Mes livres

Eloge du camembert, le plus noble fromage

Des fromages, il y a en France en abondance,

De quoi faire en n’importe occasion bombance.

Sur un même thème ils déclinent leurs différences.

De certains émanent des senteurs intenses qui offensent :

Du Maroilles on ne peut ignorer la présence

Ou du puant de Lille en toutes circonstances

Et les Gaulois raffolent de cette pestilence.

Si certains éprouvent pour eux de la répugnance

Car en l’occurrence ils ne les mettent pas en transe,

Vu que le choix sur nos riches terroirs est immense,

A d’autres, ils accordent volontiers leur préférence.

En réveillant les sens ils réchauffent l’ambiance

Mais au camembert en revient la présidence.

 

Il y en a tant qu’on ne peut tous les compter :

Autant de variétés que de jours dans l’année,

Que de saints répertoriés au calendrier !

Même plus car on en a sûrement oublié

Et quand le plateau au repas fait son entrée,

Je ne peux me décider auquel me vouer.

Avec le pain et le vin ils sont associés,

Toutes deux denrées symbolisant la chrétienté

Et ce n’est coïncidence s’ils sont reliés

Car dans les monastères ils étaient fabriqués

Et leurs ancestrales recettes on a conservées.

Autour d’eux planent des odeurs de sainteté

Et pour se servir on ne se fait pas prier.

 

Qu’est-ce qu’il y a de plus fin pour clore un festin

Qu’une lichette de fromage sur une tranche de pain,

Accompagnée d’une petite goutte de bon vin ?

Entre le saint-nectaire et le saint-marcellin,

Le saint-amour, le sainte-maure et le saint-paulin,

Le saint-félicien et tout le saint-frusquin,

Je ne vais pas tous les énumérer sans fin,

Pour choisir sont dans l’embarras les paroissiens

Car tous, les uns comme les autres, sont divins.

Hésitant devant tant de plaisirs palatins,

Je prendrai un p’tit bout de chaque, c’est plus malin,

Quitte à faire patienter plus longtemps mon voisin

Qui salive à leur vue en bon épicurien !

 

Lorsque le camembert de nos normands bocages,

Chauffé sur une banquette arrière, dégage

En mûrissant de forts arômes dans son sillage,

Même si ses effluves empestent les bagages

Et notre odorat sensible, point il ne ménage,

Lorsqu’il change de voisinage, partant en voyage

Et parfaisant son affinage en pèlerinage,

Haut la main, il fait l’objet de tous les suffrages :

Tout le monde se précipite pour lui rendre hommage.

Un repas sans lui ce serait bien dommage !

Que nôtre hôte soit remercié pour ce laitage,

Ce produit des bovins de nos verts pâturages

Et qu’il veille à ce qu’équitable soit son partage !

De l'auteur Bruno DAILLY

Toute la journée, je fais des rimes

Mon nom est Ibrahim Monorim.

C'est évidemment un pseudonyme!

Ibrahim, c'est mon prénom intime,

Et Monorim, un faux patronyme

Car je préfère rester anonyme.

Devenu maître dans un art minime,

Toute la journée, je fais des rimes.

 

La poésie, ce n'est pas un crime

Mais une maladie gravissime,

Un passe-temps que l'on sous-estime

Qui ne me rapporte pas un centime.

C'est de cette façon que je m'exprime.

Sans elle, je deviens vite cacochyme.

Toute la journée, je fais des rimes.

 

Mon inspiration, je ne réprime.

C'est comme un poison qui m'envénime

De mes neurones pussilanimes,

Pour être original, je m'escrime

Et au dur labeur sans cesse je trime

Pour vous offrir des vers richissimes.

Toute la journée, je fais des rimes.

 

Mes créations sont toutes sublimes,

Certains même disent, excellentissimes,

Aussi bonnes que de grands millésimes.

Recherchant partout des synonymes,

J'enjolive par des détails infimes

Et cisèle, peaufinant à la lime.

Toute la journée, je fais des rimes.

 

Espérant une ola unanime,

Je vous livre mes pensées intimes

Qui, mon âme très lyrique, animent.

