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21 jours pour arrêter de fumer c'est possible.

 

Lettre à ma chère clopinette.

            Si j’avais pu savoir, à quatorze ans, que tout au long de ma vie tu prendrais autant de place, je t’aurais sans aucun doute ignoré dès le premier jour. Mais le destin en a fait autrement. Comme tous les jeunes imbéciles en pleine puberté que j’étais à cet âge con, je suis allé te déloger de ton étagère où tu étais si bien rangée chez le buraliste. Je voulais faire comme les autres, et pour quelques francs à l’époque, je me suis payé le luxe de t’avoir pour moi tout seul. Je me souviens qu’à l’instant même où je t’ai possédée je t’ai placé aussitôt contre mon cœur bien en évidence dans la poche de ma chemisette d’été si blanche que par transparence on pouvait lire ta marque de fabrication. Je voulais que l’on sache qu’avec toi, bien en évidence si près de moi, l’adolescent que j’étais disparaitrait pour laisser place au jeune Homme que je désirais tant être. Le soleil brillait de mille feux et toi tu t’apprêtais déjà à m’en faire voir de toutes les couleurs.

            Le jeune homme d’antan est devenu un retraité paisible, et durant toutes ces années tu m’as été plus fidèle que toutes les femmes que j’ai pu connaître dans ma vie. Mais aujourd’hui je me suis lassé de toi et en particulier de tes multiples atteintes à mon identité où chaque jour qui passe, tu n’as eu de cesse de transformer mon sourire en déformant mon visage. Ta fumée permanente et abondante a creusé à longueur d’années des rides profondes où ta nicotine est venue ternir et flétrir ma peau. J’ai parfois l’impression que tu te consumes en moi et que tu ne veux plus me lâcher quitte à me suivre à jamais jusqu’au bûcher final. Que t’ai-je donc fait pour me traiter ainsi ? Laisse-moi respirer un peu, donne-moi un peu d’air et d’espace et s’il te plaît libère mon esprit.

            Décidemment tu prends trop de place, et ceci depuis trop longtemps. J’ai pourtant essayé à plusieurs reprises de te faire comprendre que je te quitterais définitivement si tu ne ralentissais pas ta destruction programmée de l’être cher qui t’a tant aimé. A chaque fois, tu as su trouver mes faiblesses pour que chacune de mes tentatives de divorce avec toi se fissurent et se soldent finalement par des échecs.

            Souvent, je me réveille la nuit et je pense à toi. Mon for intérieur te réclame au point qu’à chaque demi-somnolence, l’envie de te rejoindre prend le dessus. Cinq minutes seulement, juste le temps de t’inhaler, de te ressentir et de t’aimer encore et encore, pour qu’enfin le sommeil puisse oui enfin m’embarquer.

            Jusqu’au matin, où muni de mon rasoir devant la glace je peux de nouveau constater les dégâts auxquels tu t’es livré sur moi avec toujours autant d’acharnement, durant mon sommeil réparateur. Comment suis-je assez bête pour me laisser berner de la sorte ; il doit bien y avoir une issue dans ce labyrinthe. À deux reprises j’ai failli réussir, mais ton harcèlement psychologique a toujours fini par nous rassembler de nouveau. Que me manquait-il pour toucher au but ? 

                  Toutes mes histoires d’Amour ont toujours eu une fin, pour certaines difficiles pour d’autres sans intérêt particulier. Je me rappelle que bien souvent c’est l’arrivée d’une autre qui chassait la précédente ! Il est bien difficile d’appliquer les mêmes règles avec toi. Es-ce-que ‟Nicorette″ ferait disparaître ‟Cigarette" et qu’en suivant le même procédé ‟Clopinette″ pousse ‟Cigarette" au cendrier ! J’ai bien peur que cela ne marche pas ! Aussitôt arriveraient en vrac ‟Rossé, Ricardo, WhisKon″, et toute sa bande d’assoiffés. Remarquez bien que tous sont masculins, et je n’ai pas encore l’envie aujourd’hui de "virer ma cuti" ! Sans parler de ‟Cam, Stup, et Éro" avec qui par chance je n’ai encore eu aucune relation intime. Putain d’addiction !

            Ma chère ‟Clopinette″ Il faut en finir une bonne fois pour toutes, même si je t’aime à la folie nous devons nous séparer, c’est inéluctable, il en va de ma santé ! C’est marrant, j’ai déjà entendu cette réflexion, mais où donc ?  

            Les textes qui suivent ne sont que le constat d’une partie de ma vie d’enfumé et d’enfumeur. Je n’invente rien, je retrace fait par fait toutes les difficultés que j’ai pu rencontrer de ma plus tendre adolescence au sexagénaire que je suis maintenant. Tout au long de ce périple, je vais vous parler de moi, bien sûr, et des nombreuses difficultés que j’ai rencontrées pour essayer de mettre fin à cette tabagie chronique qui ne pouvait commencer qu’avec le divorce avec Clopinette. D’autres personnages viendront étoffer cette belle histoire. Ho ! je sais déjà à quoi vous pensez : qu’en aucun cas, un fumeur comme moi devient non-fumeur juste en écrivant des phrases les unes derrière les autres comme on aligne de la même façon les cigarettes que l’on allume sans se rendre compte que la dernière vient d’être écrasée quelques instants plus tôt dans le cendrier.

Attendez-donc la suite !

            LE NON FUMEUR - Pour vous qui fumez sans doute, autrement vous ne seriez pas là à attendre patiemment que je vous donne la bonne astuce pour arrêter votre tabagie. Je disais donc que le non-fumeur, est un personnage qui vous intrigue… que vous enviez même.

Il a l’air libre de toute contrainte, frais, vaillant. Il a bonne mine. Pour peu qu’il soit sportif, vous en seriez même jaloux !

Contrairement à vous qui fumez peut-être il doit avoir bonne haleine, ses vêtements sentent la lessive jusqu’au soir, son véhicule n’a pas l’odeur d’un cendrier oublié et les murs de son salon ne sont sûrement pas jaunis par la cigarette. Mais comment peut-il boire son café sans avoir envie de fumer ?

            S’il ne fume pas, que fait-il pour se détendre, pour s’occuper pendant sa pause ? Tiens, le non-fumeur boit l’apéro lui aussi ? Et dire qu’il n’a même pas besoin de compenser l’absence de cigarette en ingérant une double dose de cacahuètes ! C’est parfois injuste… Et il est très juste d’envier celui qui n’a pas (ou plus) d’addiction.

            Le tabagisme est une addiction. Mais hélas, vous avez beau vouloir supprimer cette addiction, vous ne faites que transformer celle-ci en une tentation constante et obsédante. Et d’autres addictions comme l’alcool ou encore la nourriture pourraient rapidement venir s’installer.

            Non, non mon cher Oscar Wilde ! Le meilleur moyen de résister à la tentation n’est pas d’y céder. (Pour moi), Le meilleur moyen d’y résister est de faire disparaître cette tentation. Monsieur Wilde d’ajouter : Résister et votre âme se rend malade à force de languir ce qu’elle s’interdit.

            Il faut donc y travailler à cette rupture du manque, et cela ne se fait pas d’un claquement de doigts ! Si vous le désirez, faite un bout de chemin avec moi rien ne vous en empêche puisque maintenant vous êtes entré, alors suivez-moi dans mon délire. Demain, dans 15 jours, dans 21 jours, ce NON-FUMEUR, ce sera peut-être vous….

Tout a commencé un jour où :

           Le dieu de l’hypnose de TF1 (Présentateur habile au maniement de l’hypnose en présence d’Arthur bien connu du P.A.F – Paysage Audiovisuel Français) n’est pas encore arrivé devant ma porte. Et pourtant je le regarde en ce moment même à la télévision en me disant : « À l’imitation »

  • Hé Tony ! regarde ton doigt il est si près de ta cigarette dans le cendrier que tu ne peux pas l’atteindre ! Tu as beau essayer, tu ne peux pas l’atteindre ! Impossible de la prendre pour en tirer une bouffée !

Il est bon le petit gars ! Jacques, reviens avec nous ! (Vieille connaissance fumeur bien sûr) Le pauvre, il est sous hypnose ! Lui qui s’est fait « enfler » de 250 Euros par une charmante dame qui lui a fait miroiter qu’en trois séances de relaxation en semi- hypnose elle mettrait fin à son envie de fumer.

Je plaisante, mon cher Jacques, tu sais bien que je t’apprécie beaucoup comme l’autre d’ailleurs !  Paul (un autre de la même congrégation à la seule différence que nous n’avions rien de Religieux)

Allez trêve de plaisanterie vous savez bien que les gens n’aiment pas qu’on les nomme avec leurs vrais patronymes ! Si le professionnel de l’hypnose, était en mesure de faire à toute la population Française, une séance de mise en sommeil afin d’arrêter le tabac via les ondes télévisés (comme il nous le montre à l’écran) : Il n’y aurait plus un seul fumeur dans l’hexagone ! Certes, mais trois mille chômeurs en plus dû à l’arrêt des fabriques de cigarettes !

 Revenons à nos moutons, ou à nos « clopinettes » si vous préférez….

               J’ai 62 ans bientôt. Ma première cigarette a dû être fumée aux environs de 14 ans ! À cette époque mon parrain était Suisse est résidait dans le Canton du Jura. Quand il venait en France visiter la famille, il avait toujours dans sa voiture quelques paquets de cigarettes de la fabrique de Monsieur BURRUS (Paysan alsacien débarqué à Boncourt en 1814 et ayant fait fortune avec les cigarettes). Ces paquets étaient l’équivalent de nos P4 française dans les années 70 (seulement quatre cigarettes par paquet et principalement du tabac blond)

À peine sortis de notre première communion solennelle, on se sentait beaux et forts comme des « Hommes » du haut de nos 14 ans avec nos premières clopes. (Éric Charden nous chantait 14 ans les gauloises en 1974). Et personne à l’époque ne se souciait de notre santé. Quels souvenirs ! L’addiction du tabac allait prendre ses racines en moi silencieusement et cela dans ma vie de tous les jours, à la sortie des cours, aux premiers jobs d’été, avec les premières nanas et sorties en boîte de nuit. On fumait partout ! Du bistro du coin de quartier au lieux publics, à la télévision ou dans  les entreprises absolument partout. L’argent que je gagnais pendant mes jobs d’été passait dans les clopes et inconsciemment à l’achat de chaque paquet de cigarettes je signais un contrat de longue durée (leasing) avec l’état français. Avant ma majorité, je payais déjà un impôt !

            Comment aurais-je pu imaginer dans mon esprit de jeune « trou du cul » que 48 ans plus tard je resterais bloqué au milieu de la foule un samedi matin sur la place du marché ! Plus de « sauce » comme on dit. La bonne nicotine emmagasinée depuis de longues années dans mon artère iliaque (artères systémiques amenant du sang oxygéné vers les membres inférieurs et le bassin) me privait d’utiliser ma jambe droite dans de bonnes conditions. Plus d’oxygène dans le muscle, plus de muscle actif donc blocus !  Et là : T’as pas l’air con assis comm’ça sur le trottoir !

J’aurais dû mieux écouter SOUCHON en 1976, il en parlait déjà :

Tu verras bien qu’un beau matin fatigué

J’irai m’assoir sur le trottoir d’à côté

Tu verras bien qu’il n’y aura pas que moi

Assis par terre comm’ça.

            J’étais bien tout seul à être en rupture de « sauce » Et dans mon contrat leasing pas de numéro à appeler !

  • Allo, la société Peter « d’un nom bien connu », vous avez un dépannage à faire sur la place du marché.

            C’est bien beau tout ça ! Mais je viens d’allumer ma énième « clope ». Ce n’est plus possible de continuer ainsi. Ouvrir la baie vitrée, ça ne suffit pas. Ouvrir une autre fenêtre pour faire courant d’air… Et maintenant je me gèle.  Je suis las. Il ne suffit pas d’écrire en gros titres « J’arrête de fumer » pour que cela fonctionne ! Il faut s’y préparer, bien étudier l’impact des mesures que l’on va entreprendre. Chercher des références et s’y tenir ! Et en matière de références je n’en ai que deux pour l’instant : l’acupuncture et l’hypnose.

Il y a bien longtemps, Vingt-cinq ans je pense ! J’avais 36/37 ans, en pleine activité. Un de mes supérieurs hiérarchiques de l’époque avait lui aussi des envies d’arrêt de tabac similaires aux miennes, le ton était donné ! Il ne manquait plus qu’à trouver le facteur déclenchant.

S’étant concertés le matin à la pause-café, et ayant échangé nos diverses opinions sur le sujet, j’admis avoir essayé l’acupuncture mais hélas sans succès. Quant à ‟l’ancien du gaz″ il m’expliqua :

  • « Bien que je sois beaucoup plus ancien que vous, c’est la première fois que j’essaye d’arrêter de fumer. J’ai bien une adresse, mais je n’ose y aller seul ! »
  • Qu’à cela ne tienne, je serai votre cobaye, essayons donc !  

            Voilà ma première expérience (pas sexuelle je vous rassure ! je suis toujours sur le cobaye, « le petit cochon qui suit »). Quant à l’hypnose, si mes souvenirs sont intacts, je pense avoir tenu deux ou trois années avant d’avoir replongé ! Mais c’était véritablement ma première hypnose ou similaire, disons que je me suis laissé aller à la détente complète de mon corps et de mon esprit, celui-ci étant guidé ou maitrisé par l’intervenant. Le discours du praticien avait somme toute possédé mon subconscient et l’avait laissé sous-entendre que sortant de chez lui, mon envie de tabac aurait disparue ! Je me rappelle qu’en sortant de chez lui, il m’avait dit de ne pas essayer de fumer et surtout de ne pas prendre de douche le soir même. Je suppose qu’il avait usé de magnétisme sur moi, et que l’eau pouvait retirer les bénéfices de son travail.

Je reconnais que cette fois-ci la magie avait opéré sur moi comme sur l’Ancien d’ailleurs ! Peut-être y avait-il caché profondément dans mon subconscient une réelle envie d’arrêter donc inconsciemment un peu de cette fabuleuse ‟volonté″ indispensable pour une réussite parfaite. A cette époque le tabac n’était pas si cher qu’aujourd’hui, et la séance d’hypnose avoisinait les 100 francs et une seule séance. Bien loin des 250 euros (les trois consultations) payés par Jacques qui lui, a effectué seulement la première en croyant qu’en sortant du bureau du sorcier il n’aurait plus aucune envie de fumer ! Résultat, il a essayé d’en griller une en s’imaginant qu’un lambda (casé dans son subconscient) viendrai le traiter de connard et sans doute le ″tarter‟ pour lui faire comprendre qu’il avait déjà perdu ces 250 euros et que par conséquent, il n’était plus utile d’assister aux deux séances suivantes. 

Chaque essai pour en finir avec le tabac vous amènera toujours plus loin et même si l’arrêt n’est que de quelques mois, ce sera toujours bénéfique pour votre corps. L’acupuncture ne m’a pas donné satisfaction, mais peut-être étais-je trop jeune au premier essai, il faut parfois beaucoup de temps avant de trouver le bon thérapeute j’entends :  Celui qui a déjà obtenu de beaux résultats. Avec un peu de patiente et des connaissances on parvient à obtenir une bonne adresse et surtout des tarifs raisonnables.  Beaucoup de charlatans ont trouvé l’eldorado dans ce domaine, quoi de plus facile, une multitude de personnes cherchent à se débarrasser de leurs addictions ! Quels terrains de jeux pour ces faux magnétiseurs et autres apprentis sorciers. Jacques a déboursé 250 euros pour ne pratiquer qu’une séance d’hypnose ¼ de SMIC c’est énorme pour n’avoir aucun résultat à la fin, qui plus est, il n’a osé demander un remboursement de peur de passer pour un imbécile auprès de la charmante dame qui la reçu ! Passons à la suite.

Les années défilent jusqu’au jour où…

            La technique, la technologie du futur, ou plus exactement le progrès (appelez cela comme vous voulez) venait enfin d’arriver sous la forme d’une cigarette appelée : « électronique ». 

Tout au long de ma vie je me suis aperçu qu’il me fallait du renouveau pour réussir là où la dernière expérience avait « capoté ».

Encore une fois c’était l’occasion de tenter l’impossible. Et ce jour-là, le destin mit sur ma route un quidam extérieur à mon entourage proche. Cette fois encore nous étions deux à vouloir tenter l’expérience de la fumette électronique dite « Vapotage ». Le fait d’être à deux pour s’entraider paraît plus soutenable !

À vous fumeurs qui sans nul doute me comprenez !

La nicotine m’appelle à nouveau !

Que Dieu me garde, Qu’il faut-être con ou insensé pour pianoter ces textes anti- addictions alors que je les collectionne ! Existe-t-il chez moi encore une part de lucidité ?  Suis-je vraiment perdu à jamais ?

Mais bon Dieu, qu’elle est bonne cette clope !

                        Merci vieux pote, avec toi, pendant deux années consécutives, j’ai préservé un peu (de pureté de mes alvéoles pulmonaires). Je n’aurais pas imaginé qu’un beau matin en rentrant stationner mon véhicule au dépôt, je me serais laissé entraîner avec toi qui terminait aussi ta journée. Ça me semblait sympathique, d’essayer à nouveau d’arrêter de fumer grâce à la cigarette électronique ! Le principe reste facile et sans complication, quant au tarif, il faut compter le prix d’une cartouche de cigarettes. Alors oui, au jour d’aujourd’hui nous n’avons aucune retombé médiatique et médicale réelle sur les méfaits des différents produits inhalés avec ces cigarettes électroniques. Toujours est-il que l’essai fut concluant avec une belle période d’abstinence tabagique. Tout compte fait, le plus important c’est de faire des pauses assez longues de préférence. Votre corps a me semble-t-il le temps de faire un auto-nettoyage des tubulures ! (Attention j’suis pas toubib)  

Si vous avez pu un moment ou un autre interrompre une tabagie quelques années, souvenez-vous à quel point il est bon de retrouver son odorat, son appétit, sa forme physique (Elle est contente Chérie !) et bien d’autres petits plaisirs de la vie. Alors pourquoi, étant conscients de tout cela, sommes-nous encore assez fous pour continuer à nous enfumer la Vie !

LE PRIX !

Le prix à payer ! L’argent brûlé, consumé, écrasé dans nos cendriers puants ! Réveillons-nous ! Mais en sommes-nous capables ! Addiction, addiction es-tu là ?     

La somme de toutes nos addictions est effroyable ! Il faudrait la chiffrer (des centaines d’Euros à l’année certainement). Je fume ! Certes, mais cela ne suffit pas, je consomme un peu d’alcool. Puis comme la soirée dure : encore un (verre bien-sûr), merde ! Le cendrier est plein et mon verre est de nouveau vide ! Et n’allez surtout me dire que je suis le seul à avoir ses pensées, je suis à l’identique de tous mes semblables ce qui revient à dire que nous sommes tous égaux devant ces fléaux de la société grandissante et toujours plus stressante. Ceci étant dit, il est temps, plus que temps de fixer « Des Règles » !

Pour cela il me semble nécessaire de créer un genre de code d’honneur à respecter à la lettre, avec des règles bien définies. Et rajouter des garde-fous pour être sûr de ne pas « flancher » au dernier moment à la vue de la ligne d’arrivée où l’on crie : « VICTOIRE ! J’ai réussi et j’en suis fier ».

            Devrais-je pour autant m’affubler du bicorne cher à Napoléon pour écrire et concevoir ce fameux code.   Le « Code Napoléon », regroupe les lois relatives au droit civil français, c’est-à-dire l'ensemble des règles qui déterminent le statut des personnes (livre Ier), celui des biens (livre II) et celui des relations entre les personnes privées (livres III et IV).

Le beau Napoléon n’a-t-il pas fumé et bu à outrance pour écrire (Son code à lui) ? Pour trouver les bons statuts équitables à tous ?

Alors oui ! Je suis capable de le plagier, de le contrefaire, voire de le parodier afin d’établir un code strict dans lequel je pourrai assumer mes angoisses, mes frustrations et addictions diverses et multiples. Oui, il faut en finir de ce suicide préétabli, ajusté et millimétré chaque jour un peu plus. Je vais devoir être mon propre juge, afin d’éliminer le bourreau qui est en moi.  Je vais m’octroyer 21 jours pour réussir et établir mon propre code que je vais nommer « Stop aux clopes.com ». Mais surtout stop à la connerie !

