire elle cherche quelqu’un sur mesure.

    En passant une petite annonce, elle s’attend à recevoir des lettres lui peignant la vie de leurs expéditeurs, la profondeur personnelle de chacun, tout ce qui se trouve chez un homme qui devient vulnérable lorsqu’il se veut sincère face à l’amour. Rien à voir avec des rencontres de hasard.

    Or, quel ne fut pas mon étonnement lorsque j’ai découvert bon nombre de lettres répondant à côté de la question, disant entre les lignes : « Bonjour, personne ne m’accoste dans la rue, vous non plus, alors emballez c’est pesé, marions-nous » Chacun étant persuadé qu’il est unique à répondre, et que sa lettre sera reçue comme un don du ciel.

    Personnellement, j’ai passé une petite annonce parce que le hasard m’a amené à vivre dans une région située à mille kilomètres de ma ville natale, et habitant une maison isolée du village. Je travaillais dans une minuscule société où mes quatre collègues hommes avaient des âges et des centres d’intérêt autres que les miens.

    J’étais donc seule avec mon fils.

    Je suis loin d’être un vilain boudin, mais n’aimant pas du tout les rencontres de hasard, je n’avais pas d’autre choix : rester seule ou « faire »les petites annonces. C’est en épluchant le journal de mon département que j’ai découvert qu’il existait une association (que j’appellerai ABC) qui pour une somme tout à fait modique et dérisoire, proposait de mentionner sur une liste mon prénom, mon âge, ma situation familiale, mon métier, et quelques adjectifs décrivant mon caractère. Et ce, mensuellement pendant six mois.

    Je n’avais rien à perdre, l’association faisait office de boîte aux lettres pour les réponses, donc ma sécurité était garantie ; je me suis inscrite.

    La façon dont était composée la ligne qui me concernait dépendait d’un petit questionnaire à remplir, du style « quels sont vos loisirs, comment vous décrivez-vous, etc. »

    Les dés étaient jetés, la liste était diffusée, et moi dedans.

    Parallèlement, voulant frapper fort, j’ai passé une petite annonce, toujours dans le journal de mon département. La petite annonce disait à peu près cela : « F. 35 ans, secrétaire, 1 enfant de 15 ans, cherche H de même âge pour union durable dans la bonne humeur »

    Rapidement, j’ai eu beaucoup de courrier. J’ai dû recevoir environ une centaine de lettres en tout, association et petite annonce confondues. Quelle stupeur devant ces lettres !

    Dans les premiers temps, je jetais les lettres qui ne me convenaient pas. Après, j’ai fini par tout garder, sans savoir pourquoi.

    Pour l’anecdote, les réactions des amis sont étonnantes : « comment Toi ? Mais comment est-ce possible que toi tu puisses passer une petite annonce ? Tu n’as pas besoin de ça ! »

    Au début, je ne comprenais pas ce qu’ils entendaient par-là. Par la suite, je me suis rendue compte que les gens pensaient que les petites annonces étaient exclusivement réservées aux laids, sales et méchants.

    Il faut se trouver dans une situation de désespoir et connaître la volonté de s’en sortir pour comprendre celui qui passe une petite annonce.

    C’est afin d’aider ceux qui répondent à une petite annonce que j’écris ce bouquin, je leur montre simplement comment une femme interprète les lettres qu’elle reçoit dans cette circonstance.

    Je précise que je respecte strictement la confidentialité : tous les prénoms, noms, adresse, département, références, villes, tailles, poids, signes particulier et autres sont systématiquement non identifiables.

    Je me risquerai à rappeler quelques conseils qui semblent relever du bon sens.

    Les lettres qui suivent n’ont pas été choisies dans un ordre particulier. Certaines auront peut-être plus de commentaires que d’autres, mais je ne peux pas souligner les mêmes erreurs partout, on s’en lasserait !

    Mais je tiens à préciser que je ne me moque aucunement de tous ces célibataires à la recherche d’une compagne, je comprends leur solitude, leurs difficultés. J’étais comme eux, moi aussi. Si vous êtes dans le cas précis de ce sujet, voyez comment votre éventuelle lettre pourrait être lu, prenez le temps de réfléchir, prenez des mois pour vous pencher sur vous-même.