Mes lecteurs deviennent mes victimes,

A un unique son, mis au régime,

Pour que dans leurs têtes elles s'impriment.

Toute la journée, je fais des rimes.

 

Si la répétition vous opprime

Et vous fait sombrer dans la déprime,

Si au lieu de vous faire voir des cimes

Elle vous entraîne vers des abîmes,

Je sais que vous serez magnanime.

Toute la journée, je fais des rimes.

Encore une! Mais ce sera l'ultime.

 

De l'auteur Bruno DAILLY

07/02/2019

Le Brexit, à quitter l’Europe ça vous incite ?

Il y a un an, pour que de sa dette elle s’acquitte,

Pour que, son économie, on réhabilite

Et qu’elle comble son prodigieux déficit,

La Grèce faisait la manche, à l’indigence réduite,

Croyant que l’adhésion souscrite était gratuite,

Son bas de laine troué, attaqué par les mites.

 

Hier, s’est produite une autre crise inédite,

Pas totalement survenue de façon fortuite.

Toute notre attention, cette dernière sollicite.

Aujourd’hui, les carottes sont cuites, voire archicuites.

De notre galaxie, une étoile prend la fuite

Et un pétale s’envole de notre marguerite.

 

La prédiction qu’ils resteraient est contredite.

Eh oui ! L’histoire n’est jamais à l’avance écrite.

Les Britanniques ayant opté pour le brexit

Et pris le grand large sur leurs îles, satellites,

L’Europe sera désormais beaucoup plus petite.

Il se peut qu’elle en soit par contagion détruite.

 

Le vingt-trois juin lors d’un national plébiscite

En dépit du zèle de Cameron, le prosélyte,

Ils ont exprimé leur volonté explicite.

Bye-bye, on leur dit en souhaitant leur réussite,

Espérant que de leur souveraineté ils profitent

Et qu’ils n’aient pas pris le chemin de la faillite.

 

Même si par un passage souterrain on transite

Lorsque l’on désire se rendre à Londres en visite,

Et qu’à proximité de nos côtes ils habitent,

La mer à l’isolement toujours les invite

Et la terre ferme à la dérive les incite.

Ils nous verront de loin, dans leur brouillard presbytes.

 

Autour de la table nous ne serons plus vingt-huit.

Une grande stupéfaction à Bruxelles, cela suscite

Car votre orgueil en prend un coup quand on vous quitte

Mais on se demande pourquoi on nous discrédite.

La perfide Albion se replie dans sa guérite,

Marchant à reculons comme un bernard-l’ermite.

 

Par les continentaux elle fut jadis séduite.

Vers la sortie à la hâte elle se précipite,

Ayant claqué la porte de l’entente maudite,

Et, en cavalière seule, s’en retourne dans son gîte,

S’étant lassée de jouer à la cosmopolite.

Ne lui convient plus cette vie de cénobite.

 

Après quarante-trois ans de ménage émérite

Ce mariage ne reçoit plus son satisfecit.

Aussi moche que soit le divorce, il est licite,

Même si l’autre tire une mine plutôt déconfite.

Si l’un voulait la paix, l’autre voulait les pépites ?

Qu’en pense la reine qui de se prononcer évite ?

 

Si les Ecossais, les jeunes, Londres et ses élites

Ont voté pour conserver leur place sur le site,

Pour les vieux et les ruraux à l’opposite

Cette option n’était pas de loin leur favorite.

Au royaume désuni, on perçoit les limites

De leur paysage social hétéroclite.

 

Nos voisins d’outre-Manche, ces drôles d’acolytes,

Ces rosbifs qui, des légumes bouillis, ingurgitent,

N’apprécient pas que, tout crus, on les phagocyte

Et notre bureaucratie excessive les irrite.

Quand dans deux ans ils sortiront de notre orbite,

Notre passé commun sera du prétérit.

 

Sans être parvenue à atteindre son zénith

L’Europe court le risque à long terme qu’elle s’effrite,

Rongée au-dedans par de populistes termites

Qui les bases faiblardes de sa construction délitent.