 21 jours c’est long et c’est court à la fois ! C’est court sur l’échelle du temps et c’est cruellement très long sur l’échelle ‟Addictionnelle″ ! Ne chercher pas je viens d’inventer le mot ! Vingt minutes entre deux cigarettes ; Cinq cigarettes entre deux alcools ; Un loto avant l’apéro et le resto avec une bouffe bien grasse qui donnera envie d’un petit mégot et d’un petit digestif ! Que d’addictions à gogo) Vous trouvez que c’est beaucoup ? Suivez donc les jeunes qui partent en bringue les longues soirées d’été. C’est bien ce qui fait la différence entre les jeunes et les vieux. Nous on mérite bien notre état de santé, mais après tout c’est le cumul des fiestas des javas des bringues en tous genres qui forgent les souvenirs mémorables. Chacun son tour et que jeunesse se fasse et les prévenir ne servirait à rien. Ils doivent faire leurs preuves comme on dit ! Ils ont le temps devant eux, le nôtre est derrière.

Comment calculer le « Temps » Comment établir les « Règles du temps » Et comment s’auto-contrôler dans « L’espace-temps » ? Ouah ! Que cela me semble déjà bien compliqué !

Bonaparte viens moi en aide !

J’attends toujours ! Qu’importe, cette journée est magni­fique !

Un soleil radieux inonde ma petite terrasse. En tout cas il me réchauffe l’esprit, qui je l’avoue était un peu embrumé depuis hier soir.

Je me décide donc à entreprendre le lavage du mobilier extérieur. La terrasse a besoin d’un petit coup de serpillière. La table et les chaises en PVC d’un lavage à l’eau douce pour effacer la rudesse de l’hiver passé. Et pendant ce temps l’abricotier qui surplombe l’entrée est en fleurs, alors que le cerisier sauvage qui l’accompagne n’a encore que quelques bourgeons qui ne demandent qu’à s’ouvrir ! Le printemps est bien ma saison préférée, j’ai l’impression de renaître comme la nature à la seule différence près que je ne cours plus les gazelles à la saison des amours.  Quoi de plus normal, je suis comme les ours mal lécher ma saison d’hibernal se termine seulement à l’arrivé des touristes en Provence. Ce qui n’est pas tout à fait juste puisque j’arrive encore à fumer en hibernant !

            Je n’ai pas fait de courses ce matin. Vous avez pensé tout de suite au PMU (Pari Mutuel Urbain) et non je ne parle pas de « canassons » et de nouvelles addictions, que j’ai eues bien entendu ! Mais juste de me sustenter un peu. Mon petit congélateur déborde de boîtes métalliques en aluminium remplies de mets tous aussi odorants et délicieux les uns que les autres. La cuisine ça me connaît !

Divorcé, je vis seul depuis quelques temps (Là aussi de temps en temps il faut s’accorder des pauses) et n’ai eu d’autre choix que d’apprendre l’art et la manière de faire la « popote ». Ce sera donc potée aux choux à midi.

Si la cigarette est électronique, le four lui, est micro-ondes ! Encore un progrès dont je serais bien incapable de me passer !  L’heure étant aux plaisirs de la chair, elle est aussi au rendez-vous des addictions. Chef, un petit verre on a soif !

 L’apéro bien-sûr, et pour accompagner la douce mélodie du micro-ondes et des pinsons qui braillent sans cesse appelant désespérément le printemps il ne manque plus qu’un petit : (Ha ! J’ai du mal à le dire) mégot !

            Je vous informe, à toute fin utile, que les règles de mon code ne sont toujours pas définies, bien que j’en aie largement rêvé cette nuit et même dessiné les contours, l’intérieur étant encore un peu flou !

Mais ce matin, j’ai bien peur qu’elles se soient envolées au lever du jour. C’est fou ce que l’on peut écrire en étant en demi-sommeil, des pages et des pages qui, le matin, par enchantement, se sont effacées en une fraction de seconde. Il faudrait que j’essaie de m’endormir le soir en scotchant un stylo entre mes doigts et une feuille de papier sur l’oreiller, mais je ne suis pas sûr du résultat. Je suis sûr ou pratiquement sûr, que la plupart des artistes et paroliers qui écrivent des romans ou des chansons se shootent à la « grenadine ! "Alcool ou drogue", afin justement de rester dans ce semi-état comatique où tout est possible, où tous les mots s’enchaînent dans une prose quasi-parfaite. Par contre, à leur réveil - contrairement à moi - leur texte est bien présent sur le papier. Certes un peu griffonné, mais bien là ! Quant à moi j’ai promis de ne pas toucher à « Cam, Stup, et Éro », donc il me reste mon clavier AZERTY pour me satisfaire au mieux.

Qui l’aurait cru ! Ce soleil de fin février commence à produire un effet cocotte-minute sur moi. Mon maillot s’entache d’auréoles abondantes, signe que les rayons du soleil sont amplifiés par redondance du mur blanc derrière moi. Hélas ce ne sont que quelques gouttes de sueur qui perlent sur mon thorax, et non une perte de graisse amassé cet hiver et encore trop abondante sur mes « poignées d’Amour » Je ne maigrirai pas aujourd’hui !

Foutues addictions ! Depuis deux ans je n’ai pu faire plus de deux cents mètres à pieds, ma jambe droite refusant d’avancer. Pour cause : Ma première opération chirurgicale (pose de stent) - dispositif, le plus souvent métallique, maillé et tubulaire, glissé dans une cavité naturelle humaine (ou animale) pour la maintenir ouverte. Il s'agit donc, le plus souvent, d'un support artériel.)  Date de février 2015 et bien entendu, en sortant de l’hôpital que fait-on ?

Hé oui ! Allumer le feu ! Allumer le feu et griller une divine cigarette (pas tout à fait les paroles de Johnny !).

L’accès obstrué par la nicotine est enfin libre ! Enfin c’est ce que je croyais. La vérité est moins douce à entendre : d’après mes filles qui le lendemain, ont interrogé le chirurgien, le stent mis en place n’aurait pas sa fonctionnalité à 100/100.

Ça promet ! De rage j’ai dû en griller une autre. Et en plus j’avais une belle balafre de 6 centimètres à côté des « bâloches » ! Il est bien vrai que nos artères dégustent un maximum avec le tabac, malheureusement on n’en est pas toujours conscient. Il m’a semblé nécessaire et indispensable de vous faire connaître quelques renseignements empruntés au docteur (interne) Henry Nidaud (internet publié le 7 octobre 2010) 

Effets du Tabac sur les Artères

« Un fumeur accélère de 10 ans le vieillissement de ses artères. Les effets du tabac sur le système circulatoire sont indéniables avec des conséquences dramatiques :

Les artérites ou artérioscléroses sont des obstructions progressives et des durcissements des artères que l’on rencontre spécialement dans la région des membres inférieurs. 90% des artérites avant 65 ans sont causées par le tabac.

 Les symptômes sont des crampes et des douleurs qui apparaissent en marchant ; puis ils persistent en position couchée ; enfin, les orteils, voire les pieds, ou les membres se gangrènent et il faut les amputer. Ainsi, 3000 amputations par an en France seraient dues au tabagisme. » Fin de citation.

Je garde encore un mauvais souvenir du petit village où je résidais en 2015, il n’y avait jamais de place de parking à proximité de chez moi. Le retour de chaque déplacement pour rentrer chez moi était une vraie galère !

Ne pouvant utiliser mes jambes plus de 200 mètres je me traînais comme une limace avant de crocheter la serrure de ma porte.

Je recherche dorénavant des appartements avec accès direct. Après tout, je vis seul j’ai donc entrepris de vendre tout ce que je possédais, (c'est-à-dire pas grand-chose !) afin de ne plus avoir de déménagement à faire. Deux valises dans la voiture et je change d’appartements comme bon me semble. Au début cela paraît difficile à réaliser, il faut éliminer tout ce qui n’est pas indispensable dans le déroulement d’une journée traditionnelle. Puis supprimer le superficiel et les ramasse poussières, sans oublier les fringues que l’on n’a pas mis depuis plus d’un an. Le tout doit tenir dans le coffre de sa voiture ! S’il en reste encore, appelé vos amis et vous constaterez vite que le pillage sera ordonné. Après ce n’est que du bonheur, plus de voisins à supporter – d’enfants qui pleurent toute la nuit, accompagné de l’aboiement du caniche de la mamie d’en face – sans compter les cris de la femme du dessus qui se fait tabasser par son mari et du connard d’en bas qui prends votre place de parking parce qu’il s’est offert un gros 4/4 qui ne rentre plus dans son garage (la porte étant trop étroite). Il m’a fallu du temps pour prendre la décision, mais une fois réalisé je ne trouve que des avantages. On s’attache bien souvent à des choses sans grandes importance, puis on entasse en se disant ça servira un jour et ce jour n’arrive jamais.  

Depuis ces temps révolus je loue des meublés deux pièces avec place de parking attenante (sur le bon coin). La vie est belle, plus besoin de marcher ! en six ans j’ai changé cinq fois d’appartement sur deux départements ce qui m’a permis de visiter les Landes pendant sept mois et de faire de nouvelles connaissances, et c’est très bien ainsi ! Je me retrouve quasiment SDF sans domicile fixe. Le grand Final sera plus facile à organiser !

            2017, changement de profil : Ma deuxième fille (aide-soignante) décide de prendre les rênes, et quand une femme décide, savez-vous où cela nous mène ?

À l’hosto bien sûr !

Et bien contrairement aux idées reçues, cette fois j’ai la chance d’être traité par un « toubib » qui, apparemment, connaît bien son « Taf ». 36 heures plus tard, je vous le donne en mille : Je courais dans tous les sens. Je suis sûr que je pouvais gravir le Mont Blanc en le redescendant ! J’étais tellement bien qu’il fallait que je l’écrive à mes filles !

En voici l’intégralité.

36 Heures d’immersion à la « clinique des hortensias ».

Du 14 au 15 février 2017

Un grand merci aux filles, grâce à qui j’ai pu reprendre la marche à pied. Le résultat est au rendez-vous, certes !  Mais quel parcours !

Départ à 6h30 de St Vallier avec Var Assistance. Le chéri de la cadette m’avait prévenu, il travaille pour la même société, mais ailleurs ! Il avait raison le ‟bougre″ ils sont au « top », à l’heure, et sympas jusqu’à l’arrivée.

Mais aujourd’hui c’est le 14 février ! La saint Valentin !

ACTE 1

La salle d’accueil et d’attente est vide à l’exception d’un homme un peu plus âgé que moi. Quoi de plus normal, il est à peine 7h30 ! À l’entrée du service trônent deux machines (café et sandwich), elles sont aux réapprovisionnements. Les consignes sont claires : arriver à jeun à 8h00. Quel supplice de voir un des techniciens actionner la machine à café ! Rien que l’odeur et voir ces jambon/beurre hum !!! Allez calme-toi, la secrétaire arrive.

            Début des hostilités : il faut se munir d’un ticket numéroté qui donnera l’ordre de passage et ce distributeur s’appelle « un camembert !» Mon prédécesseur étant le premier, je l’ai bien sûr laissé passer. La secrétaire a mis un bon ¼ d’heure, la mignonne pour faire chauffer ses stylos et son imprimante ! Et durant ces 15 minutes une quinzaine de personnes étaient rentrées, certaines prenant un ticket au fameux camembert, d’autres non, préférant attendre sagement debout à côté du premier lambda arrivé avant moi et terminant son dossier d’entrée.

- Hé s’il vous plait ! Je suis arrivé après le monsieur à côté de vous !

- Oui j’ai vu mais j’ai juste un renseignement à demander !

Accueil ! Mon ″cul !  Plutôt que de mettre des panneaux indicateurs de tous les toubibs à l’entrée de l’hôpital, il aurait dû mettre un vigile à l’entrée. Tout le monde se pointe avec le sourire et la phrase magique « j’suis pressé ! »

            Allez c’est enfin mon tour, 15 minutes pour moi aussi et une lettre, en l’occurrence le « B » Je suppose que l’ancien devant moi possède le « A » De nouveau 10 minutes d’attente, avant de voir arriver une jeune fille avec un dossier à la main. Elle murmure, et je dis bien murmurer le chiffre « 1 » et repart. Ni l’ancien, ni moi ne réagissons (la salle est pleine de demandes en tous genres) :

- le médecin Untel s’-il vous plaît ?

- Vous ressortez à droite et encore à droite.

La jeune fille réapparait de nouveau en appelant : Monsieur (Tartemuche), si bas que la secrétaire intervient :

  • C’est pour les entrées !

En voilà au moins un qui a franchi les portes battantes (mon prédécesseur) ! Deuxième passage de l’hôtesse qui murmure à l’oreille des patients. Je me lève pour lui faire gagner son précieux temps ! Eh bien, pas de bol ! La demoiselle prend dans l’ordre où les femmes de ménage terminent leurs « tafs » dans les chambres qui se sont libérées. Donc après le « A » ce n’est pas forcément le « B ».

Enfin mon tour arrive, je n’ai plus ces satanées distributeurs de « bouffes » en vues qui ne me « fendent » pas le cœur mais l’estomac !

ACTE 2

La chambre individuelle (haut de gamme, et de qualité supérieure) porte bien mal son nom : Une chambre premium c’est un lit, un fauteuil inconfortable et une téloche accrochée au plus haut du mur. Ils ont dû croire qu’on pourrait la leur voler. La mutuelle rembourse 70 euros, la piaule est en correspondance !

Mais si on active la télé c’est 84 euros ! Bénef et encore bénef ! Soit 14 euros par jour de sa poche.

L’infirmière arrive quelques minutes plus tard et me dépose sur le lit mon déguisement pour entrer en salle d’opération ou d’examen. Je lui explique que je n’ai pas de produit désinfectant pour la douche avant ces examens :

  • Ce n’est plus nécessaire monsieur ! Me rétorque telle.

Je lui explique ce que je suis censé être venu faire dans ses services (pose d’un stent). Je lui montre mon dossier et lui demande, en insistant bien, de laisser au toubib qui va m’examiner le compte rendu du chirurgien qui m’a opéré en 2015. J’insiste, je tiens à ce compte rendu. Et j’aimerais qu’il me soit rendu en fin d’expertise ou d’intervention.

Deux ou trois blablas, je lui dis que j’ai une fille infirmière, qui a travaillé non loin d’ici !

Pas le temps de continuer la conversation, elle m’interrompt !

  • Et elle ne regrette pas d’être infirmière ?

Un blanc s’installe et après réflexion :

  • Je ne pense pas, elle est devenue libérale !

Un autre blanc, puis elle quitte la chambre et me fait comprendre que l’on vient me chercher rapidement. Je ne sais pas où je vais, (un examen ou un directement l’opération).

J’ai juste le temps de comprendre comment fonctionne le coffre-fort situé dans l’armoire afin d’y laisser mon portefeuille, mon téléphone et ma montre. Une petite voix douce me demande de m’installer sur le brancard à roulettes. Je m’exécute en passant de la position allongée sur le lit à la même position en équilibre sur mon cabriolet d’hosto !  La môme est si frêle ! Elle va galérer la pauvre à pousser mon quintal !

Et c’est parti pour un couloir, puis un deuxième et un ascenseur, il y a moins d’amortisseurs sur leurs brancards que sur ma caisse à savon. À chaque passage de couloir, une barre métallique, et « craque ma poule » une côte qui saute ! Et comme d’habitude : descente aux sous-sols comme en 2015 pour ma dernière pose de stent où c’était déjà mélodie en sous-sol… (Sans Gabin ni Delon)

Ma brancardière me conduit dans un souterrain, puis me stationne le long du mur bien au frais ! On se gèle toujours au plus bas des hôpitaux ! Cinq minutes passeront, le temps de lire les dernières conventions de travail affichées à l’angle du mur et derrière la porte. Je doute que quelqu’un ait pu en prendre connaissance là où elles sont collées !

ACTE 3

Une blouse blanche apparaît, elle s’appelle Josépha, et me dit de ne pas m’inquiéter, que tout va bien se passer. Allez donc !

La porte battante s’entrouvre sous l’effet percutant de mes 100 kg et du brancard poussé par la belle. Attention le molosse entre en scène ! Première piqûre préparatoire au bras gauche et mise en place d’un petit dispositif à deux entrées, d’après les couleurs je dirais l’une pour le Whisky et l’autre le Coca je suppose).

 Puis vient le tour du grand Manitou : celui qui vous endort sans vous raconter d’histoires douces.

 

J’ai l’impression d’être dans un grand garage avec une grosse "téloche" version moniteur à ma gauche où mon nom apparaît. C’est bon signe, ils ne se sont pas gouré d’individu ! Important pour la dose d’injection du sommeil !

 

Au-dessus de moi, un gros carré d’acier de 80 par 80 centimètres sur 20 centimètres de haut avec une vitre qui me renvoie le reflet de ma tronche. Enfin, des panneaux d’acier et de vitres entourent la Vedette afin que personne ne force les portes d’accès de ma loge pour avoir un autographe. 

 

J’ai toujours froid, tout le monde s’agite (trois je pense !) le plafond commence à bouger. Non je vous rassure je ne suis toujours pas dans le cirage, c’est le caisson suspendu sur une noria de barres transversales fixées au plafond qui coulisse le long de ses axes. Pas rassuré pour autant le petit (gros) gars ! 

 

ACTE 4

 

Réveillé je suis ! Je les entends bien. Mais surtout je sens bien que quelqu’un trafique dans mon espace cardiovasculaire ! Ils ont vu que j’étais conscient. La jolie Josépha s’affaire à protéger le caisson métallique suspendu devant mon visage et les parois de protections latérales en matière plastique. Je dirais même qu’elle galère !

Je vois ce que je ne dois pas voir !

Afin de détourner mon attention le chirurgien m’interpelle :

  • Oh le Vosgien, arrête de bouger ! Ça y est, on est au bout !

Y parle du Vosgien, je le connaîtrais le toubib ? Je lève la tête légèrement histoire de voir sa tronche ! Et non, inconnu au bataillon, il n’est pas de ma promo. On n’a pas crapahuté dans le même talweg ! 

Soyons sérieux, si tu prends mon numéro de sécurité sociale : ce qu’a fait le toubib pour m’appeler le Vosgien ! 1 53 03 88 000 000 :

Le 1 masculin.

   53 l’année de naissance.

   03 le mois.

   88 le département.

Le suivant le numéro de la commune de naissance, et le dernier trio de chiffres le énième bébé né dans la commune au courant de l’année 53. Il est toubib il le sait tout ça !! Que le 88 c’est les Vosges ! Allez : on ferme la parenthèse.

 

            Quant à lui, le chirurgien, il insiste toujours pour mettre en place son stent (tuteur vasculaire). Il y tient, il veut absolument me rendre le flux vasculaire abondant de mes 20 ans. Quant à moi je m’accroche aux barres parallèles de mon brancard, et ce n’est pas pour faire des figures acrobatiques !

 

J’ai juste le temps de demander à Josépha qui termine son ouvrage de camouflage :

  • À quoi servent vos plastiques ?
  • À assurer votre protection monsieur !

Bien sûr ! Je n’y avais pas pensé ! Et pourquoi n’étaient-elles pas en place avant mon arrivée dans votre garage !

            Je suppose que la dose magique n’était pas suffisante pour aller au bout de l’opération. J’étais réveillé, mais plus la moindre discussion avec le chirurgien !

Retour case départ. Même conductrice de traîneau et parcours inverse. J’ai faim.

 

ACTE 5

 

  • Un petit croûton s’il vous plaît !
  • Rien impossible !

La meilleure solution pour couper la faim c’est de dormir, et ça je sais le faire ! Réveil, pionce, réveil ! Le plateau repas arrive ! Ouah !

Pas de douleur particulière au niveau de l’aine pas de balafre supplémentaire juste un petit trou. Par contre, une douleur constante au poignet droit : un bracelet plastifié et serré à bloc m’engourdit la main. L’infirmière de passage m’explique qu’elle ne peut desserrer d’un demi-cran que toutes les deux heures sans autre explication !

 

Quelle galère ! Je pense que c’est par cet orifice qu’ils m’ont injecté de l’iode leur permettant de suivre le flux sanguin. (Fameux whisky-coca) Cette douleur occupe mon conscient sans cesse. Même la télévision sur BFM n’y fait rien ! Sur 36 heures d’immersion, je l’aurai utilisée deux heures cette télé ! Alors je ronque ! « Ronquer » de l'occitan roncar, ronfler. Pour moi, c’est le meilleur des anti-douleurs (antalgiques).