    Bonne lecture, bonne réflexion, et … bonne chance !


    La découverte par la lecture de l'"Annexe" vous est offerte par Tony FLEUVE-JASER.

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    Méga ville le 16 01/2007

    Bonjour Armelle

    ABC m’a retransmis votre fiches et je serai heureux de faire votre connaissance je me présente, je m’appel Eric, j’ai 37 ans célibataire 1,69 mètre pour environ 70 kg, cheveux brun pas mal de gris mais il parait que cela me va fort bien, yeux bleu. Je suis chef de cuisine disont plutôt chef esclave c’est un métier à la con et assez dur. Il faut tout le temps bosser le weekend, jour de fêtes etc..

    Par contre j’ai toutes mes journées de libres j’ai un caractère assez compréhensif et calme, je suis sportif je fais de la muscu tous les jours et un peu de vélo quand j’ai le temps. J’aime les enfants et les animaux, j’ai un petit caniche très marrant et complètement dingo. J’aimerai rencontrer quelqu’un pour partager mes loisirs plage, montagne, resto, ciné etc… Surtout devenir ami et complice lui confier mes joies et mes peines et peut-être allez plus loin !

    Bon je crois que vous savez tout de moi dans l’espoir de vous lire très bientôt veuillez accepter mes sincères amitiés

    Commentaire N° 1

    Me voici recevant une lettre dont l’aspect général ne me plaît pas du tout ; écrire sur un papier petit format, les lettres de style « capitale » très grosses, des lignes pour guider l’écriture, elle-même imitant les caractères parfaits d’une machine à écrire, pas de mise en page ni d’aération par des marges et paragraphes.

    Cette présentation est absolument impersonnelle.

    Son propriétaire, jugeant son écriture peu présentable, s’est retranché derrière l’anonymat (lettres de style « capitale »), et là scolaire (les lignes). Il n’a donc pas l’habitude d’écrire.

    Mais cela prouve également qu’il a souhaité donner une bonne image.

    Bref, quelque chose me dit que le texte ne sera probablement pas flamboyant.

    Je commence donc la lecture.

    Des fautes de grammaire. Aïe !, Il vit son boulot très négativement, il ne serait pas un peu dépressif par hasard ?

    Voila qu’il devient grossier, (métier à la con) et je trouve que c’est d’un mauvais goût que de vouloir me séduire grâce à la familiarité !

    Il fait de la « muscu » tous les jours ? Encore une familiarité que d’abréger les mots. Il est donc très physique. Un peu de vélo quand il a le temps …

    J’arrête momentanément ma lecture et me demande où est la place d’une femme dans sa vie. Arrêterait-il sa « muscu »pour une femme ? Car il y a bien peu de femme qui se mettraient à la « muscu » pour être, envers et contre tout, avec leur compagnon.

    Continuerait-il de travailler la nuit, les weekends et les jours fériés, laissant une femme chez lui toujours seule et qui fatalement s’en irait un jour ? J’ai eu un moment de tristesse pour cet homme qui ne savait pas encore qu’il appréhenderait plus tard pas mal de concessions, de choix à faire peut-être douloureux, et dont rien ne laissait paraître qu’il s’en doutait, jusque-là.

    Je reprends ma lecture.

    Il aime les enfants et les animaux (voilà qu’on aborde enfin quelque chose d’essentiel), et les animaux ! ? ? ? Il met dans le même sac, dans la même phrase les enfants et les animaux ? ? ? Et voilà qu’il me parle de son chien qui, de surcroît est complètement débile ! Il a préféré le mot dingo, ça donne une connotation de gentil pardon. Alors là, c’en est trop, il est flagrant que pour lui les enfants et les animaux sont des jouets très « marrants ».

    Je tourne la page et un pâté attire mon œil. Il aurait dû recommencer sa lettre, et oui, rien que pour un pâté. Sa dernière phrase commence par « Bon » ; c’est encore familier, et de plus inutile. J’aime bien les sincères amitiés qu’il me demande d’accepter, le fait que je sois à la recherche de l’âme sœur, comme lui, nous lie un peu et créer une amitié.