Redoutant la pluie de filantes météorites,

Sur les conséquences de cette sortie elle médite.

 

De leur décision chaudement se félicite

Marine Le Pen qui contre l’immigration milite

Et son nationalisme, furieusement agite,

En souhaitant que la France de même les imite

Et que d’anciennes frontières, notre espace, délimitent.

De voir son analyse confortée, ça l’excite !

 

« L’immigration par Schengen n’étant pas circonscrite,

Votre rêve d’un lieu idéal composite,

Comme la quadrature du cercle restera un mythe

Car trop de parasites autour de nous gravitent.

Mieux vaut être seul à bord de son cockpit

Que de subir la pesanteur d’un monolithe ! »

 

L’Espagne, la Pologne et d’autres ainsi de suite

Pourraient être prises de semblable envie subite

D’exploser la fourmilière par la dynamite.

De la volonté il faut pour qu’on cohabite

Et que le continent de la crise ressuscite.

Réel est le danger que l’union périclite.

 

Des œufs, on ne peut faire avec des omelettes, dîtes !

Elle a beau en affaires ne pas être néophyte,

Vu que sa devise se dégonfle en faisant pschitt

Et que son excessif amour propre la dépite,

Sur cette lapalissade l’Angleterre cogite,

Commençant à regretter sa gauche conduite.

 

De leur glorieux avenir ils entament la poursuite.

De nouveaux contrats seront pleines leur samsonites.

Du jour J, plus tard, ils chanteront les mérites

Car pour l’instant il semble qu’ils n’aient pas trop la frite,

Qu’ils aient juste assez pour faire bouillir la marmite

Et que leur choix, leurs finances, gravement débilite.

 

De l'auteur Bruno DAILLY
24/06/2016

Conte de Noël pour les enfants sages

Conte de Noël pour les enfants sages

 

Par l'auteur Bruno DAILLY

Alexandrin :

Vers composé de douze syllabes.

Forme très rare et très recherchée en poésie.

L'alexandrin est, en métrique française classique, un vers composé formé de deux hémistiches (ou sous-vers) de six syllabes chacun,

soit un total de douze syllabes. Les deux hémistiches s'articulent à la césure, qui est le lieu de contraintes spécifiques. Wikipédia

 

(Le tatoué, le balafré, le borgne et l’édenté)

Il y a fort longtemps, au Moyen Âge,

Dans les alentours de Bourg-de-Péage

Vivaient, terrorisant leur entourage,

Quatre frères se livrant au brigandage.

 

L’aîné, Philibert, roi du fricotage

Avait, de balafres couvert, le visage.

Dagobert, le cadet, aussi peu sage,

Sur ces bras exhibait des tatouages.

 

Quant à Humbert, le troisième en âge,

Sa mâchoire avait besoin de plombages.

Plus que d’un seul œil ne faisait l’usage

Norbert, le plus jeune, surnommé « Bandage ».

 

Dans la hantise, tremblait le voisinage

Que ces lascars se livrent au pillage

Et on priait pour qu’ailleurs ils dégagent

Et qu’enfin cesse ce remue-ménage.

 

Dans les bois, sous le couvert des ombrages

Ils guettaient en tenues de camouflage

Les diligences et suivaient leurs sillages,

Forçant les cochers à un prompt freinage.

 

Puis, menaçant les passagers en nage

Par un terrible profitable chantage,

Ces Dalton, virtuoses du soutirage,

Faisaient de toutes leurs poches l’effeuillage.

 

Leurs victimes, implorant qu’ils les ménagent,

Contraintes à ce que leurs bourses, elles soulagent,

Ne pouvant s’adonner au marchandage,

Ressortaient pauvres mais sauves du truandage.

 

Alors que la neige sur le paysage

Se déversait en blanc saupoudrage,

Un soir de réveillon, tel un mirage,

Vint à passer un rouge personnage.

 

Après le déstockage des rayonnages,

Après l’empaquetage et l’étiquetage,

Commençait sa tournée de délestage.

Il avait mis tout son cœur à l’ouvrage.

 

Ayant donné aux patins un fartage

Et nourri son renne de fourrage,

Il était parti pour un long voyage.