 

Nuitée ; petit déjeuner ; le desserrage du bracelet s’est opéré sans que j’y ai prêté plus d’attention !

L’infirmière de la veille déboule dans ma piaule et m’informe des dernières nouvelles :

  • Vous sortez cet après-midi, mais avant vous avez un doppler dans une demi-heure.
  • Ok, pensez à me rendre mon dossier complet s’il vous plaît.

 

Et c’est reparti : en chaise roulante cette fois, encore une petite demi-heure d’attente devant la porte du toubib spécialiste du doppler rapide.

Le voilà enfin prêt à m’accueillir, après être sorti ; rentré ; sorti une multitude de fois, le toubib se décide enfin à bosser, enfin, je pensais ! Son officine, c’est la surface de mon appart ou du garage en sous-sol où j’ai séjourné précédemment. Son mobilier et de la période renaissance, c’est vraiment un bureau magnifique !

  • Déshabillez-vous et prenez place !

 

En 30 secondes chrono (et ce n’est pas le titre du film), il m’a posé son appareil sur l’aine après m’avoir enduit d’un produit visqueux, m’a fait écouter « doug doug » une seule fois cette double consonnances. Et m’a dit :   c’est parfait vous pouvez vous rhabiller.

Je n’ai pas poussé la chansonnette cette fois :

  • Combien je vous dois ?

 

En consultation privé sans doute cinq euros la seconde ! Faite le calcul pour cinq minutes.

 

ACTE 6

 

La pauvre nana (infirmière, aide-soignante ou plutôt brancardière) m’annonce un retour en chambre. Je décide qu’après tout je dois être guéri !

  • Et bien mademoiselle, je vais abréger vos souffrances ! Je rentre à pieds et vous n’aurez pas à me pousser !
  • Oh, ne vous inquiétez pas, moi ça fait deux heures que je ne fais que ça !

Qui sont ces jeunes filles qui parcourent les étages de long en large ? Des aides-soignantes je suppose, ou des brancar­dières !

11h15 sonnent à ma montre ventricule deux fois 12 heures, mon estomac n’en peut plus, je suis en piaule et la femme de ménage me demande quand je quitte les lieux.

  • Oh ! oh ! Du calme madame, on m’a dit début d’après-midi. Il faut encore que j’appelle Var Assistance pour mon retour et je réside à St Vallier. Donc je ne pense pas être en mesure de partir avant 13heures !
  • Vous n’êtes pas prévu pour le repas de midi !
  • Tiens donc, vous pouvez m’appeler l’infirmière ?

         

Décidément elles vont m’en faire une tous les jours. Hier à mon retour du garage (salle d’opération), j’apprenais qu’il fallait quitter le luxe 1er échelon pour retourner à la vie familiale à deux par chambre ! Ah ! moi qui ai supprimé cela depuis plus de 20 ans, ça ne va pas allez les filles ! (Divorcé). Il a fallu que je leur dise que j’avais réservé par internet depuis le samedi pour qu’elles me lâchent la « grappe » ! C’est vrai, c’était le 14 février, il ne devait plus y avoir de chambres individuelles de luxe 2ème et 3ème niveau !

Elle arrive l’infirmière, et malheureusement j’ai niqué son plan, qui sans doute était de caser un nouveau patient rapidement. Merci ma fille, ton statut d’infirmière libérale m’a sauvé, et mon repas est assuré pour midi. Quant à l’infirmière, elle n’est pas venue pour rien puisqu’elle me rapporte mon dossier et repart aussitôt !

Je vais devoir appuyer sur la sonnette une deuxième fois en 36 heures ! L’effet est immédiat, elle arrive de nouveau !

  • Il manque dans mon dossier la seule chose que je vous avais demandé de me récupérer absolument : le compte rendu opératoire du docteur (Folamour).
  • Je vais faire des recherches me dit -elle !

Dans ma tête : « Recherche ma belle, je ne partirai qu’avec mon dossier complet ». C’est incroyable à quel point on peut perdre ou égarer un compte-rendu médical qui dit clairement : « encore faut-il pouvoir le décrypter, je me suis planté, toutes mes excuses mais je n’ai pu faire mieux ! »

FINAL

            Repas consommé, info télévisée, Var assistance arrivé ! Merci au chéri de ma petiote, il avait raison le gars, le dossier de sortie est fait, mon sac est porté, et ma voiture avancée. Que du bonheur !

Voilà pour vous mes filles ! Ce compte-rendu final des journées du 14 et 15 février 2017. Et je n’y ai passé que 36 heures ! Vous avez en pièces jointes le résultat des toubibs. Et réellement, comme le pense l’infirmière que j’ai eue en cardiologie : vous assurez un métier certainement difficile avec des contraintes budgétaires qui parfois vous dépassent. C’est un monde où l’argent se compte à la minute, loin de vos petits budgets, mes filles ! Mais c’est vos vies professionnelles, et je les respecte.

Je vous aime, et merci encore pour votre accompagnement. Papa

J’ai de nouveau cette sensation de liberté : alors que faire, continuer ma tabagie au risque de tout détruire, de reboucher encore et encore mes artères vieillissantes ? Ou prendre de nouveau en main mon destin qui somme toute reste encore sympathique en longévité. Si je prends comme référence mes géniteurs.

Quand je pense au Paternel qui lui, a mis fin à 30 ans de tabac gris en une journée. À croire qu’à l’époque il n’y avait pas tous ces agents de texture qui, mélangés au tabac, nous donnent cette sensation de manque, telle une drogue ! Il faut quand même avouer que l’odeur des effluves de tabac n’est plus le même qu’avant ou peut-être est-ce tout simplement mon odorat qui a changé avec les années ! C’est comme le Nutella, je n’en achète plus. D’une part c’est aussi bien pour mes rondeurs, d’autres parts je trouve qu’au palais mes papilles ne retrouvent plus les mêmes sensations que celui de cette pâte à tartiner de mes dix ans. Ou là encore c’est tout simplement la nicotine qui avec le temps à endommagé les cellules gustatives de mes papilles et donc falsifiés mon goût et les saveurs d’antan. 

            Je pourrais toujours faire le point des sommes de fric engagées pour cette tabagie de longue durée. Mais la somme serait sans nul doute si déroutante, que j’en viendrais à « rallumer la chaudière » et la tenir à la bonne température encore quelques années.

Quelle horreur !  Où suis-je ? Que fais - je ? Dans quel état j’erre ?

Pause : c’est l’heure du café (encore addiction)

            Et pourquoi pas quelques kilomètres en campagne, afin de profiter pleinement de mes nouvelles fonctions pédestres ! Je pense (donc je suis !), que mon esprit a besoin d’oxygénation. Rien ne vaut une bonne activité physique après un bon repas ! Dixit l’auteur (moi-même).

Passons aux choses sérieuses, il est temps que j’évalue mes dépendances. Les articles qui suivent ont été extraits de : Nicotine Discrimination in Men and Women. KA Perkins. Cet article est peut-être un peu long mais il explique correctement la différence entre la dépendance physique et psychologique. Il faut en prendre connaissance pour appréhender au mieux votre premier essai de rupture avec le tabac.

Les différents types de dépendance

« Certains spécialistes ont fait une différence entre les dépendances physiques, psychologiques et comportementales. L'idée étant que la dépendance physique est due à l'impact de la substance active (dans le cas du tabac, il s'agit de la nicotine) sur le cerveau.

Alors que la dépendance psychologique et la dépendance comportementale seraient liées à d'autres facteurs : on fume plus volontiers lorsqu'on est dans tel ou tel état d'esprit, ou dans telle ou telle situation. Pour certains, le désir de fumer vient lorsqu'on est en présence d'autres fumeurs. Pour d'autres, c'est plutôt devant un livre, un ordinateur, un café ou un verre d'alcool.

Tabac et alcool :

Cette classification par types de dépendances n'est qu'un modèle d'origine assez ancienne. Aujourd'hui, beaucoup de chercheurs pensent que, malgré sa complexité, il ne faut pas chercher à subdiviser la dépendance, car il n'y a pas de règles scientifiques claires pour le faire. Quoi qu'il en soit, on peut passer en revue les types de dépendance, en gardant à l'esprit qu'il s'agit probablement de manières différentes d'appréhender une même réalité.

La dépendance physique ou pharmacolo­gique s'explique probablement par l'augmentation, chez les fumeurs réguliers, du nombre de "récepteurs nicotiniques" à la surface des cellules nerveuses. Ces récepteurs sont appelés nicotiniques parce que la nicotine s'y lie très fortement dans des conditions de laboratoire (et lorsque l'on fume !). Mais dans des conditions naturelles, il n'y a pas de nicotine dans le corps humain : les récepteurs nicotiniques sont en fait conçus pour recevoir un neurotransmetteur appelé acétylcholine.

L'acétylcholine est l'un des neurotransmetteurs les plus courants dans le corps humain, surtout à l'intérieur du cerveau, mais aussi au niveau de l'activation des muscles.

 Donc la prise de nicotine est susceptible d'avoir des effets à tous les niveaux conscients et inconscients de l'être humain. Chez les sujets dépendants, les études montrent que le nombre de récepteurs nicotiniques diminue lentement après l'arrêt du tabac. Un niveau normal n'est atteint qu'après 6 à 12 mois, au plus tôt.

Les effets aigus liés à la dépendance physique à la nicotine (= symptômes de sevrage) s'estompent néanmoins 1 à 2 mois après l'arrêt du tabac, selon le degré de dépendance. C'est pour cette raison qu'il est important de suivre les traitements (consultations médicales, substituts nicotiniques, bupropion) pendant 2 mois au minimum.

La dépendance psychologique ou psychique dure plus longtemps que la dépendance physique, et elle est plus difficile à saisir. Les personnes souffrant de ce type de dépendance ont besoin de cigarettes pour réfléchir, pour se relaxer ou tout simplement pour se sentir bien. Certains fumeurs vont même jusqu'à penser qu'ils ne sont pas capables de vivre sans tabac, et que le produit fait partie intégrante de leur vie d'adulte. Il faut compter 6 à 12 mois, voire davantage, pour se défaire de la dépendance psychologique. La dépendance comportementale ou environnementale est liée à la dépendance psychologique (et à la dépendance physique) mais elle concerne spécifiquement les gestes que l'on accomplit au quotidien. C'est loin d'être anodin, puisque les fumeurs réguliers portent leur main à leur bouche plusieurs centaines de fois par jour. C'est pour contrecarrer la dépendance comportementale que l'on conseille à certaines personnes, dans les semaines qui suivent l'arrêt du tabac, de mâcher des gommes ou des bonbons, de s'occuper les mains, ou de se promener avec un objet dans la poche pour remplacer le paquet de cigarettes.

Le concept d'oralité prétend que le rapport à la cigarette est similaire aux premiers sentiments de plaisir et de satisfaction procurés par le sein maternel. La cigarette, toujours disponible, est portée à la bouche pour calmer toutes les angoisses. Les fumeurs qui ont un problème d'oralité courent davantage de risques que les autres de compenser leur sevrage (!) par une augmentation de la prise de nourriture ou d'alcool. Ce concept se situe à mi-chemin entre les dépendances psychologique et comportementale.

De manière générale, il est important de comprendre que la dépendance à la cigarette est une combinaison de tous ces facteurs. Ce n'est pas parce que telle ou telle personne est sensible à des aspects psychologiques qu'elle ne réagit pas physiquement au "shoot" de nicotine procuré par chaque cigarette.

Cinétique de la nicotine :

Selon des recherches récentes analysées par le chercheur italien Christian Chiamulera, la nicotine pourrait agir au niveau du cerveau pour relier entre eux les différents types de dépendances. Ainsi, elle rendrait les fumeurs plus attentifs aux indices liés au tabac qui se trouvent dans leur environnement (odeurs, indices visuels, ambiance). Et elle renforcerait le lien inconscient entre ces indices et l'acte de fumer. Puisque la nicotine stimule de manière générale la circulation des flux nerveux dans le cerveau, une telle explication est tout à fait plausible.

La dépendance des femmes à l'égard de la cigarette possède sans doute une composante psychologique plus forte que la dépendance des hommes, qui se concentre davantage sur l'effet des shoots de nicotine. D'après les travaux du chercheur américain Kenneth Perkins, les femmes sont plus sensibles aux aspects olfactifs et gustatifs de la cigarette : si on leur ôte l'odeur ou le goût de leur marque préférée, elles y perdent beaucoup plus de satisfaction que les hommes. »                              Références :C Chiamulera. Brain Research Reviews, In Press (2004).

Je vous avais prévenu, certes un peu long mais instructif.

Mon code d’honneur du non-fumeur. 

Je ne suis pas sorti de « l’auberge », après avoir lu ces énoncés, je suis sur les rotules. Napoléon leurs a filé un coup de main pour écrire ces textes ! Allez courage ! Il ne faut rien lâcher, maintenant je comprends mieux les mécanismes liés à la consommation de la nicotine.  Il est temps de gérer mon sevrage, et de commencer à rédiger mon code d'honneur du non-fumeur ! Mon règlement interne et unique propre à moi, qui vis dans mon petit appartement meublé, je vais devoir le créer et préparer mon nécessaire de survie. On s’y croirait déjà presque ! Pas vous ?

            Le plus important, à mes yeux, est de faire disparaître les ustensiles du fumeur que je suis. Rien que l’odeur d’un cendrier non lavé trainant sur la table me donnerait irrésistiblement l’envie de foncer chez le buraliste racheter un paquet de clopes. Mes deux dernières tentatives ont échoué à cause essentiellement de mes rencontres féminines. Je me souviens de cette superbe journée estivale à Sainte Maxime. Je ne fumais plus depuis deux ans quand un beau dimanche de juillet, le téléphone me chante la douce mélodie de Marie Chantal !

  • Bonjour, je suis de passage, ce serait génial si l’on pouvait passer la journée ensemble en bord de mer.
  • Bien sûr, je te prends chez ta fille demain vers 11h00, bisous à demain.

Et voilà, c’était foutu pour moi. La balade fût des plus agréable pour rejoindre Sainte Maxime un peu encombré comme d’habitude au mois de juillet. Puis vint le moment de passer à table et de préférence en terrasse me dit - elle. Hé oui, la belle fumait encore et se foutait bien qu’il n’en fut pas de même pour moi. Mais à l’époque cela ne m’inquiétait pas, je savais que j’étais capable de résister au démon de midi celui qui surgit à l’apéro ! Le début du repas sera nickel, puis viendra l’heure du café. Nos voisins de table sont aussi fumeur, et j’ai déjà les effluves de leurs cigarettes sous le nez, mais comme si cela ne suffisait pas j’ai en plus les fumettes de Marie-Chantal au visage ! Honnêtement, au départ, aucun problème, j’avais pris l’habitude avec mes amis de les laisser fumer chez moi. Jusqu’à présent je n’avais rencontré aucun phénomène physique ou psychique me procure une envie soudaine de rallumer une cigarette. Et pourtant :

Je lui ai demandé une taffe, puis une autre, et le tour était joué ! Alors pourquoi ce jour-là plus qu’un autre ? Aucune idée ! Si une telle aventure vous arrive, demandé à déjeuner à l’intérieur du resto là au moins vous serez un peu plus protégé par la tentation – Et délivrez-nous du mal amen ! Sauf que moi je ne pensais pas être pris au piège de Marie-Chantal qui aurait pu sérieusement s’abstenir de me souffler si gentiment la fumée au visage. Mais voilà c’est comme ça, rien à faire à par se rappeler la phrase : 

  • Bonjour monsieur le buraliste !

Comble de l’ironie, il y en avait un à 10 mètres de notre table.

Et la précédente ne vaut pas mieux, encore une femme ! Mais cette fois ce fut pour de mauvaises nouvelles. Dans l’assemblée un quidam m’a tendu un paquet de cigarettes ouvert, l’une d’elle sortait bien en évidence ne demandant qu’une chose – Être subtilisé du paquet et s’enflammée avant de se consumer sur le bord de mes lèvres – Encore une fois une personne vous tends l’irrésistible sans se douter un seul instant qu’il offre un cadeau empoisonné à un ancien fumeur. Et bien sûr ce qui devait arriver c’est réellement produit. Sans même réfléchir, j’ai saisi cette clope et l’ai fumée jusqu’au bout.

 C’est incroyable à quel point l’apport de nicotine rapide dans l’organisme joue sur la dépendance immédiate ! Certes, je me sentais mieux après l’annonce de cette mauvaise nouvelle, mais cette seule cigarette venait de détruire à nouveau une belle période d’abstinence. Ce qui met en pétard, c’est que c’est seulement la première qui est extra en saveur douce et parfumée. Cette sensation ne se retrouve plus dans les suivantes, elles deviennent d’emblée habituelles et instinctives sans particularités presque anodines et pourtant elle déclenche en nous ce besoin immédiat de recommencer et de remettre le couvert comme si aucune interruption n'avait eu lieu précédemment. De nouveau le tour était joué, orchestré, et emballé. Circulez : il n’y a rien à voir !

  • Bonjour monsieur le buraliste !

  Voilà pourquoi le simple fait au début d’un sevrage d’avoir un cendrier à portée de main pourrait engendrer une rechute rapide. Ceci étant dit, je suis prêt pour de nouvelles aventures sous la bannière de « non-fumeur ».

Je ne vais pas vous faire la mauvaise plaisanterie du choix de la date, je l’ai tenté de vaines fois, à Noël et plus particulièrement comme tous les fumeurs au Nouvel An ! Cela ne marche jamais. Combien s’y sont cassés les dents. Je ne vais donc pas choisir le moment idéal puisqu’il n’existe pas.

La Volonté : Ah quel joli mot ! Comme dirait mon père en parlant de moi (quand j’étais un gosse) bien sûr :

  • Tu devrais la trouver sous la semelle de tes « Godasses » !

Qu’est-ce qu’il avait raison l’ancien, la volonté n’a jamais été mon fort !  Toujours est-il que j’ai deux réussites à mon actif, alors pourquoi pas trois ? Soyons réaliste, je vais devoir aussi gérer l’Abstinence ! Tiens, un autre joli mot, enfin moi qui vis seul depuis quelques temps, je le connais bien ce mot-là :

  • Je ne vais pas vous faire un dessin tout de même !

Une pensée traverse mon esprit subitement, si j’arrête le tabac, il va falloir se restreindre en alcool ! Vous pouvez constater que je n’ai pas utilisé le mot précédent volontairement. On ne peut quand même pas tout supprimer. Je prends pour exemple le chocolat en tablette ou en pot d’une marque bien connue. Ne dit-on pas que les hommes en manque d’affection ont besoin de chocolat ?

Quand je dis : restreindre l’alcool, je n’ai pas dit pour autant que j’en abusais. Sans quoi, je n’aurais plus de permis de conduire depuis bien longtemps. Un apéro plus deux verres de vin à table c’est le quotidien de bien des français, et en pesant 100 kilos ce n’est pas 25 cl de vin qui vont m’ébranler. Il faut juste se restreindre un peu et le faire sur la distance, dans le temps imparti des 21 jours alloués pour réussir.

Alors pourquoi 21 jours me direz-vous ! À vrai dire j’en avais déjà entendu parler, et même les publicitaires s’en sont emparé du fameux mythe des 21 jours. Qui selon certaines études sérieuses auraient une action sur le phénomène de « l’habituel ». En voici une définition plus précise :

« Maxwell Maltz était chirurgien plastique dans les années 1950 lorsqu'il s'est rendu compte d'une étrange tendance chez ses patients. Quand le Docteur Maltz pratiquait une opération du nez, par exemple il constatait que le patient mettait environ 21 jours à s'habituer à son nouveau visage. De même, quand un patient se faisait amputer d'un bras ou d'une jambe, Maltz remarquait que le patient avait la sensation de posséder un membre fantôme pendant environ 21 jours, avant de s'adapter à sa nouvelle situation.

Ces expériences ont poussé Maltz à réfléchir à sa propre période d'ajustement aux changements et aux nouveaux comportements, et il a constaté que lui aussi avait besoin de 21 jours pour prendre une nouvelle habitude. Maltz s'est mis à décrire ces expériences et a déclaré : "Tous ces phénomènes observés chez la plupart des gens semblent indiquer que l'on a besoin d'au minimum 21 jours pour faire disparaître une vieille image mentale et en créer une nouvelle". » Fin de citation.