    C’est fini.

    C’est tout ? Il n’a rien dit de profond, et je ne vois pas ce qui pourrait m’accrocher dans sa vie, dans ses objectifs.


    Annonce 124583

    Je suppose que vous avez dû recevoir un nombre important de réponses à votre annonce.

    Répondrez-vous à ma lettre ? (même par la négative).

    Merci

    Commentaire N° 2

    Je ne pensais pas faire de commentaire sur cette lettre. Puis, réflexion faite, je me dis que si une personne l’a écrite, d’autre feront peut-être la même erreur.

    Dites bonjour, précisez votre âge, votre métier, parlez de votre vie, de vos projets, bref, donnez envie de répondre !

    Si les hommes ne reçoivent pas ou peu de réponses à leur annonce, ils répondront même à ce genre de télégramme.

    Mais souvenez-vous qu’une femme reçoit beaucoup de courrier. Lorsqu’elle est seule, elle travaille, fait les courses, s’occupe des enfants tout en tournant les pâtes au ketchup après avoir conduit le petit dernier au judo et avant l’appel d’une copine pot de colle, entre deux paperasses administratives, et s’endort épuisé à 22 heures.

    Dans la recherche d’un compagnon, elle fera un effort pour ouvrir tout son courrier jusqu’à 22h30, et répondra sûrement demain, ou peut-être la semaine prochaine, enfin plus tard, c’est promis...

    C’est le « plus tard » qui vous aura perdu !


    MêmeVille, le 30 janvier 2007

    (Entre 7 et 8 h le matin) (ou après 21h) Sauf W.E.

    Bonjour,

                         Votre annonce parue dans le journal a attiré tout particulièrement mon attention. Je suppose que vous recevrez beaucoup de réponses à votre message, mais j’ai décidé de tenter ma chance car le hasard, il s’agit bien là, en l’’occurence, du hasard, peut parfois permettre de lier une amitié, voir plus profondément une union durable comme vous le souhaitez dans votre texte !

    Je n'ai pas l'habitude de répondre à ce genre d'annonces, mais je me suis dit pourquoi ne pas essayer après tout !

    Je me présente : Sam, Manu ou Samuel comme il vous plaira (généralement on m'appelle Manu) : 46 ans, 1.80 m, 79 Kg, cheveux foncés yeux bleu-vert. Je suis divorcé depuis 1984, une fille de 14 ans (Clara) qui vit avec sa mère à Paris. Les enfants sont toujours les bienvenus !

    J'aime beaucoup les plages, la natation, la nature, les animaux, sortir quand je dispose de temps mais surtout lire. 

    Je travaille sédentairement (poète et écrivain).

    J'achèverai bientôt un best-seller intitulé "Les laissés sur l'arbre du verger"   autrement dit avec un sous-titre pour le lecteur (Tous les laissés pour compte du monde) qui sera publié aux Ed. VXZ à Grandeville.

    Le premier ouvrage s'appelait : "Nuages" (recueil de poèmes) : même éditeur.

    Dans mon entourage, on me trouve plutôt sympa. Je ne supporte plus la solitude et, d'être à l'écoute de l'autre m'apporte un réel bien-être ! La franchise et la sincérité sont pour moi des qualités essentielles.

    Je crois m'être beaucoup décrit et c'est à vous seule maintenant de vous faire une opinion de moi. (Vous ne manquerez pas d'essayer de le faire car votre boîte à lettres va certainement être bousculée...

    J'attends votre réponse avec beaucoup d'impatience où vous pourrez me parler davantage de vous-même. N'hésitez pas à me poser des questions.

     A très bientôt, j'espère Manu                       

    Très amicalement et sincères

    Commentaire N° 3

    Cette lettre est étonnante.

    La présentation est tout à fait correcte, d'une main d'écrivain (écriture sûre, alinéas, paragraphes) Samuel se perd dans des détails qui n'ont pas leurs places ici. Certaines phrases sont confuses. Et quelques fautes d'orthographe sont impardonnables chez un écrivain !

    Il me parle du hasard qui l'amène à m'écrire, sans toutefois me préciser en quoi ce hasard mérite d'être mentionné ici.

