Arrêter de fumer "ma méthode".

prenez connaissance de cette méhode originale pour arrêter de fumer.

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21 jours pour arrêter de fumer c'est possible.

 

Lettre à ma chère clopinette.

Si j’avais pu savoir, à quatorze ans, que tout au long de ma vie tu prendrais autant de place, je t’aurais sans aucun doute ignoré dès le premier jour. Mais le destin en a décidé autrement. Comme tous les jeunes imbéciles en pleine puberté que j’étais à cet âge con, je suis allé te déloger de ton étagère où tu étais si bien rangée chez le buraliste. Je voulais faire comme les autres, et pour quelques francs à l’époque, je me suis payé le luxe de t’avoir pour moi tout seul. Je me souviens qu’à l’instant même où je t’ai possédée je t’ai placé aussitôt contre mon cœur bien en évidence dans la poche de ma chemisette d’été si blanche que par transparence on pouvait lire ta marque de fabrication. Je voulais que l’on sache qu’avec toi, bien en évidence si près de moi, l’adolescent que j’étais disparaitrait pour laisser place au jeune Homme que je désirais tant être. Le soleil brillait de mille feux et toi tu t’apprêtais déjà à m’en faire voir de toutes les couleurs.

            Le jeune homme d’antan est maintenant devenu un homme mâture. Durant toutes mes années de jeunesse enivrante, tu m’as été plus fidèle que toutes les femmes que j’ai pu connaître dans ma vie ! Mais aujourd’hui, oui, je me suis lassé de toi, et en particulier de tes multiples atteintes à mon identité où chaque jour qui passe, tu n’as eu de cesse de transformer mon sourire en déformant mon visage. Ta fumée permanente et abondante a creusé à longueur d’années des rides profondes, et ta nicotine est venue ternir et flétrir ma peau. J’ai parfois l’impression que tu te consumes en moi et que tu ne veux plus me lâcher, quitte à me suivre à jamais jusqu’au bûcher final. Que t’ai-je donc fait pour que tu me traites ainsi ? Laisse-moi respirer un peu, donne-moi un peu d’air et d’espace et s’il te plaît li-bère mon esprit !

            Décidemment, tu prends trop de place, et ceci depuis trop longtemps. J’ai pourtant essayé à plusieurs reprises de te faire comprendre que je te quitterais définitivement si tu ne ralentissais pas ta destruction programmée de l’être cher qui t’a tant aimé. A chaque fois, tu as su trouver mes faiblesses pour que chacune de mes tentatives de divorce avec toi se fissurent et se soldent finalement par des échecs.

            Souvent, je me réveille la nuit et je pense à toi. Mon for intérieur te réclame au point qu’à chaque demi-somnolence, l’envie de te rejoindre prend le dessus. Cinq minutes seulement, juste le temps de t’inhaler, de te ressentir et de t’aimer encore et encore, pour qu’enfin le sommeil puisse oui enfin m’embarquer.

            Jusqu’au matin, où muni de mon rasoir devant la glace je peux de nouveau constater les dégâts auxquels tu t’es livré sur moi avec toujours autant d’acharnement, durant mon sommeil réparateur. Comment suis-je assez bête pour me laisser berner de la sorte ; il doit bien y avoir une issue dans ce labyrinthe. À deux reprises j’ai failli réussir, mais ton harcèlement psychologique a toujours fini par nous rassembler de nouveau. Que me manquait-il pour toucher au but ? 

                  Toutes mes histoires d’Amour ont toujours eu une fin, pour certaines difficiles pour d’autres sans intérêt particulier. Je me rappelle que bien souvent c’est l’arrivée d’une autre qui chassait la précédente ! Il est bien difficile d’appliquer les mêmes règles avec toi. Est-ce que ‟Nicorette″ ferait disparaître ‟Cigarette" et qu’en suivant le même procédé, ‟Clopinette″ pousse ‟Cigarette" au cendrier ! J’ai bien peur que cela ne marche pas ! Les rares et épisodiques fois où j’ai réduit réduit réduit ta consommation (la vache, ce que tu me manques !), je me suis retrouvé, ô miracle, avec un peu plus de fric dans mes poches pour augmenter le nombre de mes tournées au « bistrot des copains » d’à côté. Mais aussitôt, arriveraient en vrac ‟Rossé, Ricardo, WhisKon″, et toute la bande d’assoiffés. Remarquez bien que tous sont masculins, et je n’ai toujours pas envie aujourd’hui de "virer ma cuti" ! Sans parler de ‟Cam, Stup, et Éro" avec qui par chance je n’ai encore eu aucune relation intime. Mon addiction à toi, chère Clopinette, me paraît du coup bien plus acceptable que ces autres putains d’addiction !