Des études sérieuses reconnaissent que sur une période de 21 jours, on est en mesure de pouvoir changer ses habitudes ! Je m’explique. Connaissez-vous dans votre entourage quelqu’un capable d’ouvrir une tablette de cet excellent produit chocolaté et de n’en croquer qu’un seul carré ? Impossible, cela n’existe pas. Passons à un autre produit tout aussi réactif que la nicotine à condition de respecter les doses : L’alcool ! À consommer avec modération dans tous les cas… De toute façon avec le métier que je pratique, il y a un alcootest au démarrage. Donc, je ne peux en profiter pleinement que le soir et encore pas trop tard. 

Arrêter de fumer : Oui, mais pas devenir moine ! Alors parlons uniquement de ce qui me concerne : Le tabac ! 

            Les festivités, les bals musettes, les mondanités, les boîtes de nuit sont tous des endroits où il ne faut pas mettre les pieds les premiers jours d’Abstinence. Pas demain, j’ai un repas avec ma fille et son Julot, pourquoi pas lundi ! Allez va pour lundi, ça tombe bien il ne me reste que deux paquets. Il va juste falloir que je demande à la gendarmerie de faire un barrage devant l’échoppe de monsieur le buraliste. - Au cas extrême où ma belle volonté me lâcherait en cours de route - De nos jours il faut tout prévoir ! 

            Je flippe déjà alors qu’il me reste 36 heures avant de passer aux choses sérieuses. Au moins cela me laisse le temps de réfléchir, Suis-je vraiment obligé d’arrêter de fumer ? La réponse est oui tout simplement parce que je n’ai pas de limite, certain sont capable de griller quatre ou cinq clopes par jours moi non. Dès que je suis en mode ordinateur, le cendrier se rempli sans même que j’ai eu l’impression dans avoir allumé une seule ! Je ne suis pas le seul fada dans cette situation, je reconnais cet excès depuis des années et surtout depuis que nous utilisons les ordinateurs de salon qui nous ouvre tant de porte aujourd’hui accessible.

            L’écriture avec Word, les statistiques avec Excel, les diaporamas avec nos plus belles photos sur Power Point, les recherches de tous genres sur internet. Et pourtant il y a tant de choses qui doivent cesser rapidement ! Du genre : 

  • Terminée la « Gueule » pâteuse le matin.
  • Terminés les trous dans les vêtements.
  • Terminés les départs en vitesse parce que le buraliste va fermer ses portes.
  • Terminées les remarques désobligeantes des potes qui débarquent et vous disent : Ça pue le tabac chez toi !
  • Terminé de brûler ses moustaches au-dessus de la gazinière quand les briquets sont vides !
  • Terminé d’astiquer les vitres, la télé, les miroirs et le pare-brise couvert d’un mélange brunâtre et visqueux !
  • Terminées les sorties sur la terrasse quand il gèle et que vous êtes invité chez des non-fumeurs !
  • Terminée cette sensation de chercher en vain sa respiration pour monter quelques marches !
  • Terminé de camoufler votre haleine de Chacal !
  • Terminées les fins de mois difficile ! (À moins que monsieur Hollande décrète la gratuité du tabac lundi !)

Soyons motivés et encore motivés et toujours motivés !

21 jours à tenir !

Comme tous les grands challenges il est préférable d’être accompagné. Je commence ce livre en parlant de Jacques qui s’est fait délester de 250 euros sous hypnose. Eh bien c’est avec grand plaisir qu’il me rejoint lundi pour le début de cette expédition de 21 jours sans tabac.

En matière d’arnaque à l’hypnose, tout est possible. Le mieux est de s’informer correctement sur internet avant de passer à l’acte. Vous éviterez de vous faire escroquer et délester de 250 euros bêtement, sans avoir bien sûr à aucun recours !

            J’ai eu la chance (je l’explique plus en avant dans ce livre) d’avoir eu recours à l’hypnose et d’avoir réussi l’arrêt du tabac, en payant un tarif modéré. J’ai bien peur que cela ne soit plus le cas maintenant, à moins de trouver un vrai spécialiste. En parcourant le sujet sur la toile, j’ai trouvé des propos intéressants qui mériteraient une bonne lecture ! Je vous invite à prendre connaissance de l’avis de Jean-Noël Dubois Médecin tabacologue.


Les règles de l’hypnose

« Quand on parle hypnose et arrêt du tabac, le premier réflexe est de penser que les arnaques se multiplient… Alors voici quelques conseils qui vont vous aider à faire le tri entre les vrais thérapeutes de l’hypnose, susceptibles de vous aider à quitter la cigarette et les vrais arnaqueurs susceptibles de soulager votre portefeuille sans modifier fondamentalement votre addiction à la cigarette.

J’ai 35 ans de pratique en hypnothérapie derrière moi, et j’ai soutenu en 1991 ma thèse de doctorat en médecine sur les stratégies utilisables pour apporter du soin grâce à l’hypnose. Voici donc les différentes composantes qui vont vous permettre de savoir si l’hypnotiseur acquis auquel vous allez confier votre cerveau, mérite la confiance que vous lui accordez. Le thérapeute prend le temps de connaître votre histoire

Première règle éthique, l’hypnotiseur doit prendre le temps de connaître l’histoire de son patient, les bons et les mauvais moments, et surtout de repérer les violences et les psycho-traumatismes que vous pourriez avoir subi au cours de votre vie. 30 minutes d’entretien sont un minimum requis pour éviter à l’hypnotiseur de faire des bêtises sur un terrain psychologique particulier.

Il définit avec vous les objectifs de la thérapie par l’hypnose

Deuxième règle éthique, l’hypnotiseur doit définir avec vous l’objectif que vous souhaitez atteindre, reformuler cet objectif afin de s’assurer que vous êtes bien en accord, et sur les modalités et sur les étapes nécessaires pour que vous puissiez obtenir satisfaction.

Il existe deux grandes stratégies qui permettent d’atteindre un état hypnotique :

La stratégie traditionnelle, consiste à apporter des suggestions répétitives permettant d’induire des perceptions physiques particulières chez le sujet, et de provoquer des comportements en cohérence avec les suggestions appropriées, pourvu que celles-ci ne soient pas en conflit avec les valeurs et les principes moraux du sujet.

La stratégie Ericksonienne, moins directive, permet au sujet de modifier ses comportements en conformité avec les métaphores du thérapeute, qui joue le rôle d’un accompagnant un peu plus permissif dans le cadre d’une rêverie presque éveillée.

La thérapie par l’hypnose n’est ni « magique » ni instantanée.

Le candidat à l’arrêt du tabac, aime à imaginer une action rapide et magique lui permettant d’entrer dans le cabinet du thérapeute en tant que fumeur, et de ressortir totalement libre de son addiction au tabac. Certains fumeurs sont prêts à dépenser 500 euros en une seule séance pour arrêter de fumer, et ils n’oseront pas dire ensuite qu’ils se sont fait arnaquer, préférant continuer à fumer en cachette que d’avouer à leur entourage leur mésaventure.

Ce qu’il faut vérifier si vous vous lancez dans une thérapie par l’hypnose

Un tri est possible parmi les nombreuses offres existantes. Un diplôme de thérapeute, médecin, psychologue, infirmier, soignant diplômé d’État, offre un premier niveau de compétence, et une spécialisation en hypnothérapie, validée par un institut de bonne notoriété vous offre déjà une première sécurisation.

« DEMANDEZ À L’HYPNOTISEUR QUELLES SONT SES RÉFÉRENCES ET DIPLÔMES »

Vous pouvez et je pense que vous devriez systématiquement demander à l’hypnotiseur quelles sont ses références, quels sont ses diplômes, et recevoir une réponse facile et claire, qui sera le gage d’un respect mutuel indispensable pour cette pratique. En cas de réticence ou de refus, de détournement d’attention, méfiez-vous, vous êtes sur une mauvaise piste.

Savoir si l’hypnose a fonctionné pour arrêter de fumer

La séance se déroule et vous voulez savoir si votre objectif, être définitivement dégoûté du tabac, est atteint ou pas.

Si le thérapeute s’est engagé sur cet objectif, qu’il vous a promis la réalisation de cet objectif à la fin de la première séance, vous êtes légitimement en droit de vérifier avant de payer si l’allumage d’une cigarette provoque chez vous le dégoût attendu. Si ce n’est pas le cas, je vous engage à ne rien régler avant d’avoir obtenu ce qui était convenu avec l’hypnotiseur.

Méfiez-vous très fortement de ceux qui vous proposent de régler d’abord, en vous assurant que vous pourrez ensuite revenir gratuitement faire d’autres séances si le résultat n’est pas satisfaisant.

Il est parfaitement légitime d’établir clairement un contrat oral ou écrit avec le thérapeute, précisant l’objectif à atteindre, les éventuelles étapes pour atteindre cet objectif, le maintien de cet objectif dans la durée, ainsi que l’engagement financier réciproque, si l’objectif n’est pas atteint.

L’hypnose est un outil d’une remarquable efficacité, pourvu qu’il soit utilisé dans d’excellentes conditions, avec un réel souci de bienveillance, et que le thérapeute soit en capacité de s’adapter aux sensibilités anxieuses, qu’il soit en mesure de repérer les sensibilités dépressives, qu’il comprenne l’histoire de son patient et des éventuelles violences subies, car ces éléments peuvent offrir à la cigarette des ancrages forts qui seront facteurs de reprise à distance, si l’hypnotiseur n’a pas pris soin de désamorcer toutes ces difficultés.

J’espère que ces quelques lignes vous permettront d’éviter des désagréments à venir et je serais ravi de recevoir vos témoignages et répondre à vos questions sur ce sujet de l’hypnose et de l’arrêt du tabac. »

Jean-Noël Dubois. Médecin tabacologue

Fin de citation.

Eh bien le temps passe, le GONG du départ sonnera demain matin à la 1ère sonnerie de mon réveil. Je dis 1er car il m’en faut trois (des réveils) Je ne supporte pas le retard des autres, je ne peux donc l’être moi-même !

J’appellerai Jacques un peu plus tard dans la soirée ! Partir pour l’aventure à deux devrait être plus sympa­thique. Le malheureux a raté son entrée (Pas au panthéon) - pas assez connu pour l’instant - mais au podium du 1er futur non-fumeur arnaqué en hypnose et re-fumeur à ce jour ! En tout, il a dû tenir 2 heures ! Pourvu que ça marche, je serais déjà content pour lui.

De toute façon, je ne vois pas l’intérêt d’avoir commencé ce livre si on n’est pas foutu de tenir 24 heures ! Je vous rappelle qu’il y a encore quelques jours j’étais en immersion à la clinique des Hortensias et que je n’ai pu toucher une cigarette pendant 36 heures ! Oui c’est plus facile quand on est coincé dans un hôpital, je le reconnais ! Mais je n’en suis pas à mon premier essai, donc cela devrait me semble-t ‘il être plus facile, et pourtant je retrouve le même stress à chaque fois. Comme si mes cellules grises avaient déjà tout oublié façon reset sur l’ordi – Remise à zéro générale – Je suis sûr que les grands spécialistes connaissent la technique pour que le cerveau   annihile cette partie de notre conscient qui déconne à la vue d’une cigarette bien gaulée !

La solution existe peut-être mais je suppose que si le toubib dérape avec son scalpel, ce n’est plus l’odeur et la saveur des blondes, des brunes, ou des rousses que je vais perdre mais ma cuti, mon adresse, mon nom etc…

Alors (21 jours) – (vingt et un jours) c’est facile à écrire en « azerty », mais en réalité ?

ARRÊTER DE FUMER.

Il y a tant de bonnes raisons d’arrêter. Il existe tant de solutions pour y parvenir. Cependant, le fumeur que vous êtes aura tant de bonnes raisons pour ne pas arrêter MAINTENANT. Vous trouverez toujours une excuse du style ! Ce n’est pas le bon moment, ce n’est pas le bon jour. Vous êtes tendu en ce moment, vous avez une soirée de prévue vendredi soir, un projet qui vous stress au boulot. Votre conjoint ne veut pas s’arrêter de fumer et vous accompagner dans cette démarche etc…

Et pourtant, vous voudriez vraiment arrêter, mais quand ? Nous sommes d’accord qu’il n’existe pas de bon moment. Il n’existe aucune solution MIRACLE, MAGIQUE ou INFAILLIBLE.

Dans cette lutte contre la nicotine, vous serez seul à prendre la décision, seul dans cette aventure, seul pour survivre à vos démons, vos manques, vos angoisses. Cette addiction est devenue une tentation constante et obsédante.

Un proverbe chinois dit « La volonté permet de grimper sur les cimes ; sans volonté on reste au pied de la montagne ». Je suis moi-même longtemps resté au pied de la montagne avant de me lancer dans son ascension. Votre envie est identique, vous avez un soupçon de volonté caché au plus profond de vous-même, alors n’arrêtez pas de me lire et continuez de vivre mon aventure en essayant comme moi d’arriver au but.

Précédemment, je vous disais que j’étais allez faire une balade avec ma fille et son Julot, eh bien quelle journée ! La méditerranée pour seul horizon, un petit mistral assez frais mais un soleil radieux. Ils ont de la chance ces petits jeunes de résider si près du Paradis !  Moi qui suis d’un peu plus haut dans les terres, je reconnais que le spectacle n’a rien à voir avec la Côte d’Azur. Certes beaucoup moins de monde en été ! Mais ici il manque quelque chose. Un jour, je franchirai définitivement cet espace montagneux qui me sépare de mes filles, mais le boulot c’est le boulot et il en faut pour acheter toutes ces cigarettes qui partent en fumée !

En tout cas je marche ! Et je marche bien, même très bien surtout mieux depuis que la nicotine s’est tirée de mes artères. Mais je ne suis pas dupe, je sais qu’il en reste encore et que si j’échoue demain ce n’est plus un Sten qu’il me faudra mais 150 mètres de tuyauterie en PVC !

Alors, Esprit es-tu là ? Il ne faut jamais compter sur autrui pour vous sortir de la "merde". Est c’est normal ! Donc n’appelé personne qui ne soit pas de confiance, Je parle de l’isolé au coin du bar qui dès que vous lui parlerai de vos intentions, vous invitera à passer à la terrasse tester vos convictions.

Moi, j’ai bien fait le tour de mes Addictions, je suis vraiment partant pour supprimer la clope il n’y a plus aucun doute dans mon esprit ! Mais :

  1. Le sky (Alcool) à l’apéro à supprimer ?
  2. Le beurre sur les tartines le matin à supprimer ?
  3. Le Nutella à supprimer ?
  4. Le bon vin de Provence à supprimer ?
  5. Les petites PDT rissolées au beurre à supprimer ?
  6. Les filets mignons à la crème à supprimer ?
  7. Les 3 ou 4 cafés le matin à supprimer ?
  8. Et pourquoi pas « les filles du mercredi » qui sont toutes encore dans leurs lits ? du groupe (Il était une fois)

Halte aux sketches mon cher Jacques, tu pourras toujours partir à Pattaya (Thaïlande), seules les solutions 3/4/6 te seront retirées ! N’y Nutella n’y vin de Provence et encore moins filets mignons à la crème. En plus tu pourrais avoir là-bas 9/10 et 11 " S.G.D.R " (Sans Garantie De Retour !)

  1.  L’héroïne
  2.  La marijuana
  3.  Le viagra

Restons zen sans forcément rester assis, c’est comme les veilles d’examens, tu n’es jamais sûr de réussir le lendemain ! Tu serres un peu les fesses en espérant piocher le bon sujet ! Et là c’est pareil, à part que tu le connais le sujet. Cela fait plus de 20 ans que tu l’as sur la langue sous forme de nicotine !

La première fois que j’ai arrêté de fumer, je me disais :

            Demain je serai coincé, impossible d’aller à la selle ! L’habitude d’avoir fumé après le petit déjeuner avant d’y aller semble faciliter le travail ! Nous voilà donc coincés 21 jours. Dur, dur !

Il est 20 heures passés je viens d’envoyer un SMS à Jacques pour lui souhaiter une bonne dernière soirée de fumeur et la dernière version de mon livre en Adobe Acrobat. Je suis sûr qu’il est en stress, je le suis moi-même. Pour preuve, je viens de terminer la bouteille de Sky pour l’apéro. (C’était un fond) Il faut absolument que je n’en rachète pas ! La raison en est simple, l’apéro colle trop avec la cigarette, c’est presque deux éléments indissociables. Comme le café qui joue un rôle d’excitant (pas de petit jus sans clope) Hé oui !

Quant au Viagra. Hé oui, j’ai 60 ans et les artères en miettes, la nicotine empêche ou ne favorise pas l’érection y compris devant de jolies nanas. Rajoutez le Sky (alcool), le Nutella (pour l’embonpoint), les petites patates rissolées au beurre (pour le cholestérol), le bon vin rosé de Provence (pour la tension) et vous avez le cocktail détonnant quand on a une vie de célibataire ! Les fameuses filles du mercredi du groupe (Il était une fois)  restent dans leurs lits, et ne viennent plus frapper à votre porte. De toutes façons elles ne peuvent plus venir, je n’ai pas laissé d’adresse !

Dans 21 jours direction la Mer derrière la montagne ou Pattaya ! Non, j’ai déjà essayé avec Jacques et j’y ai cassé ma tirelire ! Par contre pour un départ à la retraite c’est génial ! Pas d’arthrose là-bas, 26 degrés toute l’année, c’est le pied ! En short toute la journée et le soir tu utilises l’autre pied (je ne vais pas vous faire un dessin tout de même) Prendre son pied !   Et pour pratiquer toutes ces activités, il faut être vivant.

« Il ne suffit pas d’être en vie, il faut être vivant. C'est-à-dire savoir à chaque instant qu’on est au cœur d’un prodige et être en contact, en harmonie avec lui. » (Citation de René Barjavel)

21 heures, je n’ai pas de réponse à mon texto, j’espère que mon coéquipier ne se désiste pas. Quand bien même il le ferait, je ne peux lui en vouloir ! Nous ne sommes que des hommes avec nos travers et nos faiblesses ! 

En suis-je capable encore une fois ?

À vingt ans on peut tout se permettre. À soixante il ne faut plus jouer avec son corps ! Sans quoi votre âme perdue vous le reprocherait à jamais.

21h15 Enfin il me rappelle ! Houa ! J’ai l’impression de ne plus avoir le même coéquipier au bout du fil. On plaisante sur sa journée au ski avec sa fille et sur ma journée à la mer. Je sens dans sa voix quelques hésitations, il m’explique qu’avec son expérience malheureuse d’hypnose ratée il était quasiment prêt, mais que …

 En attendant il semblerait qu’en 48 heures le ton de la discussion soit différent, est-ce une impression ? Il désire toujours faire le point demain matin à 7h00. Mon job débute à la même heure à quelques centaines de mètres de chez lui. C'est-à-dire que quand il part pour rejoindre son atelier et son bureau, il passe obligatoirement sur mon lieu de départ.

Je suis impatient d’être le 27 février ! Pour quoi ? parce que c’est ma date prévisionnelle d’arrêt des clopes. De toute façon, s’il a changé d’avis, je ne peux lui en tenir rigueur, je me sens si fort caché derrière mes textes que je ne me rends peut-être pas compte de la difficulté qu’il a de faire le saut dans le vide sans assistance à l’exception de la mienne.

J’entends par là que des gens qui essayent pour la première fois l’hypnose sont persuadés qu’une seule séance suffira ! Ils pensent tous qu’ils seront en harmonie avec l’hypnotiseur, et que celui-ci leur apportera toute la souplesse nécessaire à une rupture définitive avec l’addiction du tabac. Du style : Je me lève le matin et je suis un autre homme totalement différent de celui qui s’est couché la veille. Ha, trop beau pour être vrai ! Je m’imagine devant la glace le matin avec mon rasoir m’émerveiller devant un mec bien bronzé pesant à peine quatre-vingt kilo des pectoraux partout et une tignasse si abondante que j’en ferai pleurer PPDA ! Ça c’est le résultat sous hypnose.

Eh bien, je pense que le « baratin » de l’hypnotiseuse de Jacques n’était en parfaite harmonie avec son patient ! En gros de l’arnaque ! De l’argent gagné facilement sur le dos de patients crédules (Une confiance aveugle en ce qu'ils entendent). Le résultat ne peut être que négatif ! Comme lui l’a subi avec son premier contact avec cette nouvelle médecine dite : douce. Il gardera toujours cette impression d’avoir été blousé ; berné ; en deux mots j’ai payé ok, mais je n’ai pas de résultat. C’est dommage d’en arriver là, alors que semble-t-il l’état ferais le maximum pour mettre en place des palliatifs sensé nous aider. Plutôt que d’atténuer les symptômes d'une maladie sans agir sur sa cause ne serait-il pas plus intéressant d'agir à la base des productions de cigarettes. Pour cela imposer des normes drastiques sur les composants rajoutés dans nos clopes, et pourquoi pas taxer fortement la Seita plutôt que le lambda moyen qui est malgré lui sous l’emprise d’une drogue soi-disant douce mais au bout du compte indispensable. 