    Qu'il ai un surnom n'a pas de raison particulière de me captiver, deux surnoms m'amène à m'interroger sur la profondeur de sa lettre. Ah, il en vient au sérieux. Il a une fille de 15 ans, et de plus mon enfant sera le bienvenu, c'est très important pour moi.

    S'il est sédentaire, poète écrivain, je suppose qu'il travaille chez lui, alors pourquoi ces horaires très précis à l'en-tête de sa lettre ? Et le week-end, où est-il ?

    Pourquoi n'est-il pas plus précis ; comme toutes les femmes je redoute les arnaques, et ces doutes ne plaident pas en faveur d'un bel écrivain.

    Quand il parle de son futur best-seller, a-t-il un humour décapant ou fait-il partie des "Laissés sur l'arbre du verger" lui-même ?

    Décidément, il aime les surnoms puisqu'il me donne, au même titre que son prénom, le surnom de son livre, l'éditeur et la ville de ce dernier. Voilà qu'il me donne aussi le nom du grand frère de son livre...

    Il me prie de ne pas hésiter à lui poser de questions sur lui, mais il n'a pas su éveiller ma curiosité.

    Outre les surnoms des laissés sur l'arbre aux vergers de tous les nuages, ce doux rêveur n'est décidément pas pour moi. Mais je ne m'inquiète pas, il y aura bien des "Ninette" et autres "Titine" qui seront sur la même branche que lui !


     

    REF 678                       

    MEGAPOLE       18/01/07

    Bonjour ARMELLE.

    Je  m’appelle GOUPILOP j’ai

    28 ans divorcé ss. Anf. Je suis

    CHANTEUR , j’aimerais entré

    contacte avec vous, voici mon N° TEL :    Téléphone    REP.

    Tel. portable

    vous pouvez lecer message Je vous rappelle 

     merci

    Commentaire N° 4

    Franchement, là, c'est une blague ?

    Ecrit sur un post'it, une photo de sa pochette de disque dans un coin, ce message difficilement lisible donne le sentiment d'un autographe qu'on signe rapidement avant d'entrer en scène. Goupilop, je vous laisse à votre public et ne vous dérangerais pas plus longtemps.


    Seipaoussai Le 9 .01. 2007

    Ce petit mot pour faire connaissance, tout d'abord je me présente, je m'appel Pierre, j'ai 38 ans je demeure dans le (Dpt) sur la commune de Seipaoussai.

    Par cette époque où il est de plus en plus dur de rencontrer des personnes pour nouer des relations sentimentales les petites annonces sont un moyen d'y remédiées.

    Personnellement je souhaite rencontrer une femme ayant des qualitées de coeur, franche, tendre, gaie.

    Je suis à mon bureau et j'ai hâte de finir ma journée beaucoup de gens sont en vacances je ferais bien la même chose.

    N'’étant pas doué pour écrire préférant le contact verbal je vais arrêter là dans l'attente d'une réponse.

    Veuillez recevoir mes salutations distinguées.

    Commentaire N° 5

    Sur un joli papier beige, ce petit mot est un peu froid non ? Il ne me dit pas bonjour...

    Inutile qu'il se présente dans sa lettre puisqu'il a déjà inscrit ses coordonnées en en-tête.

    Ah, voilà que mon correspondant tombe dans le triste sérieux de notre société.

     Je le sais que les petites annonces sont un moyen de remédier aux difficultés de notre époque, car j'en ai moi-même passée une dans le journal et il est justement en train de me répondre !

    Il me dit ce qu'il cherche, mais qui est-il, lui, à 38 ans ?

    Il est à son bureau donc il n'a pas un travail manuel. C'est tout ce que je saurai de lui.

    La fin est cassante, il est visiblement pressé de quitter le bureau où il ne travaille pas puisqu'il écrit un courrier personnel à mon intention, mais l'écriture est de plus en plus illisible.

    Finalement ce courrier l'aura aidé à passer la dernière demi-heure avant la sortie, l'heure tournant il le bâcle en se disant "je n'ai rien à perdre" et écrivant une phrase de politesse administrative qui ne me concerne pas.

    Il cherche sans chercher, quoi !

    Ne signez pas votre nom de famille, mais votre prénom. On est entre amis, non ?