            Pourtant, ma chère Clopinette, il va falloir en finir une bonne fois pour toutes, tous les deux. Même si je t’aime à la folie, nous devons nous séparer, c’est inéluctable, il en va de ma santé !

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" Je résiste à tout sauf à la tentation " ? Non, non, non !

Les textes qui suivent ne sont que le constat d’une partie de ma vie d’enfumé et d’enfumeur. Je n’invente rien, je retrace fait par fait toutes les difficultés que j’ai pu rencontrer, de ma plus tendre adolescence au sexagénaire que je suis maintenant. Tout au long de ce périple, je vais vous parler de moi, bien sûr, et des nombreuses difficultés que j’ai rencontrées pour essayer de mettre fin à cette tabagie chronique qui ne pouvait commencer qu’avec le divorce avec Clopinette. D’autres personnages viendront étoffer cette belle histoire. Ho ! je sais déjà à quoi vous pensez : qu’en aucun cas, un fumeur comme moi devient non-fumeur juste en écrivant des phrases les unes derrière les autres comme on aligne de la même façon les cigarettes que l’on allume sans se rendre compte que la dernière vient d’être écrasée quelques instants plus tôt dans le cendrier.

Attendez-donc la suite !

            LE NON FUMEURNicotine - Pour vous qui fumez sans doute, autrement vous ne seriez pas là à attendre patiemment que je vous donne les bonnes astuces pour arrêter votre tabagie, le non-fumeur, est u​​n personnage qui vous intrigue… que vous enviez même.

Il a l’air libre de toute contrainte, frais, vaillant. Il a bonne mine. Pour peu qu’il soit sportif, vous en seriez même jaloux !

Contrairement à vous qui fumez, il doit avoir bonne haleine, ses vêtements sentent la lessive jusqu’au soir, son véhicule n’a pas l’odeur d’un cendrier oublié et les murs de son salon ne sont sûrement pas jaunis par la cigarette. Mais comment peut-il boire son café sans avoir envie de fumer ?

            S’il ne fume pas, que fait-il pour se détendre, pour s’occuper pendant sa pause ? Tiens, le non-fumeur boit l’apéro lui aussi ? Et dire qu’il n’a même pas besoin de compenser l’absence de cigarette en ingérant une double dose de cacahuètes ! C’est parfois injuste… Et il est très juste d’envier celui qui n’a pas ou plus d’addiction.

            Le tabagisme est une addiction. Mais hélas, vous avez beau vouloir supprimer cette addiction, vous ne faites que transformer celle-ci en une tentation constante et obsédante. Et d’autr​​​es addictions comme l’alcool ou encore la nourriture pourraient rapidement venir s’installer.

            Non, non mon cher Oscar Wilde ! Ton « Je résiste à tout sauf à la tentation » est irrésistible d’humour et de contradiction. Le meilleur moyen de résister à la tentation serait donc d’y céder... Oscar, pour moi, le meilleur moyen de résister est de faire disparaître la tentation ! Et dans ton extrême lucidité, tu as rajouté un redoutable : Résistez, et votre âme se rend malade à force de languir de ce qu’elle s’interdit…

            Il faut donc que je la travaille, cette rupture du manque ! Et ça ne se fait pas d’un claquement de doigts… Allez, chères lectrices, chers lecteurs à la recherche de ce bien-être qui vous libèrera la tête, le porte-monnaie et vous redonnera ce teint rose de celles et ceux qui retrouvent la santé, faites donc un bout de chemin avec moi ! Puisque maintenant vous êtes entré dans mon « stop aux clopes.com, rien ne vous en empêche. Alors suivez-moi ! Demain, dans 15 jours, dans 21 jours, ce nouveau NON-FUMEUR, après moi, ce sera très probablement VOUS !!!

           La suite prochainement....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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