Si vraiment l’état était favorable à une diminution de la consommation du tabac, elle fournirait des listings de noms de praticiens exerçant l’hypnose avec obligation de résultat. Il y a et j’en suis sûr de vrai professionnel qui exerce cette technique de sevrage tabagique, mais peut-être sont-t-ils encore trop peu à l’exercice de cette pratique.

Pour revenir à Jacques, je suis convaincu qu’il lui faut du temps avant de rééditer une nouvelle expérience. Je pense honnêtement qu’il n’est pas prêt à tenter le « saut de l’Ange » !

Je vous lâche les baskets. À demain pour la suite. Si suite il y a !

Un tableau emprunté à stop aux clopes version photos, vous attends page suivante.

Au cas où vous seriez prêt à mettre le pied à l’étrier !

En selle pour la suite…

27 février 2017. Compte à rebours

Et c’est parti : Pour trente mille deux cent quarante minutes d’Abstinence ! Ou cinq cent quatre heures soit 21 jours. (Et je ne compte pas les secondes !)

Le jour ‟J″ est arrivé et le « rencard » de 7h00 consumé ! Mon coéquipier d’infortune se retire de la course, j’en aurais parié ma chemise à fleurs que je ne mets plus! Le motif : Le travail à l’atelier est trop dur sans une petite cigarette.

21 jours

C'est à vous d'y inscrire la date de votre premier jour d'abstinence.

C’est donc seul que les pieds dans les starkings block je m’élance pour un semi-marathon de 21 jours. Il est 10h00. Quatre heures de passées, pas d’entailles dans le contrat. Allez courage !

La fin du repas de midi sera aussi très dure et la sieste devant les infos remplacera la clope.  Dans l’après-midi, je ressens des douleurs à l’estomac et sur les reins, le manque de nicotine se fait déjà ressentir ! Ça promet pour ce soir !

Comme dirait la gamine de la Pub :

  • Ce soir on soupe !

Je pense qu’il est temps de faire attention à ce que je mange ! Ce midi j’ai dévoré mon repas tellement j’avais faim. Il va falloir réguler, donc ce soir repas léger ! Je me sens mal, je n’ai pas envie de traduire cela sur le papier. Cette putain « d’Envie » me déchire les entrailles ! Je serai couché de bonne heure.

28 Février 2017

Matinale plus décontractée, il est 10h00 j’ai fait quelques courses à la superette du coin maintenant que je peux m’y rendre à pied ! Ce midi j’ai envie de faire une quiche aux choux et poireaux, quelques dés de jambons et deux œufs, du gruyère de la crème, rien de bien compliqué ! Il ne faut pas que j’oublie de blanchir les poireaux avant.

Allez c’est parti pour 45 minutes au four. Ma gazinière est une vieille relique, avec un four traditionnel à 220 degrés, en trente minutes c’est bon. Personnellement je rajoute dix minutes de plus, et encore je suis la cuisson à vue d’œil à travers la vitre.

Je suis satisfait de moi, je n’ai pas craqué, vingt-quatre heures ont passé depuis le jour « J » Et je peux vous dire que c’est dur ! D’habitude, quand je suis sur l’ordinateur, le cendrier est plein, les fenêtres ouvertes même s’il fait froid ! Il faut absolument que je change de passe-temps. Je passe des heures sur ces statistiques du loto ou de l’euro million. Les résultats ne sont pas à la hauteur de mes espérances, mais je ne suis pas sûr que ce soit le but recherché. C’est une marotte comme il y en a tant, les jeunes s’abrutissent sur les jeux vidéo parfois complexes et en ligne sur internet, il n’y a jamais de fin programmée c’est toujours un autre parcours qui prend la suite tout aussi complexe et bourré de subtilités.

Moi je suis la même finalité après une recherche de correspondance et une grille jouée au bureau de tabac, j’attends le résultat. Une fois le tirage réalisé et inscrit sur le site FDJ je m’attaque à la correction des erreurs et de nouveau la recherche du suivant. Tout compte fait je suis pris dans l’engrenage infernal de la réussite, un joueur de carte recommence ses suites ou réussites indéfiniment tant qu’il n’obtient pas le résultat espéré. Et de la même façon le turfiste va acheter son journal de pronostics et jouera en fonction des évaluations des entraineurs et des pronostiqueurs. Malheureusement c’est toujours un canasson à la ramasse qui arrivera premier et tous ces professionnelles qui soi-disant connaissent leurs boulots ne sont pas assez con pour vous dire qu’Idéal du Gazon sera le gagnant à coup sûr, sans quoi la côte cheval tomberait dans les oubliettes. Et par conséquents les vrais joueurs ceux qui mise gros ne seraient plus au rendez-vous. Depuis quelques années la course du quinté change d’hippodrome tous les jours ce qui n’était pas le cas avant, et par conséquent les résultats s’en ressente ! Ou vous touchez des miettes, ou vous pleurez devant vos tickets parce qu’aucun cheval n’y figure, ce qui paraît normal puisque le quinté avoisine les un million d’euros. En y regardant bien, c’est aussi dur de gagner au quinté que d’avoir cinq numéros au loto ou à l’euro million. Seul l’Etat est gagnant !

Et je ne parle pas des jeux de grattage avec lesquels je n’ai aucune accointance, je m’en éloigne le plus possible de peur de devenir comme ces gratteurs fous qui liment leurs ongles sur des bouts de carton au couleurs chatoyantes et couvert d’images de jeux aussi divers que possible. Si la France nous rend tous malades, ce n’est pas pour rien. La recettes de tous ces jeux est colossale !  

À mes débuts dans les statistiques avec la française des jeux j’avais du « grain à moudre ». J’étais tellement passionné par les chiffres que j’ai mis une année pour écrire un livre sur les statistiques du LOTO français ! Je m’étais même procuré les listings du loto Belge, Luxembourgeois, et Allemand. Ce qui m’a pris le plus de temps c’est la retransmission en données numéraire sur Excel, un travail de Titan ! Puis ensuite, une fois les stats réalisées il fallait concevoir le bouquin pour les 49 numéros et le complémentaire ce qui m’a pris des mois de travail. Je venais de divorcer, cela m’a servi d’exutoire une fois terminé j’en avait oublié la mariée !

 Malheureusement pour moi, une fois ce bouquin finalisé et protégé par un numéro de série puis inscrit à la Société des Gens de Lettres. La française des jeux décidait de changer ses règles et de passer de six à cinq numéros plus un complémentaire ! Autant dire que mon bouquin devenait obsolète et donc invendable !

Qu’importe la déconvenue le pli était pris, j’ai continué avec le « Nouveau loto » puis l’Euro million, c’était mon passe-temps, ma marotte. Combien de paquets de cigarettes j’ai pu consumer devant mon écran d’ordinateur ? Je n’en sais rien ! Maintenant j’écris d’autres textes ce qui me change des numéros, mais pour oublier qui cette fois ! Il n’y a pas eu de deuxième mariée. Beaucoup sont passée sans rester est c’est très bien ainsi. Ce qui ne m’interdit de penser qu’un jour il faudra peut-être que je me case pour mes vieux jours sans fumette.

En attendant je me consacre aux écris de ce fameux code que je pourrais nommer : « Stop aux clopes. Com » Ce dernier me prend tellement la tête que j’en ai raté le tirage du loto à la télévision hier soir. Il faut que j’occupe mon esprit, et mes doigts ou je vais encore les grignoter ! Une petite peau par ci une par là. Certains par anxiété rongent leurs ongles, moi ce sont les peaux autour des ongles (cuticules). Allez donc y comprendre quelque chose ! Après tous je m’en fou un peu, je connais plein de gens qui grignotent une once de leur personnalité tous les jours. Ils n’en sont pas moins intéressants pour autant !

C’est l’heure d’occuper mon estomac. Je souffre du « symptôme du manque » ou de sevrage ! J’ai toujours faim, et cela tombe bien, ma quiche (choux poireaux) est cuite. Et comme hier, après le repas, je suis en panique ! Ce matin je me suis acheté en plus des nutriments nécessaires à mon alimentation, des bonbons, du chocolat et des biscuits secs. C’est le retour en enfance. Il va falloir compenser ce « manque » Mais il y a d’autres choses qui me gênent ! Quelles sont-elles ?

J’ai besoin d’internet pour avoir confirmation de mes pensées !

CONSEQUENCES DE L’ARRET

« Arrêter de fumer comporte de nombreux bénéfices à court et à long terme. Cela n’empêche pas de se poser des questions sur la manière dont le corps va réagir à cet arrêt : symptômes de manque, prise de poids, stress ? Les informations ci-dessous font un bref tour de la question.

SYMPTOMES DE MANQUE (OU DE SEVRAGE)

Lorsqu’on arrête de fumer, il est possible de ressentir différents symptômes dus au manque de nicotine dans l’organisme. Ces effets négatifs s’appellent des « symptômes de manque » ou « symptômes de sevrage ».

Les symptômes de manque les plus fréquents sont :

  • Le besoin urgent et irrépressible de fumer ;
  • L’irritabilité ;
  • Les troubles de la concentration ;
  • L’anxiété ;
  • Les troubles du sommeil ;
  • La dépression ;
  • La fatigue ;
  • Les maux de tête ;
  • La faim et la constipation ;

            Ces symptômes commencent généralement entre 2 et 72 heures après l’arrêt et durent pendant 10 à 30 jours. Leur intensité est la plus forte après 3-4 jours d’arrêt, ils diminuent ensuite progressivement. Ils peuvent être très variables selon les personnes. Les substituts nicotiniques ainsi que le buproprion (Zyban©) ou la varénicline (Champix©) peuvent aider à réduire ces symptômes de manque.

PRISE DE POIDS

L’une des principales craintes lors de l’arrêt du tabac est la prise de poids. S’il est possible de prendre entre 3 et 4 kg en moyenne à l’arrêt, cela n’est pas une fatalité. Certains fumeurs ne prennent en effet pas du tout de poids à l’arrêt. Il n’est pas nécessaire de faire un régime, mais prenez le temps de réfléchir à une alimentation équilibrée et n’hésitez pas à demander des conseils à votre médecin ou à un diététicien.

PLUSIEURS FACTEURS PEUVENT EXPLIQUER LA PRISE DE POIDS LORS DE L’ARRET DU TABAC :

  • Manger est un moyen de compenser le geste de fumer ;
  • L’augmentation de l’appétit est un symptôme de manque suite à l’arrêt ;
  • La nicotine contenue dans les cigarettes a pour effets d’augmenter les dépenses énergétiques. Le corps brûlerait donc un peu plus de calories par jour lorsqu’on fume.

QUELQUES ASTUCES POUR EVITER LA PRISE DE POIDS :

  • Prenez des substituts nicotiniques qui aident à contrôler la prise de poids durant le début du sevrage ;
  • Bouger plus ;
  • Manger moins gras et moins sucré ;
  • Buvez suffisamment d’eau tout au long de la journée ;
  • Manger régulièrement, sans sauter de repas, afin d’éviter les fringales.

NERVOSITE, IRRITABILITE, STRESS

Suite à l’arrêt du tabac, il est possible de souffrir d’irritabilité et de stress dus au manque de nicotine. Ces symptômes sont courants mais ne durent généralement pas longtemps après l’arrêt. Ils peuvent être réduits en utilisant des substituts nicotiniques.

Bon nombre de fumeurs disent fumer car cela les détend. Cette impression que fumer détend vient d’une fausse interprétation des signaux donnés par le corps. Un fumeur souffre en effet de symptômes de manque entre deux cigarettes (nervosité, irritation, problèmes de concentration), qu’il attribue à du stress. Fumer fait disparaître ces symptômes, car le corps reçoit à nouveau de la nicotine, ce qui donne l’impression d’agir comme un anti-stress.

En réalité, le tabac est un facteur de stress pour le corps. Fumer provoque plutôt une stimulation et augmente légèrement la tension artérielle et la fréquence cardiaque. En arrêtant de fumer vous allez donc réduire ce stress à long terme. »

CIPRET-Vaud et Tabacologie de la PMU de Lausanne 31-03-2014 

Merci à internet et merci à « la PMU de Lausanne » je vais finir par me connaître un peu mieux. Le mal dont je souffre doit être l’anxiété et un mélange de stress qui me provoquent un léger malaise respiratoire. Petite mise au point, la PMU n’a rien à voir avec le PMU c’est la Policlinique Médicale Universitaire

01 Mars 2017

Ces petits incidents respiratoires ne me quittent pas. En plus j’ai un autre problème cette fois de digestion ! J’ai pris de l’Oxyboldine, mais rien n’y fait. Patience ! Tous ces petits maux mis les uns au bout des autres rendent la tâche quelque peu difficile ! Nous sommes mercredi, je ne travaille que le matin à 13h00, je vais profiter de l’après-midi pour m’oxygéner en marchant un peu.

48 heures de passées, et l’envie est toujours aussi présente… J’ai l’impression qu’elle rôde autour de mon ordinateur. C’est le moment de boire un petit mélange de fruits et légumes puissant et bien frais !

Assemblage d’un demi verre de jus d’orange avec pulpe à 100% bio ; le reste en jus de carottes elles aussi bio ; le tout arrosé d’un jus de citron concentré. Ça décoiffe, et ça rafraichit !

Dans une ½ heure je vais rejoindre mes collègues de travail au point de départ (Dépôt). Et dans le groupe que je retrouve, il y a cinq fumeurs. Je vais juste rester à distance raisonnable afin d’aspirer quelques effluves de tabac, mais pas trop !

En attendant j’ai faim ; j’ai bien déjeuné à 6h00 du matin puis de nouveau à 8h45 après mon service ! Il est 11h10 et la faim me tenaille de nouveau avec force. Si je continue à grignoter, je vais passer la barre des 110 kilos à la fin des 21 jours ! Disons 19 maintenant.

Quelle journée ! La marche de l’après-midi s’est transformée en sieste puis en téléfilm absurde pour terminer en statistiques du loto à faire pour ce soir. En attendant, j’ai eu la tête ailleurs et l’esprit tellement confiné dans mes chiffres que les heures se sont égrainées si rapidement que j’ai failli rater de les jouer, ces numéros sataniques qui refusent obstinément de sortir à l’identique des miens ! C’est le jeu ma pauvre Lucette !

Je ne peux désespérément pas me séparer de toutes mes addictions. Ce sont des hobbies ancrés en moi depuis si longtemps que je serais malheureux à l’idée de m’en séparer ! Même si je ne gagne pas, c’est mon passe-temps avec lequel j’ai grillé des cigarettes peut-être même sans m’apercevoir qu’elles se consumaient toutes seules dans le cendrier ! L’avantage des statistiques c’est qu’elles me permettent de diminuer mes enjeux, c'est-à-dire que quand je trouve une solution en correspondance avec mes recherches, je ne joue que cette solution. Au maximum 2.20 euros pour un loto, donc une grille au lieu des cinq proposée sur le bulletin de jeux de la Française des Jeux. Idem pour l’Euro million : 2.50 euros la grille, à la fin du mois je suis gagnant sur mes pertes. Je sais cela paraît ridicule, mais j’ai passé mon temps avec mes hobbies. Si j’avais d’autres envie : Disons sportive, et bien la facture à la fin du mois serait sans doute bien plus importante !

Le prix du tabac a considérablement augmenté. Où sont les quatre francs cinquante que je donnais à 20 ans pour obtenir un paquet ? Quant-il faut aujourd’hui débourser pratiquement huit euros soit pratiquement 50 francs ! Et bientôt dix euros c’est incroyable, les paysans se plaignent de ne plus avoir de paille à donner à leurs troupeaux à cause des sécheresses à répétitions, bientôt ils cacheront leurs bottes de foin de peur qu’on leurs prennent pour la fumer !

Comment les jeunes peuvent-ils se payer leurs cigarettes ?

Quand j’avais leur âge (entre 15 et 18), je trouvais du travail partout ; déclaré ou pas, qu’importe ! Chaque fin de semaine c’était un billet de 50 francs le samedi soir pour assurer la caisse des entrées en boîte de nuit, et de nouveau cinquante le dimanche après-midi ! Sans compter les extras en restaurant ou de tâcheron. À l’heure actuelle, il semblerait que ce soit les parents qui passent à la caisse ! Il y a tant de petit boulot saisonnier pendant les périodes scolaires que l’on pourrait donner aux jeunes à partir de l’âge de 16 ans. Ce serait le meilleur apprentissage pour leurs avenirs. Et l’argent de poche pour leurs clopes parce que d’une façon ou d’une autre ils prendront la relève au bureau de tabac à notre place. Ce n’est pas les images des cancéreux qui les effraient, ils s’en foutent bien ! D’ailleurs pourquoi n’y a-t-il pas ces mêmes images sur les bouteilles d’alcool ? Un joli foie atteint d’une belle cirrhose en photo sur une belle bouteille de Rosé de Provence ! Qui veux prêter son foie pour le cliché d’accroche ? Personne !

Il est temps de s’inquiéter de la juste valeur des choses. À dix euros le paquet de cigarettes, rien ne changera, les addictes continueront à fumer quitte à grignoter sur les sorties familiales, sur l’argent de poche des gosses, sur les cadeaux d’anniversaire à chérie qui finiront par disparaitre en fumée, et sur l’alimentation bien sûr (les magasins discount vont faire le plein de nouvelles venues). Vous désirez acheter ce livre pour arrêter de fumer ? Qu’elle bonne idée, c’est un bon début !

Regardons un instant le tableau suivant :

Ces dépenses concernent un homme de 60 ans qui comme vous l’avez compris est seul à table, avec une alimentation normale et une consommation de plus ou moins un paquet de cigarette par jour.

On peut voir sur une année que le montant en euros du tabac dépasse celui de l’alimentation. Ce qui paraît absurde, comment peut-on dépenser plus d’argent pour le plaisir de fumer que pour la nécessité de se sustenter ! Tout est relatif si l’on prend en référence un salaire de 1200 euros net qui doit correspondre à un poil près au SMIG payé pour 151.67 heures de travail mensuel. Après, celui qui gagne correctement sa vie se fou pas mal de ces équivalences, il consomme normalement sans se soucier du lendemain. Donc ce tableau ne peut toucher qu’une population d’employé au bas de l’échelle. Pour assurer une vie de couple avec des enfants, il faut au minimum deux salaires.

Tableau excel

Avec 3 507.22 euros, on passe de bonnes vacances normalement ! Un mois en camping avec quatre personnes ou un petit week-end aux Seychelles ! Tout dépend de ses envies.

Il est pratiquement 20 heures du troisième jour et là, à l’instant où je tape ce texte, j’ai encore envie d’une cigarette ! Il est temps de changer de hobbies et de passer en cuisine.

02 Mars 2017

Pour une fois, j’ai bien dormi. Et ce matin, je suis parti au boulot sans attendre ni réfléchir ni chercher à savoir s’il ne manquait pas dans mes poches, mes cigarettes et mon feu ! C’est bon signe, on aborde le quatrième jour, seul problème ce matin, « constipation sérieuse », c’était prévu ! Je vais faire une bonne salade composée à midi et ajouter une bonne poignée de noix. (Reconnue pour favoriser un transit normal). Je reviens un instant aux poches, je suis sûr que vous avez eu les mêmes problèmes le matin en faisant l’inventaire de ce que l’on ne doit pas oublier en partant au boulot. Et combien de fois j’avais les clopes et le briquet mais pas le portefeuille avec les papiers de la voiture, ou pas les clefs de celle-ci parce qu’accrocher sur le même anneau les clefs de l’appartement plus le portail électrique plus la boîte aux lettres sans compter les clefs du bureau ça commence par peser lourd alors on sépare. Quand on arrête de fumer, ces problèmes disparaissent.

Mon estomac s’est stabilisé et ma respiration est à peu près normale ! Profitons de cette belle journée. Même si la S.E.I.T.A refuse toujours de me rembourser les 3 507.22 euros de tabac du tableau précédent ! Je plaisante bien sûr ! (Mais pas trop, qu’est-ce qu’ils peuvent nous pomper comme pognon !)    