    Louis / membre adhérent

    de l'association  ABC           d’adhérente : N°678

    Téléphone de 18h30 à 20h30

    Chère  Armelle

    Nouvel adhérent de l'association ABC, je t'écris dans l'espoir de mieux te connaître et de te rencontrer. Pour ma part, j'ai 35 ans et je suis célibataire. Je mesure 170 cm pour 64 Kg. Je suis mince et mes cheveux sont blond foncé. Mon signe astral est celui du cancer et je suis d’un caractère accomodant et agréable, calme et toujours passionné par la vie et les éléments qui l’entourent.

    Je suis fonctionnaire de la Direction Générale de (telle administration) et j’exerce mon métier d’agent à Villacenborne.

     J’habite cependant dans un village de 2000 habitants près de l’étang St Paul, bordé de vignes et de platanes, à 19 km de Mégaville.

    Je m’intéresse aux différents styles de cinémas, à la littérature française, à la géographie, à l’économie, à l’informatique et à la bureautique. J’aime voyager et découvrir de nouvelles régions, de nouveau pays, de nouvelles cultures, et mon seul regret est de ne pas toujours avoir le temps et les moyens de réaliser tous ces projets.

     En ce qui concerne les activités sportives, je me contente de pratiquer le jogging, la marche à pieds, et de faire quelques randonnées dans les collines de la région ou les bords de mer. A l’occasion, je ne déteste pas sortir en soirée pour assister à un spectacle, ou passer quelques heures dans un night-club, ou me promener en bordure de la mer afin de me réjouir de la douceur de la nuit. De ton côté j’espère que tout va bien et que tu trouves la vie agréable. Peut-être auras-tu le désir de chercher à mieux me connaître et de me rencontrer. Je te prie d’agréer, chère Armelle                ,

     L’expression de mes sentiments les meilleurs.

    Commentaire N° 6

    J’ai été très vexée de recevoir une circulaire informatique déjà imprimée et sur laquelle il suffit d’ajouter au stylo le prénom de la nouvelle cible.

    Combien de femmes ont reçu exactement la même lettre, avec simplement leur prénom pour toute personnalisation ? L’écriture de Louis est parfaitement lisible, c’est donc un paresseux qui n’a pas voulu prendre le temps d’écrire à la main. Je ne suis pas une administration, moi ! Cette lettre manque de pétillant, d’accroche.

    Il décrit sa vie, sans parler de son être profond. A-t-il des enfants ? La solitude lui pèse-t-elle ? Que recherche-t-il en moi ? Il est certainement instruit, sa culture me plaît. Son plaisir de la vie aussi.

    Il espère que tout aille bien pour moi, ce qui veut dire que si ce n’est pas le cas je ne l’intéresse pas ?

    Car justement ça ne va pas pour moi, je suis seule au point de rabaisser ma fierté, de ravaler ma honte et de passer par les petites annonces pour refaire ma vie. C’est terrible. Je n’en dors plus, je ne marche plus en bordure de mer depuis longtemps, je suis désespérément seule et attends fébrilement une lettre qui sorte du lot, une lettre qui me parle de profondeur de vie, d’amour.

    Au fait, Louis, avez-vous déjà « tourné la tête » à une femme ?


    Bonjour Armelle.

    Comme cela tu aimerais refaire ta vie dans le bonheur

    Serais tu prête pour cela à déménager, changer de région, voir du pays, changer de mode de vie...

    Si je comprends bien ton annonce tu recherches une union durable. Moi de même, je recherche une relation.

    C'est pas en s'écrivant des milions de lettres que cela ira. Ou, de part et d'autre, imaginera pleins de choses sur l'autre et le jour où l'on se rencontrera se serra dur.

    Je l'ai déjà vécu et la fille n'a plus voulu me voir. C'est pourquoi si tu es d'accord pour se rencontrer.

    C'est peut être brutale mais il le faut. Je te laisses mes coordonnées téléphoniques pour toi et toi seule C'est le (numéro).

    Il y a un répondeur. Dis moi quand et où. Si possible le dimanche. Dans la semaine le soir après 19 h. sauf le mardi où j'ai entrainement.