S’annonçaient les fêtes sous de bons présages.

 

Mais ces bandits, planqués dans les branchages,

Sur son chemin dans la forêt sauvage,

A son traîneau chargé firent barrage,

Commettant un irréparable outrage.

 

Ces malfaiteurs, adeptes du piratage,

Répréhensible acte de sabotage

Après être passés à l’abordage

De tout son fret, se firent le partage.

 

Etant dévalisé son attelage,

Le vieil homme était écarlate de rage.

Hagard, le rescapé de ce naufrage

Ne maîtrisait plus guère son langage.

 

Ayant dû subir un déshabillage,

Dévêtu de son manteau de lainage,

Dans les rigueurs de l’hiver sans chauffage

Il était transi jusqu’aux cartilages.

 

Apercevant non loin dans les parages

Scintiller une source d’éclairage,

Sa bête, dont il faut saluer le courage,

Le conduisit bientôt vers un village.

 

Il vit de sa cabine de pilotage

Une gendarmerie dans un virage

Et s’empressa de dire sans ambages

Qu’il avait été l’objet d’un braquage.

 

Les agents qui reçurent son témoignage,

Ayant passé l’âge des enfantillages,

Jugèrent que c’était un cas qui déménage

Sous l’empire d’un enivrant breuvage.

 

Que de gens confus ou dans le cirage,

Sujets à de graves déboulonnages,

Hors toute réalité en dérapage

Venaient à leur porte faire grand tapage !

 

Et c’est ainsi, loin de son ermitage,

Que pour se dégriser fut mis en cage

Le blanc barbu dans un sac de couchage

Sans s’être acquitté de son patronage.

 

Tristes et désappointés, les enfants sages

Promirent qu’ils le seraient davantage

En lui envoyant de nombreux messages

Mais la peine se lisait sur leurs visages.

 

Voyant le renne à travers le vitrage

Et les poubelles vides d’emballages,

Les gendarmes relâchèrent leur otage,

Prenant plus au sérieux son bredouillage.

 

Avouant leur erreur de décryptage,

Ils entreprirent un grand balayage

En ratissant les bois en quadrillage

Et mirent les voleurs derrière des grillages.

 

Et le vingt-cinq au soir, un arrivage

De cadeaux apparut sous les feuillages

Avec un mot d’excuse sur une page

Pour cet involontaire décalage.

 

Pour leur zèle dans leur mission de sauvetage

Aux gardiens de l’ordre on rendit hommage

Car, ça aurait été bien dommage

S’il n’avait plus pu être de passage.

 

De l'auteur Bruno DAILLY

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L' Art Brut

Prochainement sur le site de : stop aux clopes.com

avec la participation de : Sahara mots d'elle (Facebook).

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Référencement.

" la galère du référencement " 

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Couverture 1

Loto ancienne version.

Ce livre est le premier des septs que j'ai réalisé, il m'a pris quelques 6000 heures de travail et de recherche. Trois mois après avoir sorti les premiers exemplaires, la française des jeux changeait la donne ! De 6 numéros plus 1 complémentaire parmi les 49, on passait de 5 numéros plus 1 numéro chance parmi 10. Mon guide du loto devenait par le fait obsolète. Le dernier exemplaire aprés 20 ans de sommeil, commençant à vieillir serieusement. J'ai décidé de le scanner et d'en faire une présentation en "vis à vis" comme "Balade Provençale" en - Album photos - Je le propose en lecture libre sur le site uniquement pour ceux qui établissait une méthode avant de jouer leurs jeux de l'époque en 1976 et 2000. 

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Sur la partie droite la couverture du livre qui à 19 ans au jour d'aujourd'hui, à gauche la couverture que j'ai réalisé comme les autres d'ailleurs,  pour l'inclure dans ma bibliothèque des septs livres de la collection des restanques.

Vous avez accès à ce livre que j'ai mis dans le même format que "balade Provençale". Le vis à vis en deux pages est plus agréable, vous pouvez en prendre connaissance dans l'album photos en haut de page.

 

Exemple series

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