(Seita est une filiale française du groupe Imperial Brands PLC, entreprise cotée au classement FTSE 100. Seita est le second acteur du marché français du tabac grâce à une gamme complète de produits – cigarettes, cigares, tabac et papier à rouler. En France, nous commercialisons des produits du tabac de renommée internationale. En 2018, Seita est devenu l’un des premiers pays à concrétiser la stratégie du Groupe Imperial Brands et  à lancer les  produits de vape blu, en déployant le système fermé "myblu" pour démocratiser la vape et la rendre accessible à tous les fumeurs qui souhaitent quitter le tabac.

Tiens-je ne savais pas que les cigarettes électroniques étaient des produits de vape blu ! Il faut que je passe à autre chose et rapidement, en une fraction de seconde j’ai une envie irrésistible de fumer ! Vade retro satanas (qui peut se traduire par « Arrière, Satan ») J’ai l’impression qu’il est là ! Tout chaud, prêt à sortir et à mordre ! Satan bien sûr.

            Je vais prendre une dose « d’Edouard LECLERC » histoire de prendre un bain de foule et me parfumer à l’ail afin de ne pas être suivi par le diable en personne déguisé en client mystère !

Une Niçoise ! (La salade niçoise est une spécialité culinaire traditionnelle de la cuisine niçoise « de la Côte d'Azur », à ce jour répandue dans le monde entier). Une salade verte avec des haricots verts, du thon des olives noires ; de la tomate tranchée, des oignons effilés, des champignons de Paris frais et tranchés fin, un œuf dur, des tranches de pommes de terre cuites à la vapeur et des filets d’anchois que je ne mets pas (j’ai du mal à les digérer).

Voilà mon repas de midi, et diététique en plus ! Mes envies de fumer se sont estompées, je vais en profiter pour me servir un petit verre de blanc d’Alsace, je l’ai bien mérité !  Après tout, si je ne prends pas soin de moi, qui va le faire ?

J’aurais pu prendre le temps de passer voir l’ancien à l’atelier ! Mais son bureau empeste la clope, je crains que cela ne soit pas le bon moment. J’ai peur ! Voilà, disons les mots comme ils me viennent ! 

Cette magnifique salade sera consommée sur la terrasse. Il fait un temps superbe le soleil de début mars commence par chauffer sérieusement, un petit café, il ne manque tout simplement que la cymbalisation « le chant des cigales » juin est encore bien loin, et de nouveau une sieste devant les infos. Ce serais presque le bien-être parfait. Hé ! Vadé rétro les tentations ! le mieux pour moi serai de dormir quelques instants le temps d’apaiser cette douleur si profondément interne et à la fois impalpable.

Je retourne à mes statistiques du loto. Ça me provoque une montée d’adrénaline et c’est pas mal pour lutter contre l’addiction de la nicotine ! Il y a encore du changement chez FDJ (la Française Des Jeux) à partir du lundi 06 mars 2017 on joue toujours 5 numéros plus un numéro chance ce qui m’arrange bien ! Mon listing est toujours valable ! Ce n’est que la répartition des gains qui change et un tirage type loterie comme l’euro million, en plus. 

20h30, demain je clôture 96 heures (4 jours) d’abstinence non sans mal je le confesse ! Jacques vient de passer quelques instants au téléphone avec moi, il est conscient des difficultés que je rencontre depuis quatre jours et reconnaît encore une fois qu’il n’aurait peut-être pas pu mettre en œuvre son projet d’arrêter lui aussi le tabac.

On a tous un bon moment ou une occasion de pouvoir démarrer en toute sérénité un projet, encore faut-il le décider, puis doucement amadouer sa conscience et sa volonté pour modeler les contours du nouveau « Moi intérieur » que l’on veut se façonner !   Et là, il y a du travail ! Beaucoup de travail !

J’ai doublé ma consommation d’eau à la journée, en particulier celle recommandée pour fréquenter plus souvent ses toilettes ! Mais le plus important maintenant c’est de ralentir et freiner mon appétit !

03 Mars 2017

J’aime le vendredi, et particulièrement celui-là parce que depuis six heures ce matin jusqu’à 11h 00, je n’ai pas ressenti la moindre envie de fumer ! Chaque fin de semaine, je passe à la société faire le plein de carburant et d’adblue (transforme les NOx des gaz d'échappement de votre véhicule diésel en azote inoffensif et en vapeur d'eau). Sans oublier de laver mon véhicule. L’occasion m’était donnée de passer au bureau, j’en profite donc pour poser une question à Anabelle la secrétaire de direction.

  • Bonjour Anabelle, dites-moi s’il vous plait : Je suis en période de sevrage tabagique, existe-t-il au sein de la société, des aides particulières permettant l’arrêt définitif du tabac ?
  • Absolument rien, rétorque-t-elle Il est interdit de fumer dans vos véhicules ! Après c’est votre vie privée ! vous en faites ce que vous voulez !
  • Merci Ana (pas si belle que ça ! Avec le sourire)

Pourtant en consultant internet j’ai vu que les entreprises peuvent aider officiellement leurs salariés à arrêter de fumer ! Elles doivent faire appel à des structures de préventions tel que « Tabac et liberté » et il y en a bien d’autres. Mais chaque société se cache bien d’informer leurs salariés de tels structures.

 « Tabac et Liberté se rend dans les entreprises pour informer les salariés sur le tabagisme et les addictions en général. Tabac et Liberté est agréé en tant qu’organisme prestataire de formation (numéro de déclaration d’activité 7331 4756 31) ce qui permet d’imputer financièrement les actions de prévention au budget formation des sociétés.

Les intervenants spécialement formés par T & L, réalisent deux types d’intervention :

Intervention de sensibilisation de 1h30 pour répondre aux questions des salariés, leur expliquer pourquoi ils fument, comment ils peuvent arrêter et les motiver à l’arrêt.

  • Interventions de sevrage, réalisées sous la forme de thérapies de groupe à l’intérieur de l’entreprise, pendant ou après les heures de travail, selon la Politique de l’Entreprise. »

 

Tabac et Liberté est déjà intervenue auprès du Groupe Alimentaire 3A, Microturbo, STEF, Aciéries Ugitech, Auber et Duval, Mairie du Capitole, les Caisses d’Epargne de Midi-Pyrénées… Tabac et Liberté n’a semble-t ’il pas eu l’occasion de visiter ma BONNE société !

Le week-end s’annonce maussade, et j’ai hâte qu’il soit derrière moi ! Ce sera lundi matin ma première semaine sans tabac ! Alléluia

Week-end maussade certes ! Mais jusqu’ à preuve du contraire il faut passer ces 48 heures avant de le clôturer ! Et mine de rien, c’est long ! Ne pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué !

Ces longues journées sans travailler sont dures ! Terriblement dures ! Il faut peu de temps pour mettre fin à ce début pourtant prometteur. Il va donc falloir occuper son esprit ! Et apprendre à maîtriser le deuxième « Moi intérieur » Le petit diable à la con qui, toute la journée, te demande et te pousse à faire des « conneries lamentables ».

- Vas-y, prends-la cette cigarette !

Aucun risque : Tu arrêteras plus tard ! Reprends un petit Sky et prépare-toi une bonne bouffe bien grasse cuisinée au beurre de préférence !

-  Tais-toi petit con ici c’est moi qui commande !

Voilà, vous comprenez ! Et on a tous le même problème à un niveau plus ou moins élevé !

Et de nouveau c’est dans mon « For intérieur » qu’il faudra chercher les réponses ! Vous le connaissez tous, ce fameux tribunal de la conscience propre à chacun !

J’ai l’impression d’être dans la peau d’une vieille femme qui « bassote » (travailler lentement et mal) À 21h je tourne en rond, je range des affaires qui n’ont pas à être rangées. En trois mots, je suis paumé, désorienté. Le repas est terminé, je me sens bien, et d’un seul coup la panique intérieure ! Lâchez-moi les deux « sbires » L’art des coups d'éclats, la science des coups bas ! Le Moi et le For ; Cassez-vous je ne fumerai pas ce soir ! Serais-je en train de devenir « Fada » !

Oh Bonne mère ! Protège-moi !

Calme, calme……oui calme ! Regarde et écoute les enfoirés et ne pense à rien, demain est un autre jour.

04 Mars 2017

Tout va bien ! Début de journée sous la pluie, il faudra faire avec ! Prendre une pause ! Lessive ; ménage ; les courses. Et surtout faire autre chose, et pourquoi pas prendre le large ! S’évader un peu, rouler sans point de chute particulier juste pour occuper son esprit à l’exercice de la conduite. En plus c’est l’endroit idéal, j’ai fait laver l’intérieur qui est nickel et qui sent la fraicheur. Un peu moins celle de mon porte monnaies mais le résultat est bluffant, j’ai l’impression de rouler dans une Rolls Roye à bon marché. Le gros avantage c’est que je m’interdis maintenant de fumer dans cette espaces propre et frais et ça tombe bien puisque j’ai arrêté la clopinette.  

À lundi, si et seulement si, j’ai tenu le coup !

06/07/08 Mars 2017

Le pourcentage de réussite est 1/3 soit 33,333%

Et rien n’est plus difficile aujourd’hui que l’arrêt du tabac ! Le weekend a été une série de remises en question permanentes. Une guerre des nerfs et une relation exécrable avec mes différents « Moi » Des périodes d’état de somnolence, propices à l’oubli de l’envie ! Pour la énième fois j’ai saccagé mes doigts, et je ne suis pas fier de moi ! J’espère que cette semaine sera plus sympa.

Je sors de la pharmacie où je viens d’expliquer à une laborantine ou pharmacienne mes petits problèmes de respiration ! Cette sensation désagréable de manque d’oxygène. Elle me propose des « Nicorettes » ; Mais je ne veux plus de nicotine dans mon corps, je m’en suis passé pendant 7 jours complets ! Je repars avec une boîte d’EUPHYTOSE, cela devrait diminuer mon stress ou mon angoisse je ne sais plus comment nommer cette gêne !

120 Pilules à 6 par jours, je vais bien tenir jusqu’à la fin de mon programme de sevrage tabagique.

Je ne vous cache rien, je travaille sur d’autres projets en même temps. Et le temps s’égrène petit à petit, ce qui ne m’empêche pas de devenir fou ! Chaque séquence de travail sur l’ordinateur m’amène à chercher mes cigarettes ! Aujourd’hui cela fait 10 jours que je ne fume plus, mais ma conscience fume au point d’avoir une gestuelle de recherche ! Un vrai Google qui se met en marche tout seul, sans me demander Mon avis ! Sacre bleu !  Moule à gaufres ! Je ne me souviens pas avoir eu de tels comportements les deux dernières fois où j’ai arrêté le tabac ! Et toujours cette sensation de gêne respiratoire ! Mais j’ai un autre souci, le poids ! Que va-t-il falloir faire ? Je suis de nature à grossir facilement, mes derniers problèmes liés au manque de sport n’arrangent rien ! Certes je suis apte aux changements mais le vrai problème, car il y a bien « problème », est le suivant :

Il faut que j’arrêter de reporter ce manque de nicotine sur d’autres « Manques » créés uniquement afin de soulager ma petite conscience !

Exemple : Pourquoi hier soir en regardant la télévision, j’ai englouti un paquet de bonbons ? Pas de réponses ! Pourquoi ce soir, dans ma soupe de légumes moulinés j’ai mis des croûtons en plus et du Gruyère ?  Ce n’était pas une soupe de poissons ! Sans compter la tablette de chocolat aux noisettes qui est pratiquement terminée, et les glaçons qui commencent à fondre dans le Sky qui devrait m’accompagner chez « l’inspecteur Colombo neveu d’Agatha Christie et demi-frèro d’Hercule Poirot ! »

            Je vous rappelle que je vis seul, et que par conséquent je ne peux m’en prendre à autrui puisque, par définition, il ne peut être là ! Présentement ! Autrui !

Je subodore donc que les couples mariés qui arrêtent de fumer s’en prennent au chien de la maison ou au hamster et peut-être même au chat ! Ou que le couple se déchire et fini par rallumer une clope avant de raccommoder les morceaux. Fin de la récréation, rangez vos cigarettes !

            Si je ne me trompe pas, ma dernière prise de sang indiquait un début de diabète ! Qui dit « Diabète » parle de sucre en excédent ? Je n’en mets pas dans mon café mais il y en a en forte dose dans le chocolat et le whisky sans compter les gâteaux que j’ingurgite sans cesse. De toutes façons l’alcool en général, du rosé de midi au soir au petit blancs d’Alsace en préparant le repas. Qu’en disent les spécialistes d’internet !

            « Le diabète se caractérise par une hyperglycémie chronique, c’est-à-dire un excès de sucre dans le sang et donc un taux de glucose (glycémie) trop élevé.) 

            Les aliments sont composés de lipides (graisses), protéines (protéines animales ou végétales) et glucides (sucres, féculents). Ce sont eux qui fournissent l’essentiel de l’énergie dont a besoin le corps pour fonctionner, passent dans l’intestin, puis rejoignent la circulation sanguine.     Quand on mange, le taux de sucre dans le sang augmente, les glucides sont alors transformés essentiellement en glucose. Le pancréas détecte l’augmentation de la glycémie. Les cellules bêta du pancréas, regroupées en amas appelés îlots de Langerhans, sécrètent de l’insuline.

            L'insuline fonctionne comme une clé, elle permet au glucose de pénétrer dans les cellules de l’organisme : dans les muscles, dans les tissus adipeux et dans le foie où il va pouvoir être transformé et stocké.

            Le glucose diminue alors dans le sang.
Une autre hormone, le glucagon, permet de libérer le glucose stocké dans le foie, en dehors des repas, lors d’une baisse énergétique ou d’une baisse de glycémie, C’est l’équilibre de ces hormones qui permet de maintenir la glycémie stable dans le corps. En cas de diabète, ce système de régulation ne fonctionne pas ».

Fin de citation.

Pour vivre en bonne santé que faut-il faire ?

            Je pense qu’il faut maitriser l’Art d’être en parfaite harmonie avec soi-même ! Donc être en mesure de s’autogérer, autrement dit : être capable de définir le plus et le moins, le blanc et le noir, le gras et le maigre, la balance, le juste milieu ! Je ne suis pas rassuré pour autant ! À vrai dire je ne suis pas très à l’aise dans mes baskets !

Quels rapports avec les régimes vous allez me dire ?

Hé, l’estomac dans les baskets !

            Dernièrement j’ai eu la surprise de pouvoir discuter avec une nutritionniste dans la pharmacie qui me fournit mon stock quotidien de cam, anti cholestérol - anti tension - et anti coagulation du sang. Ceci pour une meilleure fluidité de ce liquide vital qui passe obligatoirement dans le stent introduit dans mon artère iliaque.

            En tapotant discrètement ma surcharge pondérale je lui ai demandé si par hasard elle détenait un remède miracle pour faire disparaître ou atténuer fortement cet abdomen ventripotent. Grand sourire de sa part, là je me suis senti désarmé !  Mais, la jolie brune sorti une feuille blanche et commença à y inscrire toutes les meilleures recommandations en tant que spécialiste qu’elle était. Je l’ai regardé brosser son éventail de conseils sous forme de tableaux et d’indication à suivre scrupuleusement. Son œuvre réalisée, elle m’en fit cadeau et je dis bien « gratos ». C’est la première fois que l’on me fait un aussi joli présent, la belle me dit simplement ceci :

  • Suivez les instructions à la lettre, pour certains 15 jours suffissent pour retrouver une sensation de bien-être. Pour d’autres plusieurs semaines mais le résultat sera au rendez-vous.

Je suis scrupuleusement ce qu’elle m’a enseigné, pour moi il a fallu plusieurs semaines. Et maintenant j’agrémente mes plats à sa façon en mélangeant les aliments suivant ses conseils. Ce cadeau vous pourrez le consulter un peu plus loin, quitte à vous en inspirer pour la préparation de vos repas. Encore faut-il que vous soyez comme moi ! un peu ventripotent.

La suite à été emprunté à internet, la source est la suivante :  Freepik/DocteurBonneBouffe.com.

            Ces conseils sont de bon aloi ils feront résonnance directe avec ceux de la diététicienne et sont donc à prendre en compte si vous avez besoin d’une aide particulière en nutrition correct. Je tiens à vous informer que je ne mets pas à votre disposition une bible parfaite pour cesser définitivement votre tabagie, mais j’essaie de vous aider au mieux pour y réussir.09 Mars 2017

COMMENT ARRÊTER DE FUMER GRÂCE À L’ALIMENTATION ?

LA NOURRITURE : UN REMÈDE POUR ARRÊTER DE FUMER ?

Oui, l’alimentation peut aider les fumeurs à arrêter de fumer. Mais à condition de choisir les bons aliments !

En effet, selon des recherches menées à l’Université Duke, certains aliments modifient la production de salive dans notre bouche ainsi que la perception du goût de la cigarette par nos papilles, rendant les cigarettes moins agréables.

De même, d’autres aliments ayant des vertus anti-stress, détoxifiantes ou réducteurs de la faim seraient recommandés dans le cadre d’un sevrage tabagique. C’est le cas notamment des aliments qui contiennent les nutriments indispensables pour apporter plus de sérénité comme le magnésium, les vitamines C,B (surtout B6, B9, B12) et les omégas 3.

Voyons ensemble quelques exemples d’aliments qui permettraient ainsi de lutter contre la cigarette :

8 ALIMENTS QUI AIDENT À ARRÊTER DE FUMER

1 LE LAIT ET LES PRODUITS LAITIERS

Selon des recherches menées à l’Université Duke, le lait aide à réduire l’envie de fumer car il laisse un goût étrange dans la bouche des fumeurs – ce qui repousse leur envie de fumer. De plus, ses teneurs élevées de protéines fournissent à notre organisme de l’énergie, idéal quand vous vous sentez déprimés à cause de l’envie oppressante de nicotine !

Lorsque vous sentez l’envie de cigarettes monter, buvez mangez un yaourt ou un morceau de fromage.

2 LES FRUITS ET LES LÉGUMES

Selon des recherches menées par l’Université de Buffalo, les fruits et légumes aideraient à arrêter de fumer. Et les études montrent que les personnes consommant des fruits et des légumes seraient 3 fois plus susceptibles d’arrêter de fumer que les fumeurs qui ne mangent pas beaucoup de fruits et légumes.

Tout d’abord, ce phénomène serait dû au fait que les fruits et légumes changeraient le goût de la nicotine dans la bouche en le rendant désagréable. De plus, étant source de nombreuses vitamines, ils apportent à notre organisme de l’énergie et des éléments nutritifs qui améliorent notre humeur (qui est altérée par le manque de nicotine) et donc renforce notre volonté d’arrêter de fumer !

Enfin, les fruits et légumes sont source de fibres qui calment notre faim durablement – or, de nombreux fumeurs confondent faim et envie de fumer. C’est pourquoi, lorsque vous avez envie de fumer, optez vite pour un fruit !

3 LES BANANES

Le problème le plus commun des personnes ayant arrêté de fumer est qu’ils ressentent un manque d’énergie et sont particulièrement nerveux et stressés à cause du manque de nicotine. C’est pour cela qu’il est préconisé de manger des bananes , riches en glucides, magnésium et vitamine C qui stimulent votre énergie et calment votre organisme lors de situations stressantes.

3 LES FRUITS ROUGES

Parmi les fruits qui aident à arrêter de fumer, notre expert Alain Tuan Qui, médecin spécialisé en santé holistique,  vous conseille en particulier les fruits rouges qui ont l’avantage d’être riches en anti-oxydants (myrtilles, framboise, fraises, …).

4 LES LÉGUMES VERTS

Alain Tuan Qui vous conseille également les légumes foncés comme les épinards (crus de préférence) qui sont très riches en vitamine B9 et en magnésium – vous apportant plus de sérénité face à un éventuel manque généré par le sevrage.

Lisez ici notre article " le top 5 des légumes verts"

LES GRAINES DE TOURNESOL

Les chercheurs affirment que les graines de tournesol ont le même effet sur ​​votre esprit que le tabac : c’est à dire qu’ils augmentent la production d’adrénaline. Elles peuvent donc facilement remplacer la prise de cigarette.

Les graines de tournesol ont également un effet calmant sur ​​votre esprit, car elles contiennent un complex de vitamines B qui « nourrit » le système nerveux. (Attention tout de même à ne pas en manger trop : les graines de tournesol contiennent des teneurs élevées en matières grasses).