    Le samedi m'est réservé aux taches ménagères et aux courses.                                                                           .

    Tu dois connaitre cela, non !  J'attends ton appel.

    Il est préférable que l'on se rencontre d'abord.

     Vincent

    nom   DUPOND

    prénom   Vincent   Jacques   Théodule

    surnom   Vini, Vi

    Né le : 01/01/69 à Trouperdu 95

    Domicile( Adresse)

    situation familiale : Célibataire    

    Tel : plus tard dans plusieurs lettres

      Signe astrologique : Capricorne   ascendant : Lion

    Tarologie presonalité : 18   le soleil interne : 11 la fortune

    taille : 188 cm              poids : 105 kg

    cheveux : blond frisés naturel

    yeux : marrons

    particularité : lunette, cicatrice en O sur l’abdomen

    seul atouts : humour, doux, sensible, gentillesse, tendre, calin grand coeur, écoute, dialogue sans tabous.

     aime : se promener, faire du sport, cinéma, lecture, fénéanter, le vin ,  les filles, les animaux, la voitire, les dauphins

     aime pas : la méchanté gratuite, la tromperie, les rognons, les tripes, le rascisme, l'avarie, être seul.

    recherche : une amitié, une relation, l'être chér, une complicité,   une confidente, un   amour sans contrainte pour le temps que cela dura.

    Commentaire N° 7

    Vincent m'a adressé deux lettres probablement par accident. Elles sont tout simplement contradictoires. Dans l'une il insiste fortement pour que l'on se rencontre immédiatement, alors que dans l'autre (sous forme de C.V.) il me précise qu'il me donnera son numéro de téléphone plus tard après plusieurs lettres.

    Je ne connais pas ses raisons ; mais ça fait évidement désordre !

    Cela ne nous empêche pas d'étudier ses lettres l'une après l'autre. Dans la première, celle qui est en prose, je le trouve suspicieux et autoritaire.

    Il m'attaque directement par :"comme cela tu ..." et  "Si je comprends bien tu..."

    M'enfin ?? Il doute de ma bonne foi et il m'agresse ! Et cette façon de me tutoyer sans aucune sympathie !

     "Dis-moi quand et où", "il le faut", "J'attends ton appel", etc. Jeune homme, vous oubliez que si l'homme propose et que la femme dispose, il n'empêche qu'il se doit de proposer en toute tendresse, avec douceur et velours... Ne donnez pas d'ordres, vous aurez peu de réponses à vos lettres.

    J'aurai peut-être été tentée de répondre, mais je n'aurais pu vous proposer qu'un rendez-vous le mardi. Mais vous, le mardi, vous ne pouvez pas puisque vous avez entraînement... C’est bête, non ? Allons, un homme qui crève d'amour oubliera spontanément n'importe quel entraînement face à un rendez-vous qui changera peut-être le cours de sa vie !

    On ne pourra peut-être pas s'écrire des millions de lettres, mais si l'on avait choisi d'entretenir une correspondance quelque temps avant de se rencontrer, il me semble que le premier rendez-vous aurait été avec un ami que l'on commence à bien connaître, donc pas de surprises brutales ! A moins que de belles lettres prometteuses de complicité soient anéanties par un mensonge par omission.

    Si vous avez un handicap physique, de quel que niveau que ce soit, écrivez-le! Cela vous évitera d'entrevoir votre belle, qui, déçue d'avoir été victime de votre omission volontaire partira blessée et ne voudra plus vous voir.

    Comment pouvez-vous "imaginer plein de choses sur l'autre" après une correspondance sincère ? Ce n'est pas logique !

    Pourquoi pensez-vous que se rencontrer sans s'écrire soit brutal ? Pour ma part, je trouve qu'un rendez-vous avec un presqu'inconnu à la terrasse


    J'ai bien aimé votre petit clin d'œil aux taches ménagères du samedi.d’un café se  rapproche plus des rencontres naturelles, où  l'on  découvre l'autre de visu et au fur et à mesure des conversations.

    Au fait, Vincent, quel âge avez-vous ? Avez-vous des enfants ? Travaillez-vous ? Où habitez-vous ? Je n'ai de vous qu'un téléphone, mais rien qui m'incite à m'en servir.

    La seconde missive n’est pas une lettre, disons plutôt une fiche signalétique. A proscrire ! Aucun romantisme, aucune prose...

    Vous êtes bourré de qualités, Vincent, vous avouez même aimer fainéanter, cette petite faiblesse, que je partage aussi, m’attendrit.

    Vous aimez le vin, alors, c’est que vous aimez tout le bon côté de la vie. Mais, à bien y réfléchir, est-il vraiment nécessaire de le dire dans une lettre concernant une situation si particulière que celle-ci ?  Vous auriez précisé le « bon vin », vous auriez suscité le profond respect des bons vivants, mais dans une autre lettre.

    Mais avouer que vous aimez « les filles », là, vous perdez toute chance d’être élu, et ce, irrévocablement, surtout en précisant plus loin que c’est pour le temps que ça durera, ôtant tout espoir d’éternité aux belles qui vous liront et qui ne recherchent que ça, l’éternité...

    Je vous imagine au lit très souvent, une bouteille de gros rouge à la bouche, et une poignée de filles autour de vous.

    Beurk…


     

    Le 13.01.07

    Chère Armelle,

     REF. 123

    C’est en consultant le petit journal des adhérents à

    l’association  que j’ai vue votre annonce. Vôtre prénom Armelle exprime, une personnalité, qui tranche, qui décide, avec une intelligence synthétique.

    Je vais me décrire en quelques lignes pour vous donner

     une vague idée de ma personne sur le plan physique et spirituel. Je suis chatain les yeux bleus j’aime, la musique, la nature, la natation, les arts, le cinéma, les voyages, la philosophie. Pour le caractère je suis tendre, sensuel intelligent, romantique.

    J’espère rencontrer une femme jolie sensuelle, compréhensive, qui aime sourire pour partager tendresse et plaisirs d’une longue route  à deux.

     En espérant recevoir une réponse de votre part prochainement, je vous communique mon adresse.

     Spirituellement,

    François

    Commentaire N° 8

    A nouveau une lettre sur lignes. D’une écriture trop soignée, qu’elle en est devenue scolaire. Rien que par cette présentation, il lui faudra un texte de maître pour m’accrocher !

    C’est gentil de s’intéresser à mon nom !

    Cet homme espère rencontrer une jolie femme ? Alors, je ne peux pas lui répondre, car je suis un vilain boudin.

    N’oubliez pas que la majeure partie des femmes se trouvent trop grosses, ou trop maigres, un trop grand nez ou une vilaine bouche, boutonneuses ou vieille peau, etc. ;  rares sont les femmes qui oseront vous répondre de peur de vous décevoir !

    Terminer une lettre par « spirituellement » n’est pas usuel, et cette étrangeté me fait un peu peur.


    Chère Armelle

    Je ne sait pas si je vous ai contacté par lettre.

    Si je l'ai fait tanpie je vous envoy car-mêmme un courier

     Si vous le desirez comme moi j'aimerai prendre possession de votre annonce

     faire votre connaissance par lettre et peut être plus tard faire votre rencontre   si vous le desirer

     Pour l'instan je vais vous laisser en espérant de recevoir votre petit courier et je vous dit à très bientôt

     Rémy

    Commentaire N° 10

    Si vous envoyez des lettres à tout rompre au point de ne plus savoir où vous en êtes, trouvez un moyen pour vous organiser. En effet ça fait franchement désordre de savoir que vous tirez sur tout ce qui bouge !

    Rémy n'a pas mentionné son âge. S'il avait précisé avoir plus de treize ans, je n'aurais pas cité son courrier dans ce recueil.

    En effet, j'ai plusieurs lettres qui, dans un premier temps prêtent à sourire. Puis réflexion faite, elles ne font plus sourire du tout car elles proviennent de personnes en âge de s'exprimer correctement mais qui sont très probablement incapables de s’exprimer comme tout un chacun.


    Le 15/01/07

    Adresse

    (Téléphone) après 18H

    Bonjour Armelle

    Suite à ton adhésion à ABC, je décide de t’écrire afin de faire éventuellement ta connaissance.

    Tu es pianis

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