6 LES CLOUS DE GIROFLE

Les clous de girofle ne vont pas complètement vous aider à arrêter de fumer, mais ils peuvent au moins vous aider à limiter la quantité de cigarettes.

En effet, après la prise de votre première cigarette de la journée, sucez un clou de girofle. Celui-ci vous laissera le goût de la nicotine dans la bouche pendant quelques heures vous permettant ainsi de repousser l’envie d’une deuxième cigarette ;)

7 LES POISSONS GRAS

Les poissons gras comme la sardine, le maquereau, le hareng ou encore le saumon sont également recommandés lors d’un sevrage tabagique. Selon Alain Tuan Qui est notre expert, ils sont très riches en oméga 3 et en phosphore, protecteur du système nerveux, indispensable lors de l’arrêt du tabac.

8 LES TISANES

Pour arrêter de fumer, il est impératif de boire suffisamment en évitant le café et l’alcool qui peuvent au contraire aggraver vos impulsions à consommer des cigarettes. Ceux-ci rendent en effet le goût de la nicotine meilleur au goût de notre palais, c’est pourquoi il est préférable de ne pas en consommer pendant la période où on décide d’arrêter de fumer.

Il vous conseille aussi d’opter pour les tisanes (verveine, camomille, aubier de tilleul…) qui sont drainantes et calmantes. Vous pouvez également opter pourl'eau citronée ou encore le thé vert pour les mêmes raisons.

Merci monsieur Alain Tuan, il n’y a plus qu’à remplir son caddy, et faire attention à son alimentation !

En attendant profitons de ces deux prochains jours qui d’après la météo devraient nous amener gentiment vers le printemps !  N’ayant toujours pas fait les courses, aux vues des bons conseils de monsieur Tuan, je vais me lancer dans la conception d’une quiche (lardons poireaux) pour ce midi. Oui je sais il n’a jamais été question de quiche dans les propos de monsieur Tuan, mais moi aujourd’hui j’ai envie de déguster ce petit remontant.

            Je viens d’avoir ma grande fille au téléphone, quel plaisir ! La belle est enceinte du deuxième, et elle est à un mois d’accoucher ! Elle au moins, est sûre de les perdre ses kilos en plus. Contrairement à moi qui risque de les traîner encore quelques mois si je n’interviens pas rapidement ! En plus, l’été nous arrive à grand pas, et franchement je ne me vois pas débarquer sur la plage avec mon quintal en plus du parasol. Quoique, avec un gros parasol je pourrais disparaître au milieu de cette foule de touristes qui je suis sûr pour certain et en particulier les Allemands risque de dépasser largement mon petit quintal !

Facile à dire, moins facile à faire. Je ne vais quand même pas virer à la poubelle cette magnifique quiche aux poireaux qui mijote au four, et m’envoie déjà quelques effluves délicieux de crème fraîche et de gruyère qui gratine ! Attention si vous décidez d’arrêter de fumer ne suivez pas cette recette à la lettre. MOI je suis déjà en bonne voie de réussite avec 11 jours de sevrage à mon actif ! C’est pour cela que j’ai besoin d’une petite récompense.

Miss météo n’a pas menti ! Le soleil inonde la terrasse, je vais pouvoir prendre place à l’extérieur. Le voisin a enfin terminé de passer la tondeuse sur son terrain arboré. J’aime bien l’odeur de l’herbe fraîchement coupée. Ça sent les beaux jours ! J’aime beaucoup moins le bruit de la tondeuse, mais le tondeur a priori a faim car le bruit infernal s’est arrêté ! Tant mieux pour mes oreilles. Midi sonne au clocher ! Voilà le moment choisi pour vous informer du contenu du cadeau de ma diététicienne. Il est scindé en quatre prises de nutriments, autrement dit trois repas et un quatre heures pris à dix-sept heures. C’est les gosses qui prennent un quatre heures, les vieux c’est dix-sept heures et c’est bien écrit sur son papier donc j’assume.

Le petit déjeuner :

Des protéines : Des œufs, du jambon blanc, du fromage, et du poisson. Les œufs cuits ou durs, le poisson cuit avec un peu d’huile d’olive. Ce peut-être des sardines, des maquereaux, ou du thon en boîte. Rajouter des oléagineux :  amandes, noix et noisettes. Un peu de pain je dis bien un peu et une noix de beurre de préférence (beurre cru « LEGALL » Un fruit mais pas de sucre.

Le déjeuner :

Viande, œufs poisson, légumes.

Des féculents à indice glycémique modéré à bas. (Endives – Brocolis – Choux – Fenouil – Epinard -Courgettes – Poireaux – Haricot mange-tout – Avocat)

Des légumineuses plus – plus - plus (Lentilles – Petit pois – Pois cassés – Pois chiche …)

Une cuillère à soupe d’huile sèche à W3. Colza, noix, cameline) crue de préférence bio (bouteille en verre)

Fruits (Cassis, groseilles, rhubarbe, citron, framboise, cerise, mûres, myrtilles) Fruits de saison.

 

17 heures (obligatoire)

Chocolat à 70 % minimum quelques carrés – Une banane –  Oléagineux : (Noix, noisettes…)

Dîner :

Idéalement végétarien (Sauf le poisson). Des légumineuses (Pas de féculent classiques – Pain, riz, pâtes …) Une cuillère à soupe d’huile W3 crue. Pour la cuisson du poisson de l’huile d’olive.

10 Mars 2017

 Après un bon resto ce midi, j’ai dû quitter la table de Jacques et ses amuseurs avec une excuse bidon ! Si je n’avais pas déposé les armes si facilement, on partait pour une bonne partie de pétanque et bien-sûr café, pousse café et re pousse encore. Ah, c’était bon avant ! Je suis rentré, j’ai bien fait, et j’en suis satisfait. Même si j’ai dû rater un bon moment. Jacques et ses collègues sont assez déroutants après quelques verres ! Ils fument tous.

Je disais donc que je me suis penché sur mes vieilles habitudes d’antan. Moi qui ai passé beaucoup de temps à la création d’ouvrages invendables dont ce fameux guide du Loto en 1994 avec l’ancienne version du loto à 6 numéros et un complémentaire.

 Que de souvenirs avec cette pub censée attirer les joueurs du loto qui bien entendu ne gagnaient pas, et qui après avoir pris connaissance des bonnes martingales de mon guide devaient de nouveau renouer avec les gains ! On passait des journées à faire les parkings des grandes surfaces pour déposer sous les essuie- glace des voitures le précieux sésame qui allait changer leurs vies ! Maintenant c’est interdit de déposer des tracts sur les parkings de grandes surfaces, je pense que les clients se sont plaint d’avoir encore de la pub sur leurs voitures.

Je sens que vous avez envie de me poser la question : Est-ce que j’en ai vendu ? Je n’ose pas vous répondre…  Un seul exemplaire ! À qui ? À une dame qui n’était pas de Haute Savoie comme le chante si bien Francis Cabrel ! Je suis sûr que cette dame ne désirait pas le guide du Loto mais juste le cadeau, qui était : « Ne ratez plus vos correspondances en cherchant un nouveau conjoint » ! On était à peu près à : du 1 achat pour 1000 pubs déposés... Le comble dans l’histoire, était que j’avais expédié quelques exemplaires à des éditeurs parisiens, lesquels étaient spécialisés dans les jeux de hasard ! Et à l’époque, un éditeur m’avait fait une proposition disons, pas très sympathique pour mon portefeuille ! J’ai donc décliné l’offre et quelques mois plus tard, la Française Des Jeux avait changé ce bon vieux loto qui tournait déjà depuis assez longtemps ! Il passait à 5 numéros et un numéro chance au lieu de 6 plus un.

Terminé pour moi. Mon ouvrage avec mes listings des tirages à 6 plus 1 devenait obsolète. Il fallait donc tout recommencer et pour cela attendre une bonne dizaine d’années afin d’avoir du « grain à moudre »

Pour faire des statistiques sérieuses, il faut bon nombre de tirages avant de pouvoir réaliser des résultats probants. Tout au début de mes investigations en numérologie, j’avais découvert une similitude dans certaines séries qui réapparaissaient toujours aux mêmes espaces de tirages.

 J’avais donc décidé d’en faire un passe- temps (il n’y avait pas d’ordinateur de salon à l’époque) tout se faisait sur papier A3 « assez large pour tracer mes 49 colonnes plus une pour le complémentaire » et chaque feuille A3 scotchée aux autres. Ainsi j’obtenais mon listing avec tous les tirages du loto.

 Il ne restait plus qu’à utiliser un mur nu dénué de cadres ou bibelots, pour en faire le support de travail. Quelques Stabilo Boss fluo et de bons yeux pour détecter les similitudes. Mes petits travaux ont réussi par générer un joli chèque à « l’époque » de 35000 francs et ceci une semaine avant les vacances de juillet ! C’était quand même à peu près 4 mois ½ de salaire de mes jeunes années de travail, si mes souvenirs sont bons j’ai dû commencer à 7500 francs ce qui représentait le Smig des années 80. « Année Disco Pattes d’éph » Mes recherches avaient fini par payer j’avais cumulé trois fois les cinq numéros sur le même bulletin.

 Quand je pense qu’aujourd’hui les 5 numéros sont rémunérés à hauteur de cent mille euros, alors trois fois cinq : cela m’aurait sans aucun doute payé une jolie villa.

Ce qui est devenu bizarre maintenant, c’est que les différents petits journaux de statistiques du loto qui existaient dans ces années-là et disponibles dans tous les magasins de presse, ont totalement disparu de la circulation. À croire que le hasard d’aujourd’hui est plus coriace que celui d’antan !  Et que plus personne ne tente d’affronter le hasard. Ou tout simplement que FDJ leurs à interdit d’imprimer gardant le monopôle à la société. Ou alors deuxième hypothèse, et ceci n’engage que moi : c’est une pure fantaisie de mon esprit malin qui divague entre deux tirages. J’insiste bien ! C’est une fiction !

Les ordinateurs sont tellement puissants aujourd’hui qu’il serait de nos jours plus judicieux de faire un relevé à une heure précise qui correspondrait à la fin des enjeux pour les français dans tous les points de vente. A ce moment précis l’ordinateur central recherche la solution la moins jouée et qui offre aux deux parties (joueurs et F.D.J) un rendement satisfaisant.

Après, la magnifique boule qui tourne, présentée par l’animateur, et qui nous donne le résultat final ! Je n’ai pas besoin de vous faire un dessin. N’importe quel bon prestidigitateur est capable de nous faire voler un piano à la télé !   Alors faire tomber des boules numérotées dans un trou (même avec bousculade des autres boules) est un jeu d’enfant pour un spécialiste de l’illusion ! Qui plus est : Le tirage n’est même plus en direct à la télé ! Ah oui ! J’oubliais, tout ça sous la précieuse présence d’un huissier de justice. Vous l’avez déjà vu à la télévision ce personnage qui a tant de responsabilités vis-à-vis des joueurs que vous êtes et que nous sommes tous ! 

Je pense que je ne suis pas le seul à me retrouver avec des « potes » à l’apéro le lendemain d’un super tirage du loto. Et de quoi parle-t-on ? Qu’encore une fois on s’est fait « couillonner » ! Et naturellement on cherche mille excuses à nos défaites, à ces numéros fétiches qui ne sortent jamais. Et c’est la faute à qui donc !

À Napoléon bien sûr !

Il ne reste plus qu’à espérer qu’une partie de cet argent soit toujours destiné « aux Gueules cassées »

« Savez-vous que lorsque vous jouez au loto vous faites aussi en partie une bonne action ? Les Gueules cassées qui n'ont pas disparu avec les poilus sont actionnaires à un peu plus de 9% de la Française des jeux. L'association est même à l'origine de la création du loto dans les années 20 pour aider les soldats défigurés à revivre à peu près normalement. Elle finance aujourd'hui des projets de recherche de reconstruction faciale. »

 Propos de Beatrice Dugué Journaliste

Je ne pouvais pas vous parler du « guide du loto » et faire l’impasse sur un autre livre qui me tient à cœur. Les deux maquettes en page 82 vous font découvrir une plaque publicitaire en deux parties. La première sur le guide du loto, et la deuxième sur le « cadeau » offert pour l’achat du guide ! Celui que la dame de Haute Savoie voulait absolument !

Ce livre en cadeau traite des petites annonces que l’on trouvait à l’époque sur les journaux de la région ou du Chasseur Français par exemple (avant la percée fulgurante des ordinateurs de salons début des années 2000) À cette même époque il fallait, pour trouver l’âme sœur, répondre aux petites annonces, et je dois reconnaître, que je suis passé par là pour rencontrer celle qui partagera deux années de ma vie dans ces périodes de ½ célibataire divorcé !

Cadeau

La belle était secrétaire de direction et pratiquait l’art du piano avec justesse et précision, j’avais donc répondu à son annonce. Mère d’un jeune garçon, elle utilisait on temps libre pour se perfectionner dans son art musical. Elle utilisait donc ses mains et plus particulièrement ses doigts pour jouer de la musique le tout avec beaucoup d’habileté. Moi je joue du « pipo » et j’utilise aussi mes doigts, mais sur le clavier (azerty) de mon ordinateur. J’ai vécu avec ma belle, elle au piano, moi au pipo !

 Vous allez comprendre !

À force d’entendre jouer du George Gershwin, * et plus particulièrement un morceau de musique répété à maintes reprises, même si c’est magnifique, à un moment donné les nerfs commencent à se dilater, bonjour la fin de soirée…

* « Pseudonyme de Jacob Gershowitz, est un compositeur américain, né le 26 septembre 1898 à Brooklyn et mort le 11 juillet 1937 à Los Angeles »

C’est donc naturellement que j’ai proposé à la belle de troquer ses touches nacrées contre les touches azerty de l’ordinateur de son fils. Ceci pour la bonne cause ! D’une part je pouvais terminer mon guide du loto dans le silence et d’autre part je l’initiais à la création d’une bible, où elle devait mêler l’art des accords (non musicaux certes) mais amoureux.

Avant, il lui fallait réunir tous les courriers qu’elle avait reçus en réponse à son annonce, les lire et les relire encore et encore afin de déceler les points faibles de tous ces hommes. En faire une synthèse, puis rédiger de petites critiques sympathiques. Vous allez me dire que vous ne connaissez-pas de critiques sympathiques ! Oui je l’avoue, mais le but de ce livre n’était pas de fâcher ces bonshommes. Mais de leurs donner les bons atouts pour gagner la confiance de leurs lectrices.  

Dès le début de l’aventure, les premières déconvenues tombaient. La belle avait jeté à la corbeille « qui se situe sous l’évier de la cuisine » et qui, un peu plus tard, se retrouve aux compacteurs, tous les courriers qu’elle avait reçus de ses annonces passées ! Je précise sous l’évier, pourquoi à votre avis ? Parce que la corbeille de l’ordinateur est récupérable contrairement à celle des éboueurs qui ne rendent pas les poubelles même si les offrandes des calendriers de fin d’année sont sympathiques. Qu’elle horreur !

Les dés étaient jetés, il fallait de nouveau créer de nouvelles annonces « bidon » pour recevoir un courrier abondant d’hommes en détresse recherchant à tout prix une compagne. Entre nous soit-dit, j’adorais voir courir ses doigts sur les touches nacrées de son piano, mais j’avais l’impression qu’elle s’ennuyait terriblement avec ce fameux « Gershwin » d’où l’idée subtile de l’intéresser à la création de ce bouquin.

En un mois nous avions de nouveau fait le plein de réponses à sa nouvelle annonce ! Ma belle pianiste pouvait emprunter l’ordinateur de son fils pour s’exercer à la manœuvre délicate de rassembler les meilleures offres masculines afin de les trier par ordre ou désordre de pulsion féminine ! L’affaire était lancée, il ne restait plus qu’à superviser !

Alors oui il fallait que je libère mon esprit pour pouvoir travailler et surtout pouvoir me concentrer sur mon propre bouquin ! Voilà et bien disons que j’ai inventé et crée le concept (les réponses aux petites annonces) pour ne plus entendre ce cher George Gershwin mort à Los Angeles que j’ai fait mourir une deuxième fois au Clos de Puyméran en Provence ! Et j’avoue que même si le morceau est beau à entendre il n’en n’est pas moins insupportable quand il est répété de multiple fois. Je vous laisse entrevoir un extrait de ce livre « Réponse aux petites annonces » écrit à quatre mains :

« C’est afin d’aider ceux qui répondent à une petite annonce que j’écris ce bouquin. Je leur montre simplement comment une femme interprète les lettres qu’elle reçoit dans cette circonstance.

Je précise que je respecte strictement la confiden­tialité : tous les prénoms, noms, adresses, départements, références, villes, tailles, poids, signes particuliers et autres sont systématiquement non identifiables. Je me ris­querai à rappeler quelques conseils qui semblent relever du bon sens.

Les lettres qui suivent n’ont pas été choisies dans un ordre particulier. Certaines auront peut-être plus de commentaires que d’autres, mais je ne peux pas souli­gner les mêmes erreurs partout, on s’en lasserait !

Mais je tiens à préciser que je ne me moque aucunement de tous ces célibataires à la recherche d’une compagne, je comprends leur solitude, leurs difficultés. J’étais comme eux, moi aussi. Si vous êtes dans le cas précis de ce sujet, voyez comment votre éventuelle lettre pourrait être lue, prenez le temps de réfléchir, prenez des mois pour vous pencher sur vous-même.

Bonne lecture, bonne réflexion, et bonne chance ! »

Exemple d’une lettre masculine à l’annonce féminine :

 

Bonjour Armelle

ABC m’a retransmis votre fiche et je serai heureux de faire votre connaissance je me présente, je m’appel Eric, j’ai 37 ans célibataire 1,69 mètre pour environ 70 kg, cheveux brun pas mal de gris mais il parait que cela me va fort bien, yeux bleu.

 Je suis chef de cuisine disont plutôt chef esclave c’est un métier à la con et assez dur. Il faut tout le temps bosser le weekend, jour de fêtes etc..

Par contre j’ai toutes mes journées de libres j’ai un caractère assez compréhensif et calme, je suis sportif je fais de la muscu tous les jours et un peu de vélo quand j’ai le temps.

J’aime les enfants et les animaux, j’ai un petit caniche très marrant et complètement dingo. J’aimerais rencontrer quelqu’un pour partager mes loisirs plage, montagne, resto, ciné etc… Surtout devenir ami et complice lui confier mes joies et mes peines et peut-être allez plus loin !

Bon je crois que vous savez tout de moi dans l’espoir de vous lire très bientôt veuillez accepter mes sincères amitiés

Commentaire d’Armelle :

Me voici recevant une lettre dont l’aspect général ne me plaît pas du tout ; écrire sur un papier petit format, les lettres de style « capitale » très grosses, des lignes pour guider l’écriture, elle-même imitant les caractères parfaits d’une machine à écrire, pas de mise en page ni d’aération par des marges et paragraphes.

Cette présentation est absolument impersonnelle.

Son propriétaire, jugeant son écriture peu présentable, s’est retranché derrière l’anonymat (lettres de style « capitale »), scolaire (les lignes). Il n’a donc pas l’habitude d’écrire.

Mais cela prouve également qu’il a souhaité donner une bonne image. Bref, quelque chose me dit que le texte ne sera probablement pas flamboyant.

Je commence donc la lecture.

Des fautes de grammaire. Aïe ! Il vit son boulot très négativement, il ne serait pas un peu dépressif par hasard ?

Voilà qu’il devient grossier, (métier à la con) et je trouve que c’est d’un mauvais goût que de vouloir me séduire grâce à la familiarité !

Il fait de la « muscu » tous les jours ? Encore une familiarité que d’abréger les mots. Il est donc très physique. Un peu de vélo quand il a le temps …

J’arrête momentanément ma lecture et me demande où est la place d’une femme dans sa vie. Arrêterait-il sa « muscu » pour une femme ? Car il y a bien peu de femmes qui se mettraient à la « muscu » pour être, envers et contre tout, avec leur compagnon.

Continuerait-il de travailler la nuit, les weekends et les jours fériés, laissant une femme chez lui toujours seule et qui, fatalement, s’en irait un jour ? J’ai eu un moment de tristesse pour cet homme qui ne savait pas encore qu’il appréhenderait plus tard pas mal de concessions, de choix à faire peut-être douloureux, et dont rien ne laissait paraître qu’il s’en doutait, jusque-là.

Je reprends ma lecture.

Il aime les enfants et les animaux, voilà qu’on aborde enfin quelque chose d’essentiel et les animaux ! ? ? ? Il met dans le même sac, dans la même phrase les enfants et les animaux ? ? ? Et voilà qu’il me parle de son chien qui, de surcroît semble complètement débile puisqu’il l’a appelé Dingo ! À moins que Dingo ait une connotation sympathique et gentille.

 Alors là, c’en est trop, il est flagrant que pour lui les enfants et les animaux sont des jouets très « marrants ».

Je tourne la page et un pâté attire mon œil. Il aurait dû recommencer sa lettre, et oui, rien que pour un pâté. Sa dernière phrase commence par « Bon » ; c’est encore familier, et de plus inutile. J’aime bien les sincères amitiés qu’il me demande d’accepter, le fait que je sois à la recherche de l’âme sœur, comme lui, nous lie un peu et créé une amitié.

C’est fini.

C’est tout ? Il n’a rien dit de profond, et je ne vois pas ce qui pourrait m’accrocher dans sa vie, dans ses objectifs.

La belle est pianiste certes mais aussi secrétaire. Un coup elle joue du piano, un coup elle rédige des comptes rendus de réunion.  De fil en aiguille, ça tricote musique et mots de français bien maîtrisés !

Je ris de mes bêtises et je cherche mon paquet de cigarettes. C’est affreux j’ai besoin de kérosène pour avancer ! Un peu d’alcool devrait suffire ! Et je suffoque de nouveau à la pensée de prendre une cigarette. Le chemin est parsemé d’embûches, il faut que je tienne ! Encore une fois ce livre n’a pas lieu d’exister si je sombre maintenant ! Il est 23h30, pour la énième fois je vais devoir arrêter de pianoter, passer à la salle de bain et aller me coucher ! C’est la seule solution que mon esprit reconnaît comme valable « la ronflette pour oublier la cigarette » ! Merde alors !!!!

11 Mars 2017

Après avoir franchi la montagne pour aller m’oxygéner en bord de mer, et pratiquer la marche à pied sur le littoral au moins deux heures trente, j’avoue que je suis vanné ! En bas il fait 15 degrés et du mistral, en Provence verte presque 20 et pas un « pet » de vent !

Je suis vraiment content de mon nouveau « stent » je marche vraiment bien sans aucune difficulté. Les muscles de la jambe sont correctement oxygénés par l’afflux correct du sang. C’est que du bonheur ! Et bientôt 21 jours sans tabac, je vais grimper au mur si ça continue !

Tout va bien, à part quelques aigreurs d’estomac !

Brûlures d'estomac : les bons réflexes

Extrait de wikipedia

            « Une bonne hygiène de vie est conseillée, même si son impact sur les douleurs ne semble pas aussi net qu'on l'a longtemps pensé.

- Ne vous étendez pas juste après le repas et évitez de vous coucher dans l'heure qui suit.

- Limitez votre consommation d'alcool.

- Reconnaissez les aliments qui "passent" moins bien : le vinaigre

(La vinaigrette), les cornichons, la moutarde, les plats épicés, les aliments gras, le café, les agrumes, les tomates, la menthe, les oignons sont connus pour être mal tolérés par les muqueuses sensibles...

- Ne fumez pas car le tabac augmente l'acidité dans l'estomac. »

Fin de citation

Le tabac c’est OK ! Il me reste l’alcool à supprimer ! Je vais faire attention à mes repas aussi : pas trop de café le matin et des plats pas trop épicés ! Allez courage ! Lundi matin je serai à 14 jours d’abstinence. Je trouve que je ne m’en sors pas trop mal, même si par moment j’ai des passages difficiles. Ma petite Volonté me vient en aide assez souvent je trouve. Et avec le temps qui passe, j’apprends à mieux me connaître, en particulier pour ces brûlures d’estomac.

 Internet parle des bons réflexes un peu plus haut. Si j’avais lu cet article un peu plus tôt je ne serais sans doute pas allé à la sieste immédiatement après le repas du midi. Ou alors pas de position horizontale mais seulement siesté assis dans le canapé.

En début de sevrage, subsiste une envie de tabac après le repas ! Cette envie subite je n’ai pu l’effacer jusqu’à présent qu’avec une sieste…

12 Mars 2017

            Journée maussade, comme ce qui suit : aujourd’hui repos, téloche, film etc….

Je n’aime pas les jours de pluie, je ne suis pas venu en Provence pour ça ! Et aujourd’hui je n’ai pas la pêche, il y a des jours comme ça ou l’on a envie de rien -Alors à demain.

13 Mars 2017

Nous y sommes : 14 jours sans tabac ! Deux jolies petites victoires, pour deux semaines passées, c’est déjà très bien et je n’étais pas sûr d’arriver jusque-là ! La bataille sera définitivement gagnée dans 7 jours ! Patience.

Ma fin de weekend est désastreuse, une suite de désagréments dû sans doute à l’angoisse, au mal être, à mes indigestions continues. Ni « l’oxyboldine » encore moins le « Gaviscon » ne donnent d’effets satisfaisants ! Les bons réflexes (quelques pages avant) n’y font rien, je m’automutile de rage ; à force d’être rongés, mes doigts saignent à nouveau !  

« L'automutilation est un trouble mental. Généra­lement, la personne qui s'automutile porte ses coups au ni­veau de la peau. Elle peut se brûler, se couper, se griffer, se cogner. L'automutilation peut porter sur une seule partie du corps ou sa totalité. L'automutilation peut être la con­séquence d'une dépression, d'un stress post-traumatique,d'une addiction, d'un trouble du comportement alimentaire ou d'une pathologie psychiatrique comme la schizophrénie. »

J’ai réussi au 2/3 mon challenge sans aucune aide extérieure, j’en paie certainement le prix. Mais je suis loin d’être schizophrène, c’est juste une zone de turbulence à passer, quelques trous d’air, rien d’alarmant. Personne n’est parfait ! J’aimerais juste que de temps en temps mes vieux démons me lâchent les baskets.

À force de « gratter l’amitié » à mes doigts et de les porter à ma bouche trop souvent, la nicotine emmagasinée sur la peau en particulier de la main droite pénètre les muqueuses de mon estomac ! C’est ce qui pourrait provoquer ces douleurs (le corps en manque assimile cette nicotine) et provoque ces brûlures qui m’empêchent de digérer normalement !

Allez donc savoir, je ne suis pas toubib !

            Je sais aussi que le mélange de médicament pour la tension, le cholestérol, la fluidité du sang, en plus de « l’euphytose » à base de plantes (pour être plus « zen ») ainsi que ceux pour la digestion nommée un peu plus haut, tout ça additionné de quelques glaçons et du whisky, forme un joli cocktail détonnant. Soyons un peu plus positif, après tout, ce matin je suis relativement satisfait. Je n’ai vu âme qui vive ce weekend ! Donc pas de tentations ni de félicitations ni d’encouragement !

Après tout je vis seul, et je suis le seul à l’avoir décidé ! Je ne peux donc m’en prendre qu’à moi-même ! La réussite n’en sera que plus forte !

Attention : Je ne suis pas Superman ni le géant vert, je ne vous ferai pas l’affront d’énumérer tous les Super « costauds » d’aujourd’hui !

A mon époque à la maison, quand j’étais gamin, toute la famille fumait : les copains de papa, les amis de longue date, les voisins, et j’en passe et des meilleurs ! J’ai baigné toute ma jeunesse dans les fumées de Gauloises et de Gitane c’était aussi l’époque, du tabac gris à rouler de mon grand-père. Et mes héros des années 70 s’appelaient ; Tarzan, Zembla, BLEK, ou Akim.

Bon, le temps passe et ma santé s’améliore ! La météo aussi, la température devient très agréable.

14/15 Mars 2017

Profitons-en pour ce penché sur ma mutuelle et leur fameux téléphone 3935 (service gratuit + prix appel). Là encore, déception ! Je m’explique : leur publicité est la suivante :

« Nous avons une équipe de professionnels à votre écoute et qui va vous proposer :

  • Une information de qualité en matière de santé,
  • Des conseils pour vous aider à choisir les établissements de soins et les associations de qualités les plus adaptés à vos besoins, un soutien personnalisé par téléphone grâce à des rendez-vous avec des professionnels,
  • Une écoute grâce à notre partenaire (Croix-Rouge Écoute) ».

Tout cela c’est bien beau, et ce serait réalisable uniquement en téléphonie… Je doute ! Honnêtement je doute.

 Sur les imprimés de la mutuelle ils parlent de deux dizaines de séances remboursées dans le cadre d’arrêt du tabac ! Exactement 9 pour le sevrage tabagique et 10 pour un régime avec un spécialiste alimentaire. Or ces séances se déroulent dans des bureaux situés géographiquement à « Tataouine de la Mecque ».

Hé oui ! Vous êtes comme moi : Sceptique ! J’avais presque l’impression d’être avec une « de là-bas dites donc ! » comme lors de mes longs démêlés avec un de mes derniers opérateurs téléphoniques lui aussi installé en service de dépannage à « Tataouine au-delà de la mer » !

Si vous n’avez pas compris, ce n’est pas grave.

Service gratuit :

La secrétaire que j’ai eue au 3935 m’a bien dit que je devais lui transmettre un code à 4 chiffres afin d’établir un dossier. Code que ma mutuelle était censée m’avoir attribué, ce qu’elle n’a jamais fait…

De plus si j’étais intéressé par les séances avec un docteur (tabacologue), il fallait que je remplisse aussi un formulaire pour finaliser l’entretien. Dans la foulée bien-sûr, des honoraires du dit médecin ! Ce n’est pas ce que j’attendais des services de ma mutuelle. Je ne l’ai pas choisie, mais elle est obligatoire dans les sociétés dès que l’on est embauché ! Alors ?

Alors ? Retour case départ. En réalité je pense que je vais devoir faire comme Jacques avec sa belle hypnotiseuse (250 euros) ou liseuse de bonne aventure ! C'est-à-dire me « dépatouiller » tout seul comme un grand que je suis ! Et me trouver un bon magnétiseur à 100 euros la séance non remboursable évidemment !

Magnétiseur ça existe, mais bon magnétiseur, je ne sais pas !

Plus que 4 jours. Et je suis au final du semi-marathon que je me suis imposé. Après tout, je suis peut-être devenu « tabacologue » moi aussi au bout de toute ces pages de commentaires ! 

Toujours est-il qu’en écrivant ces quelques textes je viens de m’apercevoir que je cherchais mes cigarettes sous l’amas de feuilles 21/29.7 noircies et des emballages de tablettes de chocolat ! Nicotine où es-tu ? Décidemment, ce n’est pas fini, je ne suis pas encore au bout de mes peines !

16 et 17 Mars 2017

Après ce petit repas sympa du vendredi midi au resto, je suis sûr maintenant d’avoir pris en 17 jour, 4 ou 5 kilos supplémentaires...

Et encore merci Jacques d’avoir eu la délicatesse de ne pas sortir tes cigarettes en fin de repas. Je pense que j’ai passé le cap (de Bonne Espérance) mais on ne sait jamais, c’est tellement rapide pour replonger !

Soyons sérieux deux minutes !

Vous lecteur de cet ouvrage, si pour une raison « X ou Y » vous décidiez de faire la même démarche, celle d’arrêter définitivement le tabac, entourez-vous d’êtres chers à votre vie (femme, enfants, amis).

Parlez de votre projet, et dites-leurs que la première recette du mois du tabac non fumé sera réservée à l’achat de petits cadeaux destinés aux remerciements des plus « aidants ».  

On a toujours besoin d’un peu d’aide dans ces moments difficiles ! Et Dieu sait combien vous allez en rencontrer des difficultés les premiers jours de sevrage, puis à la fin de la deuxième semaine et parfois aux moments les plus inattendus ! Jusqu’au jour de la réussite totale, celui de la Liberté !  Ne plus être esclave de cette addiction ! Le terme d'addiction exprime une absence d'indépendance et de liberté, donc bien un esclavage. L’addiction est au sens phénoménologique une conduite qui repose sur une envie répétée et irrépressible, en dépit de la motivation et des efforts du sujet pour s'y soustraire

Nous sommes vendredi soir, fin de semaine. Encore deux jours et je suis prêt à faire sauter le champagne ! Je sais que j’ai évité au maximum « Les Rencontres du 3ème type » les autres aussi, et les occasions diverses où l’on se retrouve un verre à la main, une cigarette dans l’autre ! Par-contre je n’ai pas résisté à l’envie de rejoindre mes vieux potes aux restos en terrasse tous les vendredi midi, mais je n’ai pas succombé à l’envie de fumer !

D’ailleurs ce vendredi une partie des collègues de Jacques n’étaient pas là, on a donc échappé à la pétanque digestive et sa petite prune !

Le printemps nous tend les bras, quelle direction prendre ce week-end ? Rien ne me retient, mes chaînes sont quasiment brisées (les chaînes de l’esclavage bien sûr, tout va bien j’ai de moins en moins envie de fumer !).

Par contre mon physique ne colle plus ! Je me sens lourd et bedonnant. Serai-je obligé de façonner pendant 21 jours supplémentaires un autre livre, cette fois sur les recettes amaigrissantes ? À l’image de Maïté et de ces malheureuses anguilles bien glissantes, « qu’elle n’arrivait pas à tuer ! » Je ne suis pas sûr que Miss Maïté soit la reine des recettes amaigrissantes !

Je n’ai pas utilisé les 10 séances gratos de régime alimentaire de ma mutuelle ! Mais jamais la gentille dame attachée à ce service si délicat ne voudra me transmettre toutes ses recettes à mon adresse internet en une seule fois ! Pourquoi ? Tout simplement parce que le but est de faire durer le plaisir et de me faire remplir une fiche afin que le prestataire se fasse payer les fameuses 10 séances !

            Bon, il va donc falloir à nouveau prendre un temps de réflexions.  À l’instant présent je vais être honnête avec vous : Comment maigrir facilement ?  Je ne le sais pas ! Comment font les acteurs de cinéma capable de prendre plusieurs kilos pour un film, et six mois plus tard, les reperdre pour un autre, là aussi il y a truc ! À part : pour Depardieu qui les a gardés (les kilos)

            Où suis-je, que fais-je, dans quel état j’ère ? Je vous l’ai déjà servi une fois. Et cette fois la réponse demande réflexion, je dirais même plus : Des réflexion!

J’en plaisante certes, mais le cas est vraiment sérieux, je ne peux pas rester dans cet état ! Pour moi, c’est inconcevable. J’ai un certain respect pour mon image et là, je dépasse les bornes.

T’as beau cherché sur le net, tous les sites qui parlent de régime alimentaire te ramènent en fin de page à l’onglet « mettre dans mon panier ». Eh bien à la pêche « aux moules, moules, moules » je ne veux plus y allez maman ! Il est donc préférable de prendre son panier en osier tressé et de faire le marché soi-même le samedi matin.

 Tout est payant à l’heure actuelle !

À partir de lundi 6h00 du matin, fin de mon calvaire de sevrage tabagique et début de mon régime alimentaire.

Dans le désordre ou comme ils me viennent à l’esprit, je supprime :

1) Les plats en sauces ;

2) Le pain ;

3) L’alcool ;

4) La crème fraîche ou stérilisée ;

       5) Les pâtes à tartiner - même bio, il y a de l’huile de palme ;

6) Tout ce qui est pâtisserie ;

7) Le beurre modérément mais pas en cuisson ;

8) Mayonnaise et compagnie ; frites… ah……c’est dur ;

          9) Pizza à « deux balles » et plats préparés pas chers, surtout comme les lasagnes avec leur sauce béchamel qui n’a strictement rien à voir avec celle que l’on fait soi-même !

Allez, reprenez du plaisir, préparez vos menus ! Messieurs j’entends déjà votre épouse :

  • « Tu crois que j’ai que ça à faire mon chéri ? »

18 Mars 2017

Deux jours et c’est terminé ! Et enfin tu pourras le toucher ce bonheur :

  • Hé Tony ! Comme le disait l’hypnotiseur à la télé : « Regarde ton doigt, il est si près du bonheur que tu ne peux pas l’atteindre ! Tu as beau essayer, tu ne peux pas l’atteindre ! Impossible de le prendre pour en tirer une bouffée ! »

C’était il y a 19 jours, et honnêtement je n’étais pas sûr d’aller jusqu’au bout !

  • Merci Napoléon la bataille arrive à son terme ! Et la victoire en chantant nous ouvrira la barrière dans deux jours !

Inch Allah !

Cette expression est aussi utilisée pour marquer en général le désir et l'espoir de voir se réaliser un événement dans l'avenir. C’est un équivalent des expressions laïques couramment employées en français comme «touchons du bois» ou « croisons les doigts »

« Touchons du bois » puisque l’événement STOP AUX CLOPES.COM arrive à son terme dans deux jours.

19 Mars 2017

Cette journée est belle en clarté, le soleil rayonne de mille feux, et j’ai mille choses à faire : lessive, ménage, courses, etc...

Ce n’est pas le tout de faire des propositions de régime, il faut voir en grande surface si c’est réalisable !

Mais je ne m’inquiète pas outre mesure. Il s’agit tout simplement de faire très attention, et de prévoir de l’eau et des fruits en quantité suffisante pour éponger tous les petits creux de la journée. Rester « bio » si possible, … mais attention aux différences de prix, du simple au double ! Et bien sûr éviter tous les plats préparés qui sont bourrés d’additifs auquel on n’y comprend rien. Un bon régime se fait sur une période de plusieurs mois, en fonction de ce que l’on doit perdre en surcharge. Moi qui ai largement dépassé le quintal, je sais que je ne retrouverai mon poids de forme qu’à la fin de l’équinoxe d'automne voire au début du solstice d'hiver. Et dire que certains ont la chance de ne jamais grossir, ils ne connaissent pas leur bonheur !

Quant aux autres comme moi c’est une galère… jusqu’à éviter les miroirs qui nous reflètent une image qui ne correspond plus à nos désirs, ne plus sortir, et éviter le regard des autres !

La route est longue. Arrêter de fumer est une chose ! Maigrir en est une autre.

Alors à vos fourchettes avec modération ! Et préparer vos repas de préférence avec le modèle que m’a fourni la diététicienne, à priori c’est le seul qui a des chances de réussite. Et surtout garder des proportions normales quitte à changer le format de vos assiettes.

C’est le printemps !    20 Mars 2017                                    

L’équinoxe de printemps aura lieu le 20 mars. Une date et même un horaire (10 h 28’ 38’’secondes très précisément)

Eh bien pour moi je fêterai l’équinoxe de printemps à 6 h00 du matin, à l’heure des braves qui se lèvent tous pour « Danette ». Hé non je n’y ai plus droit ! Je disais donc : pour aller au boulot. J’attendrai « midi » pour faire déjà une entorse à mon régime, et m’offrir un petit verre d’Alsace pour finaliser mes 21 jours de sevrage qui a priori se sont déroulés sans trop d’embûches.

Quant à mon corps, il m’a bien fait comprendre qu’il n’était pas volontaire pour une quatrième édition ! Ce troisième arrêt de tabac sera le dernier.

Je ne suis pas sûr d’avoir vraiment contrôlé les codes et l’espace-temps nécessaires à l’aboutissement de la réussite. Mais une chose est bien sûre à présent : J’ai su apprivoiser mes démons (mon For Intérieur et mon Moi contraire). J’irai sans doute consulter un bon magnétiseur, histoire de remettre de l’ordre dans mon équilibre cérébral quelque peu chahuté ces temps-ci !  

Je vous ai donné envie d’essayer d’arrêter de fumer ? Si oui, alors

Bon vent

En souvenir de :

Clopinette, Cigarette, Nicotine et d’Armelle. Sans Elles je ne me serais jamais engagé dans une telle histoire aussi délirante ! Je sais que vous êtes nombreux(ses) comme moi, caché derrière votre fierté, prêt(e) à jurer ces bonnes paroles :

  • Moi ! Des addictions ! Je n’en ai pas …

Bonne dernière fumette…

L’auteur

Afin qu’il n’y ait pas d'ambiguïté sur le contenu de cet ouvrage, l’auteur, Tony FLEUVE-JASER vous fait un rappel des extraits empruntés à internet.

Ces extraits ont permis une meilleure compréhension du développement de mon livre, et de mon site éponyme "stop aux clopes.com, J’arrête de fumer en 21 jours". Les extraits issus de la grande toile ne sont donc pas l’œuvre de l’auteur. 

 

 

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